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    La Bible : un texte Kongo ?

    Jeudi 25/vendredi 26 décembre 2003


    " Le ki-Kongo et la Genèse " : une parfaite communion. Ainsi s'intitule un des chapitres de l’ouvrage du Pasteur Melo, « Jésus Christ l’Africain, le Vrai Grand Secret de Fatima ». Le Pasteur est un Angolais venu droit de Kongo dia Ntotela, le grand Royaume du Kongo. Insondable mystère, Dieu a mis ce dernier sur notre route (ou l'inverse) quelques jours avant Noël : il avait un secret à nous confier. Ce secret, bien entendu nous avons choisi de le partager avec vous. En voici le résumé, avant l’entretien qu’il nous a accordé..

    « Avant toute chose [écrit-il], nous devons insister sur un fait : le récit de l’Unicité de Dieu, de la création de l'Univers en sept jours, de l’homme tiré de la poussière de la terre, de la femme tirée de la côte de l'homme, des grands luminaires créés le 4e jour, du 7e jour comme jour sacré, tous ces récits qui font aujourd'hui partie du patrimoine mondial, ne pouvaient effleurer l'esprit d'un être humain sans une inspiration divine. A l'exception du peuple hébreu, tous les autres peuples de la terre ont pris connaissance de cette histoire merveilleuse sur la Genèse soit par prosélytisme de la part du peuple élu, soit par lecture de la Bible. Or, trouver dans la langue d'un peuple, dans ses mots de tous les jours, ces vérités insérées avec une fabuleuse prescience ne peut signifier qu’une chose : que ceux qui parlent cette langue sont les vrais inspirés de Yahvé, le seul peuple au monde à célébrer Yahvé à chaque instant, même en comptant de 1 à 10, le seul peuple qui n’ait jamais eu besoin du Livre, pour affirmer l'existence du seul vrai Dieu, celui de la Trinité chrétienne.

    Le Kikongo est cette langue, le chaldéo-hébraïque - considéré langue de la révélation - faisant pâle figure à côté de l'Afrique centrale ».



    Qui êtes-vous Pasteur Melo ?

    Mon nom complet est Melo Nzeyitu Josias. J'appartiens aux trois entités géographiques qui aujourd'hui portent le nom de "Angola, Congo (Brazzaville) et Congo (Kinshasa). Mon arrière grand'père était l'un des derniers rois de Kongo dia Ntotela (le Royaume Kongo). Il s'appelait Dom Henrique Nteyekenge et a régné de 1896 à 1901. Fonctionnaire international auprès de l'UNESCO/Paris, je suis en même temps Pasteur et Représentant de l'Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ dans le Monde, plus communément appelée Eglise Tokoïste (du nom de son fondateur, Simao TOKO), dont le Siège se trouve à Luanda/Angola.

    Vous avez écrit un ouvrage sur " Jésus Christ, l'Africain ". D'où vous est venue cette idée ?

    Le livre "Jésus l'Africain" m'a été inspiré il y a vingt ans déjà, en août 1983. Le Seigneur Jésus Christ m'était apparu dans une vision demeurée vivace dans mon esprit. Il m'avait alors emmené dans un voyage métaphysique en Israël, non pas l'Israël d'aujourd'hui, mais celle d'il y a deux mille ans. Ma surprise avait été grande de constater que Jésus lui-même ainsi que ses disciples, réunis dans ma vision sur les bords du lac de Génnésareth, étaient des Noirs et non pas des Blancs comme on les a toujours représentés. Je passe sur beaucoup de détails : toujours est-il qu'à la fin de cette " visitation ", un extraordinaire secret m'avait été révélé, un secret maintenu scellé par le Vatican depuis 1960, le fameux Troisième Secret de Fatima, du nom d'un village du centre du Portugal où avait eu lieu à six reprises en 1917 l'apparition d'une Dame descendue du ciel. Croyez-en la parole d'un serviteur de Dieu, ce livre n'est pas sorti de mon imagination mais est le produit d'une révélation (Ephésiens 3 : 3).

    Vous perpétuez finalement les idées de Kimpa Vita qui affirmait : « au ciel il n'y a pas de Blancs ni de Noirs » et que « Jésus-Christ et d'autres saints sont originaires du Congo, de la race noire » ?

