« Nous sommes là pour embêter le monde. Nous mettons du sel dans les blessures et des cailloux dans les chaussures. Nous cherchons le mauvais côté des choses car du bon côté, les attachés de presse s'en chargent. » Horacio Verbitzky, journaliste argentin.
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Mpila dans la crainte d'un deuxième Gaou
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Lundi 19 décembre
Réunion le 24 novembre dernier à Mpila du Comité central du parti qui règne au Congo. Comme au bon vieux temps du mono. Président du Comité central « l’homme des masses » fait face aux 20 membres du bureau politique présents sur les vingt-deux (les absents sont des diplomates à l’étranger) qu’il a convoqués. L’heure est grave : le parti est menacé de scission sur fond de « refondation ». « Mwinda » s’est procuré le compte-rendu de cette réunion. Dans ce document on peut lire aussi bien les interventions du président du comité central que celles des membres du Bureau politique. Si la prise de parole de la quasi-totalité de ces derniers ne présente qu’un intérêt mineur (ils manient souvent la brosse à reluire), les propos de « l’homme des masses » en revanche sont instructifs et éclairants : ils nous donnent à connaître les moeurs politiques du personnage bien plus que l’ensemble de ses discours publics.
« J'ai acheté nos concurrents. Si je ne l'avais pas fait, le P.C.T serait
minoritaire à l'Assemblée nationale. Arrêtez les diatribes, Sauf si l'on veut faire sauter la boutique. Et y a un prix à payer » ! avoue-t-il par exemple, sans détours et dans un cynisme désarmant. Ou bien : « si je parle, vous ne m’écoutez pas, je quitte »; « si j'écoute encore des bruits dans la rue, je vais dénouer
cela » menace-t-il plus loin.
Fallait-il publier ce document ? Oui, avons-nous jugé car les congolais, sevrés depuis toujours d’informations ont maintenant le droit de savoir. De se libérer des prisons de l’ignorance, de la sous information et de l’abrutissement des Oyé Oyé Vivats ! Démocratie oblige ! Nous sommes au 21è siècle et il faut bien qu’un jour nos compatriotes se prononcent sur l’avenir de leur pays en toute connaissance de cause.
Quant à nous, Journal " Mwinda ", « nous sommes là pour embêter le monde. Nous mettons du sel dans les blessures et des cailloux dans les chaussures. Nous cherchons le mauvais côté des choses car du bon côté, les attachés de presse s'en chargent. », selon le mot de Horacio Verbitzky, un confrère argentin.
A lire donc ci-dessous « l’homme des masses » tel qu’en lui-même et tel que vous ne l’avez peut-être jamais lu auparavant …
Nika Mabiala
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Le propos préliminaire du président du comité central (extraits)
« Camarades Membres du Bureau Politique,
Si j'ai tenu à ce que nous ayons cette réunion, sous ma
présidence, un peu comme ce que nous avons eu à ce même
endroit, le 20 mai dernier, c'est parce que je pense que le moment
est venu pour qu'il soit mis fin à ce que nous avons décidé nous-mêmes de donner au peuple tout entier et même au monde
comme spectacle de désolation.
Je pense :
- qu'au moment où difficilement nous sommes entrain de
ramener la paix dans ce pays;
- au moment où dans un contexte assez difficile, nous
avons réussi à déjouer !e complot qui était monté contre
nous autour des " disparus du beach ";
- au moment où nous tentons d'exécuter l'accord avec le
FMI et la Banque Mondiale sur trois ans avec des résultats
positifs;
- au moment où, comme si tout le monde avait eu la
mémoire courte, des éléments provocateurs se mettent à
s'agiter dans les milieux des syndicats (même si la
situation sociale dans le pays est difficile, je ne suis pas
sûr qu'elle l'a été moins pendant les cinq ans de
LISSOUBA), je dis que ce sont des provocateurs à travers
les Syndicats;
- tous les observateurs sont étonnés de constater que c'est
le principal parti de la coalition au pouvoir, (je ne dis pas
le parti au pouvoir, je dis le parti du Président, celui qui a
été élu en décembre 1990 par le Congrès, le Parti du
Président), qui offre le spectacle de la désorganisation des
forces, de la désunion, de l'affaiblissement du régime et
qui crée les conditions de la perte du pouvoir.
J'ai convoqué cette réunion pour mettre fin à cette situation,
pour qu'il nous soit possible de renouer avec les principes et
normes de l'organisation de notre parti; pour que le Congrès soit
convoqué. Car, c'est notre devoir de convoquer le Congrès. Et c'est au Congrès que chaque dirigeant peut décider de ce qu'il peut faire
et de ce qu'il ne peut pas faire, parce que nous sommes rentrés au
parti librement, parce que c'est le Comité Central qui doit rendre
compte. Le Bureau Politique a été élu par lé Comité Central.
C'est le Président du Comité Central et le Comité Central qui
rendent compte jusqu'à nouvel ordre.
Tels sont les principes qui réglementent notre organisation.
Je vous ai appelés pour qu'il en soit ainsi. Il ne nous sera pas
difficile au Comité Central et au Bureau Politique de rendre compte
de la situation qui a prévalu depuis 1990.