    Kimpa Vita alias Dona Béatrice do Kongo était une vraie mystique qui, avec une avance de trois siècles, annonçait déjà la substance de ce qui allait devenir le Troisième Secret de Fatima. A savoir, que la parousie c.à.d. l'Avènement de Jésus-Christ dans la gloire se produirait en plein coeur de l'Afrique, message répercuté avec puissance par le prophète Simon Kimbangu en 1921...

    Pour vous les douze tribus d'Israël (l'héritage usurpé - stolen legacy -) ont clairement une origine Kongo. Ce sont les douze Mvila

    Quand les premiers Européens, à leur tête le Portugais Diego Cao, ont été en contact avec Kongo dia Ntotela, ils sont allés de surprise en surprise en constatant le raffinement de la cour du Roi, le degré élevé de civilisation et de surprenantes similitudes avec les traditions, us et coutumes juifs. Les douze tribus ou clans kongo, les fameux Mavila, évoquaient irrésistiblement les fameuses tribus perdues d'Israël. Or il se trouve que " Mavila " en ki-Kongo signifie simultanément " tribus " et " perdu/es. "

    Qu'est-ce que la langue Ki-Kongo nous apprend-elle au sujet d'une origine Kongo du message biblique ?

    Aveuglés par l'idée d'appartenir à une race prétendument supérieure, les Européens, tout en étudiant le ki-Kongo en profondeur, ont été incapables de voir ce qui pourtant aurait dû leur crever les yeux, si vous me passez cette expression familière. Le ki-Kongo est une langue biblique par excellence, dans ce sens que la base même de la révélation biblique se trouve exprimée par les mots les plus banals de la langue kongo. Un exemple parmi des dizaines : Tata (père) et Tatu (trois) véhiculent l'idée de la Trinité, le Père céleste étant Trois dans Son essence (Père, Fils, Saint Esprit). Cette notion de Trinité a divisé l'Eglise chrétienne pendant des siècles et continue d'être contestée par certaines branches de la famille chrétienne (1). Si au lieu de la langue considérée comme étant l'hébreu biblique que j'ai appelée dans mon livre le "chaldéo-hébraïque" ou du grec ou du latin, les exégètes bibliques avaient eu à leur disposition le ki-Kongo, imaginez les flots d'encre et de salive que les pères de l'Eglise auraient économisés !

    Pour vous le monothéisme est Kongo. A quoi le voyez-vous ?

    Au cours de mes recherches, s'il y a une contre-vérité propagée par les Européens qui m'a particulièrement scandalisée, c'est celle du polythéisme de nos ancêtres. Rien n'est plus faux. Les esi-Kongo en particulier et les Bantu en général ont toujours été monothéistes et une fois de plus l'étude de la langue kongo le révèle sans ambiguïté. La Création en ki-Kongo se dit " Sema ", la Parole se dit " Sama ", plus connu par sa variante " Samuna ", le Créateur se dit "Semi " et tout cela se trouve condensé pour ainsi dire dans le mot exprimant l'unité : " Mosi ". Sachant que les langues anciennes étaient consonantiques dans leur écriture, nous avons l'équation suivante : s m = s m = s m = m s. La leçon contenue dans cette équation est la suivante : Création = Parole = Créateur = Un ou en d'autres termes, la Création a pour origine la Parole qui équivaut au Créateur, qui est Un.

    Je vous mets au défi de trouver une telle harmonie dans une autre langue. En guise d'exemple, la langue qui est considérée comme celle de la révélation biblique, le chaldéo-hébraïque ne fait aucun lien entre Dieu (Elohim), et Un (Ehad). Bien au contraire, on constate curieusement que Dieu y est au pluriel, ce qui est reflété par le suffixe du pluriel " im ", comme pour démontrer que les locuteurs de cette langue étaient polythéistes à l'origine ! La notion de " Sema ", conjugué " Semene " en ki-Kongo, comme germe créateur se retrouve telle quelle dans la langue latine dans le mot "Semen" = germe...

    Moïse, Paul etc.; sont des noms Kongo ?

    Eh oui ! Moïse est une altération de " Maza ", qui, en ki-Kongo désigne " l'eau/les eaux " en référence à l'histoire du père du judaïsme qui, peu après sa naissance, avait été " sauvé des eaux " par la fille de Pharaon. Quant à Paul, ce n'est autre que " Paulu " qui, en ki-Kongo, signifie celui qui a été lavé, purifié, du verbe Vaula (laver, purifier). Lavare en latin n'est qu'une métathèse (changement de l'ordre des syllabes) de Vaula (Lavau = Lavare = Laver = Lévi, tribu des purificateurs/sacrificateurs d'Israël).

    Les Européens pour vous étaient des païens ?

    Il est incontestable qu'au moment de la naissance du christianisme l'ensemble des peuples européens était païen. Il est très facile de le prouver aujourd'hui encore en analysant les noms donnés aux jours de la semaine. Lundi = lunes dies = jour de la lune; Mardi = Mars; Mercredi = Mercure; Jeudi = Jupiter; Vendredi = Venus. Seuls le samedi et le dimanche ont une origine judéo-chrétienne, le reste des jours de la semaine évoquant, comme on vient de le voir, des cultes rendus aux dieux (et déesses) païens lune, mars, mercure, jupiter et venus.

    Curieusement on constate que samedi, qui est, je vous le rappelle, le septième jour, vient de l'ancien français "sambedi" qui, sans conteste, est une légère altération du mot sept en ki-Kongo : " sambuadi "... Curieux, non ?

    Kongo dia Ntotela, c'est Isolele c'est donc Israël !

    J'ai constaté dans mes recherches que les savants les plus érudits de la Bible peinent à donner l'étymologie réelle du mot " Israël ". La parenté entre Israël et Isolele/Izolele en ki-Kongo est flagrante. Isolele signifie "Je t'ai choisi/e" - Izolele, " Je t'ai aimé/e ", deux messages répétés à l'envi par Yavé à son peuple. Dans le passage d'Apocalypse 3 : 9 où le Seigneur parle justement des faux Juifs, la phrase se termine par "... je t'ai aimé " donnant ainsi implicitement le nom de la vraie Israël (Isolele/Izolele)...

    Y a-t-il une parenté entre le Kongo et le chaldo hébraïque ?

    Parenté évidente. Un exemple parmi d'autres : " Tonda " en ki-Kongo signifie " merci ". C'est " Toda " en chaldéo-hébraïque. Ainsi les psaumes d'actions de grâce/remerciement dans la liturgie judaïque sont appelés " psaumes de la toda ". Or si du côté de l'Israël actuelle on ne retrouve que la forme " toda ", le mot en ki-Kongo a gardé toute sa richesse dans ses variantes " ntondele, tondesa, tondakana, tondakesa, tondaziana, tondolola, matondo, etc." Dans ce contexte, il est aisé de voir " qui a copié qui " !

    Pouvez-vous nous parler du lien entre ki-Kongo et la Genèse ?

    Le ki-Kongo est la seule langue au monde (je n'exagère pas, j'invite quiconque à me prouver le contraire) à réciter la genèse de l'humanité telle que rapportée dans la Bible rien qu'en comptant de un à dix. Exemple : un = mosi (ms) = semo (sm): semo = lumière, sous-entendu: un = lumière (genèse 1 : 3); deux = zole (zl) = zulu (zl) : ciel. Sous-entendu: deux = ciel (genèse 1 : 8); trois = tatu (tt) = toto (tt): terre. Sous-entendu: trois = terre (genèse 1 : 9, 13). Pour des raisons de temps et d'espace, nous n'irons pas jusqu'au bout de cette démonstration. Sachez cependant que peu de gens, même parmi les érudits de la Bible, savent que si le monde a été créé en six jours, ce furent dix paroles (le premier décalogue) qui furent à l'origine de cette création, ce qui ressort clairement de l'analyse du ki-Kongo qui fait un parallèle entre le chiffre dix (kumi), l'univers (kuma) et la puissance créatrice de Dieu (kuma). Qui dit mieux ?

    Vous soutenez que dans la langue ki-Kongo, il y a comme des messages cachés, des codes que nos ancêtres ne pouvaient exprimer compte tenu de l' environnement « politique » de l'époque…

    Sans conteste. Nous avons déjà évoqué le message codé dans le mot " mavila " qui signifie en même temps " tribus " et " perdues ", sous-entendu tribus perdues d'Isolele/Izolele. Il y a par exemple le mot " Kisi " ce qui sauve, ce qui guérit et " Christ " qui est celui qui nous guérit et nous sauve de nos péchés. Il y a encore le mot " kanu ", crime/abomination et " Kaïnu > Caïn", le premier qui d'après la tradition biblique a commis un crime en tuant son frère Abel. Dans le même contexte, nous avons " Nioka ", le serpent, dont la métathèse donne " Kaino > Caïn " qui, en versant le sang, peut à juste titre être considéré comme le premier disciple de Satan le serpent (Apocalypse 12 : 9).

    Il y a enfin " Kanu " (crime/abomination) évoquant " Kanaan ", la terre où la pire des abominations, à savoir le meurtre sur la croix du Fils de Dieu, allait être commise. La question se pose de savoir comment les Kongo pouvaient avoir insérées dans leur langue ces vérités éminemment bibliques sans être les vrais " auteurs " de cette saga ayant atteint aujourd'hui les quatre coins cardinaux du globe ?

    La langue ki-Kongo est finalement très riche. Pouvez-vous nous en donner d'autres exemples ?

    Il y aurait trop à dire à ce sujet. L'éminent linguiste anglais Holman Bentley dans son Dictionnaire et Grammaire de la langue kongo paru en 1887 livre le fond de sa pensée à cet égard. Il n'hésite pas à dire que le ki-Kongo dans ses lexique et structure grammaticaux est plus sophistiqué que les idiomes européens ! Avis partagé par le linguiste allemand Von de Velde pour qui, cependant, cette richesse est à attribuer à de mystérieux visiteurs exogènes à l'Afrique. On retombe là dans le phantasme propre aux Européens, démontré de manière criante par l'histoire des ruines du Zimbabwe, qui veut que rien de bon ne peut être le fait des Africains eux-mêmes. S'il y a du bon quelque part, cela ne peut être que le signe d'une influence extérieure !

    Malheureusement, nous les Africains, victimes d'un véritable lavage de cerveau, avons si bien ingurgité ce venin, que nous semblons avoir plaisir à mimer, par des comportements indignes (vols de deniers publics, corruption, relâchement des moeurs, incurie à tous les niveaux) ce tableau d'incapacité congénitale peint par nos " ennemis intimes "...

    Quel peut être l'avenir des Kongo en tant que peuple, au regard de leur riche histoire et de leur langue ?

    Dès que le Troisième Secret de Fatima deviendra vérité prouvée et incontestable, nous justifierons l'étymologie du mot par lequel nous nous désignons en tant qu'être humain, à savoir " Mu-Ntu ", ce qui signifie " ceux qui sont la tête ou à la tête ", la tête ou à la tête de quoi me direz-vous ? Des nations, bien sûr, mais non plus pour les opprimer et les maltraiter comme cela a été la règle des puissances du monde jusqu'à présent mais pour les mener dans le sentier de l'amour fraternel, de la paix et de la justice pour tous avec, pour guide, le Roi de la terre entière (Kongo dia Totela), Christ le Kongo/King par excellence. Voir à ce propos Esaïe 2 : 1 à 5...

    Propos recueillis par Nika Mabiala
    nika.mabiala@mwinda.org

    (1) Le Pasteur Melo, dans son ouvrage, donne également l'exemple du mot " Passion ". Ecoutons le : " Prenons pour commencer un mot parmi les plus précieux de quasiment toutes les langues européennes : passion. Tous les dictionnaires étymologiques disent que ce mot vient du latin "pasio" qui signifie souffrance, douleur. Quant à l’origine de ce mot latin, aucune explication n'est fournie. Cela est tout à fait naturel car le mot "pasio", ou plus exactement « pasi », le « o » n'étant qu'un pont reliant le radical au suffixe du génitif "pasi-o-nis", vient du Kikongo ".

    Dans un registre tout à fait profane, le Pasteur nous a expliqué également que le mot "N'koutou" signifiant en ki-Kongo " bourse " (par exemple dans l'expression " la bourse ou la vie ") est à l'origine du terme... cotation employé sur les places financières.
    Intarissable dans ce domaine le Pasteur Melo, un personnage passionné, vivant complètement dans son sujet et qui gagnerait à être mieux connu...

    A lire : Jésus l'Africain : le Vrai Grand Secret de Fatima
    Editions Pyramide Papyrus Presse, 2002 - 20 euros.

    Cet ouvrage est disponible chez l'éditeur :
    Editions Pyramide Papyrus Presse
    26, rue des Rigoles - 75020 PARIS
    E-mail : pyramidepapyruspresse@hotmail.com
    Tél. 06 84 46 21 46

    et dans les librairies suivantes :

    Présence africaine
    25Bis r Ecoles 75005 Paris
    tel : 01 43 54 15 88

    L'Harmattan
    16 r Ecoles 75005 Paris
    tel : 01 40 46 79 10


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    Notre article « La Bible : un texte Kongo ? » ci-dessus nous a valu un abondant courrier de la part de nos lecteurs. Si certains se félicitent de voir le Pasteur mettre son érudition au service d’une noble cause (la réappropriation de notre histoire) et nous encouragent à susciter la prise de conscience des Africains quant à leur héritage, d’autres demeurent plus sceptiques. Ces derniers considèrent que nous rapportons des « ragots » qui « déshonorent les Ne-Kongo ». Voici quelques unes des réactions que nous avons reçues :

    *********

    " J’habite au Pays Bas et il y a quelques années j’ai connu le frère Melo à Paris. Il est vraiment un personnage très, très intéressant. Je vous félicite d’avoir mis en ligne ces informations susceptibles d’éveiller la conscience de nos peuples sur des choses cachées " […]

    A. K.
    *********

    " Je vous salue pour votre noble mission qui est celle d'informer. Je suis étudiant congolais au royaume du Maroc. Je viens par cette présente lettre condamner les propos alarmants tenus par le pasteur angolais. Je suis plus que convaincu qu'en ce début de 21e siècle, que moi j'appelle " le siècle de l'émergence des consciences ", on ne doit plus se laisser entraîner par des telles pensées.

    J'encourage quand même cet élégant travail de recherche historique, archéologique, que vient de faire M. Melo, mais je m'oppose à sa pensée qui attribue un rôle messianique au peuple kongo particulièrement, surtout s'il est d'accord avec moi que la Bible est une inspiration de DIEU et qu'il y fonde sa croyance […]

    " Je voulais dire au pasteur qu'il n' est pas étonnant de constater les points de convergence entre le kikongo et le " chaldéo-hébraique "; d'ailleurs ce genre de coïncidence existerait avec d'autres langues surtout sémites […] Donc je suis convaincu que si ce pasteur a pris pour cible le peuple kongo, c’est parce qu'il est lui même " fils du coin ". C'est une forme de narcissisme qu'il tient pour ce peuple par comparaison à d'autres peuples " […]

    D. M.
    *********

    " Ce Pasteur prétend avoir une vision qui lui montre que Jésus est un nègre. Quand il a eu cette vision, personne n'était là, il était seul dans sa cellule […]

    Il est utile qu'il se rappelle d'abord des causes de la décadence du royaume avant de vouloir nous affirmer sa théorie dont je ne vois aucune utilité sur le processus d'épanouissement de l'homme nègre, et surtout de l'homme ne-kongo. Ce Pasteur ignore que la langue kikongo est composée des mots portugais et que sa démonstration fantaisiste sur des mots bibliques d'origine ne-kongo n'est que spéculation débilitante […]

    Le drame chez nous les nègres, c'est que face à nos réels problèmes, nous nous égarons dans des raisonnements de consolation pour justifier notre retard par rapport aux autres; et pourtant le problème est simple: la maîtrise de la connaissance et de l'information. Les Asiatiques l'ont compris, ils sont sortis de l'auberge ! […]

    […] Je ne peux même pas chercher un débat avec le Pasteur en question; c'est vous le responsable de l'information qui nous déshonore et je m'en prends à vous, car vous acceptez de publier n'importe quoi. Vous devez chercher des thèmes qui valorisent les ne-kongo […]

    B. D.
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    " Le Pasteur Melo est un vrai cadeau de Noël ! Imaginons que demain l'on révèle que B. (mon nom) soit un nom biblique (puisque selon le Pasteur Melo, la Sainte Bible est un texte Kongo), cela changerait tout ! Question : comment se procurer donc ce merveilleux ouvrage ? "

    B.


    NDLR - Bien entendu, nous avons transmis toutes les critiques au Pasteur Melo même si certaines d’entre elles sont gratuitement méprisantes, faute peut-être de consistance, ce qui, reconnaissons-le, est loin de valoriser une culture faite de tolérance.

    A celui qui nous reproche par exemple d’accepter de « publier n’importe quoi », nous disons ceci : on peut ou ne pas être d’accord avec tel ou tel aspect des thèses défendues par le Pasteur Melo; Il demeure que celui-ci brasse incontestablement, dans ses recherches, des connaissances - notamment dans le domaine de la langue ki-Kongo - qui nous intéressent. Et dans la maison « Mwinda » on sait que la connaissance a ceci de particulier qu’elle s’accroît… à mesure qu’on la partage.

    A l’occasion de Noël, moment de retrouvailles familiales par excellence pour les Chrétiens, nous avons souhaité partager ces choses avec nos lecteurs. Tout en ayant à l’esprit ce bel enseignement (rapporté sur la page d’accueil de notre site) de nos ancêtres lesquels, dans leur infinie sagesse, avaient perçu l’absence de neutralité de l’Histoire quand ils affirmaient : « Le jour où les lions auront leur propre histoire, les histoires de chasse ne seront plus jamais que des histoires de chasseurs »….

    Mais c’est moins de nous qu’il s’agit que du destin d’un peuple. Lisons donc les réponses que le Pasteur donne aux lecteurs. Nous les résumons, en espérant ne pas trahir sa pensée :

    « Si je dois en croire les critiques sur l'aspect linguistique de mes recherches [remarque-t-il], les similitudes sont dues soit à l'apport des Portugais - ce qui est archi-faux, car un linguiste émérite tel que Holman Bentley n'aurait pas exprimé son étonnement envers le ki-Kongo si cela était dû à un apport extérieur - soit au fait qu'au commencement il n'y avait qu'une seule langue qui a été confondue ensuite (ce qui est vrai); mais cela n'explique pas les similitudes, car il y a des centaines de mots français qui sont dits d'origine latine et grecque dans les dictionnaires étymologiques. Si cela n'était le fait que de la confusion babélique des langues, alors nous n'avons plus qu'à prendre nos dictionnaires étymologiques et à les mettre au feu !

    L'un des contradicteurs affirme (avec raison) que quand j'ai eu ma vision, j'étais seul. C'est une remarque d'une affligeante pauvreté : quand l'apôtre Jean a eu sa vision à Patmos qui constitue le dernier livre de la Bible (l'Apocalypse), il était seul et pourtant sa vision (ou ses visions) est/sont considérée/s comme véridiques et, partant, sacrée/s (1).

    Puis, ces frères ne savent pas la somme des recherches requise pour arriver aux démonstrations que je fais pour étayer mes révélations qui sont, je le concède, difficiles à appréhender. Outre le français, je parle le portugais, l'anglais, l'espagnol, le swahili. J'ai pris la peine d'étudier le latin, le grec, l'hébreu (chaldéo-hébraïque), l'arabe et d'autres langues encore pour ne pas prêter le flanc aux critiques trop faciles de ceux qui ne manqueraient pas de me prendre pour un illuminé (j'ai l'habitude). J'en parle non pas pour me vanter mais pour faire comprendre que je sais de quoi je parle...

    Quant au fait que Jésus était un nègre, j'invite quiconque à aller à la Bibliothèque du Vatican et à consulter le Codex de Byzance, référence 807 db, ils y verront la première image de Jésus Christ jamais répertoriée par l'Eglise, datant de l'an 163, le représentant comme un nègre authentique (je tiens cette image à la disposition de ceux qui veulent s'informer). L'écrivain romain Tacite, contemporain des apôtres, en parlant des Juifs dans l'un de ses ouvrages, les décrit comme étant des Ethiopiens, terme utilisé à l'époque pour dire " Noirs ". Que dire des Falashas, Juifs éthiopiens, reconnus par les Juifs blancs depuis la fameuse opération Moïse de 1985 ! Que dire de la multitude des icônes, peints par des artistes européens, représentant la Madone et l'enfant Jésus comme des nègres authentiques :
    (Consulter le site suivant pour s'en convaincre)

    En outre je n'affirme nullement que l'histoire de Jésus et d'Israël s'est déroulée sur le continent africain. Ce serait une totale ineptie. Ce que j'affirme avec force, c'est qu'il y a eu migration de nos ancêtres de Kanaan (Palestine) vers l'Afrique profonde peu de temps après le départ de Christ. Ce fait est facile à prouver. Par exemple, 99% de ceux avec qui je discute de ce sujet ignorent que les Juifs leucodermes avaient demandé une portion du territoire angolais avant que les Européens, les Anglais en l'occurrence, gênés de savoir que ceux à qui ils attribuent la paternité du judéo-christianisme, s'apprêtaient à émigrer en Afrique profonde, fassent des pieds et des mains pour en quelque sorte les forcer à retourner en Palestine, contredisant en cela les Ecritures qui ont prophétisé que ce serait en Ethiopie c.-à.-d l'Afrique en termes des auteurs anciens, que tout allait se passer (voir Sophonie 3 : 9-10)...

    J'ai fait il y a quelques années une émission de radio (2) avec un Juif érudit, auteur d'un livre faisant le parallèle entre l'histoire des Noirs et celle des Juifs (le livre s'intitule " la beauté de Cham "). Maurice Dores, c’est son nom, est tombé des nues lorsque j'ai évoqué ce Projet dit « Bravo ». On le voit : si un spécialiste tel que celui-là n'était pas au courant, rien d'étonnant que le grand public l'ignore totalement.

    Il y a donc lieu d’insister sur l'aspect migration des vrais Hébreux (nous) de la Palestine et de l'Egypte vers l'Afrique équatoriale, accomplissement d'une prophétie biblique qui dit qu'Israël (la nation pas la terre bien évidemment) s'installerait sur le nombril de la terre, c-à-d le centre géographique du globe, autrement dit dans la région de l'Equateur ! D'après mes recherches, il ressort que l'étymologie exacte de Hébreu = Ha Bérit = (le peuple de) l'alliance. Or Kangu, une variante de Kongo signifie... l'alliance. Mais là où cela devient plus intéressant encore, c'est que Kangu signifie en même temps Peuple et Epouse, Bien-Aimée. Donc quand Dieu s'adresse à Son peuple en ki-Kongo ('Kangu ame), Il sous-entend en même temps, mon alliance, mon épouse. Esaïe 62 : 4 dit ceci " Et l'on appellera ta terre épouse ", autrement dit Kangu alias Kongo. Israël, que je sache, n'a jamais signifié épouse ! Cette notion d'épouse, de bien-aimée se retrouve dans l'étymologie exacte d'Isroel, c-à-d Izolele (je t'ai aimée).

    Un autre élément très important qu’il convient de souligner (lire le début de l'extrait du livre en cliquant sur le lien ci-dessous) est le fait que le peuple élu devait obligatoirement se mettre au dernier rang - ce qui est notre cas - pour être le premier lorsque le Seigneur reviendrait en son sein. " Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous (Marc 10 : 43-44). Voilà pourquoi ce peuple grand parmi tous s'est fait, volontairement, le dernier de tous, l'esclave des puissants... Ce qui est exactement le contraire de nos frères leucodermes qui s'enorgueillissent de leur puissance et de leur richesse
    ...

    (1) La réponse du Pasteur élimine les interrogations sur l’existence du « Jésus historique », « parce que je l'ai vu de mes yeux », affirme ce dernier.

    (2) Pour appréhender l’oeuvre du Pasteur il convient, de notre point de vue, de considérer les trois dimensions du personnage : Il est un universitaire (d’où son approche linguistique et historique des questions) ; bien entendu il est un religieux (ses références constantes à la Bible); il reste profondément Africain et surtout Angolais, c’est-à-dire originaire d’un pays dévasté par 25 ans de guerre civile.

    Le Pasteur, précisons-le, donne des conférences et participe un peu partout à des émissions de radio et télévision (par exemple il y a 2 ans sur une télévision américaine) sur ces questions. Malheureusement, révèle-t-il, des fois il rencontre « des gens qui, avant même d'avoir pris la peine de se documenter, vous contredisent pour le plaisir de se faire... dévaloir ». N’empêche, il se dit toujours « prêt à en débattre avec n'importe qui mais de préférence des connaisseurs de la Bible et de l'histoire du peuple hébreu ».

    Une entreprise périlleuse à n’en point douter, car pour espérer sortir d’un débat avec lui sans perdre une grande partie de ses plumes, il vaut mieux s’armer jusqu’aux dents de solides connaissances dans les langues (y compris en ki-Kongo) et en histoire, doublées d’une familiarité intime des Ecritures.

    Lire un extrait du livre " Jésus Christ l'Africain ", du Pasteur Melo (doc pdf)

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