Les étapes sont connues :
- Le Congrès;
- L'Ambiance de la Conférence Nationale où le Parti a été
taillé en morceaux et je puis dire s’il n'y avait pas eu le
sursaut de la jeunesse à travers les " Ambassades ", il
aurait été difficilement relever la tête;
- Les élections de [1992 ?] : nous savons comment elles se sont
déroulées. Après, nous avons conclu des alliances
diverses pour continuer d'exister, des alliances considérées
comme contre-nature avec le MCDDI et autres. Nous le
savons.
Je me souviens de la discussion que j'ai eue avec des cadres
à Oyo, qui doutaient de l’opportunité de telles alliances.
Mais elles se sont révélées salutaires…
Puis il y a eu notre alliance au sein des FDU qui avec nous
avons traversé le désert dans des circonstances d'insécurité
collective connues.
Ensuite il y a eu les Législatives anticipées et toute la période
du régime de la démocratie de l'intimidation. C'est également
connu.
Nous avons à rendre compte de ces situations.
La guerre a éclaté en 1997 :
Je ne pense pas que le Comité Central aura du mal à
présenter cette situation de guerre de 1997, laquelle guerre a
repris en 1998 avec les coups de canon à Bacongo.
Le Comité Central n'aura pas du mal à présenter cette
situation ainsi que la vie du Parti : Ce qu'il faisait ou ne faisait pas.
Mais, il semble que, malgré tout, il y a eu ces alliances qui
pour l'essentiel nous ont aidés à tenir bon.
Pendant les guerres à répétitions, des cadres du Parti ont
joué leur rôle politique dans l'unité avec des Alliés à leurs côtés.
- Le Dialogue national que le Parti a organisé dans l’unité
avec une certaine stratégie, sinon le Parti n'aurait pas
réussi à contrôler le CNT et toutes les Institutions de la
Transition.
- Les élections : il me semble que le Parti a fonctionné, a
investi des candidats. Mais cela s'est déroulé dans une
ambiance d'indiscipline : des candidats investis par le Parti
ont rencontré des Camarades comme adversaires. Mais
cela n'était point une nouveauté.
Il y a eu es mêmes faits d'indiscipline sous LISSOUBA.
Je me souviens des arbitrages douloureux transformés en
problèmes de famille. Arbitrages en force : entre MOUELE et OBA-
APOUNOU qui se présentait en indépendant contre le candidat
investi par le Bureau Politique.
J'étais à Oyo. J'ai même interdit de séjour OBA-APOUNOU à
Oyo. On a dû organiser des réunions de famille.
Même dans les fiefs du Parti notamment à Talangaï.
J'ai eu des problèmes dans ma propre famille. Mon propre
frère opposé à BOMBETE à Talangaï. Nous avons dû prendre des
décisions d'autorité en famille sur des problèmes du Parti.
Le Comité Central ne devrait pas avoir des problèmes à faire
son Rapport en se laissant guider par ces repères. Jusque-là, malgré les insuffisances, le Comité Central et le
PCT ont fonctionné, signé des accords avec des Partis et des
individualités.
Au-delà, il y a peut être d'autres contradictions. Et si c'est la
question de la Refondation, cette question a fait l'objet de
discussions, sur ma demande au Secrétariat Permanent et au
Bureau Politique, jusque devant moi ici.
Refondation du Parti ou non : c'est une question
normalement à discuter jusqu'au Congrès.
Il n'y a pas jusque-là de contradictions antagonistes.
Au Parti Socialiste Français, il s'est posé la question ;
« pour ou contre la Constitution européenne ?
»
Des discutions ont été menées au sein du PS jusqu'au
Congrès. Et au Congrès, les différentes motions ont été débattes.
Le PS a arrêté une position d'union face aux questions
essentielles.
En Septembre dernier, je quittais Brazzaville pour Pointe-
Noire. Le Secrétaire Général demandait des moyens pour organiser
le Comité Central.
Avant de partir, j'ai remis des moyens (je me rendais à
Pointe-Noire pour le mariage d'une nièce). Je savais que des
dispositions devraient être prises pour convoquer le Comité
Central.
C'est de Pointe-Noire que j'ai appris que des gens prenaient
des directions diverses.
J'ai observé. J'ai reçu l'UJSC qui m'a demandé l'autorisation
de développer une médiation.
J'ai parlé longuement et j'ai donné mon accord, convaincu
que j'ai affaire à des Camarades conscients, adultes, mûrs,
responsables pour se ressaisir.
Constatant un enlisement, j'ai pensé que je ne pouvais plus
laisser cette situation perdurer.
Je pense que vous êtes au courant, que nos adversaires sont
satisfaits et se réjouissent de nos déchirements.
Comme " Chat échaudé craint l'eau froide ", nous avons en
mémoire ce que nous avons tous vécu en 1991-1992.
Pour ma part, j'estime qu’il serait plus que stupide de
permettre que les choses recommencent, aillent dans les sens
comme en ces années-là.
J'ai regardé les jeunes gens qui venaient de faire de
l'activisme syndical. Ils ne sont pas sortis bien loin des milieux du
pouvoir,
En tout cas, ils ne sortent pas des milieux LISSOUBA et de
l'opposition. Nous ne serons tout de même pas assez stupides et
imbéciles pour permettre qu'une situation semblable à celle de 1990 prenne corps à nouveau. Ce serait n'est-ce pas comme
disent les Ivoiriens " un deuxième gaou ".
Cette situation ne se produira pas dans les mêmes
conditions. Si on a fait la guerre et on a vu ce que c'est que la
guerre.
Chacun de nous garde de la guerre des souvenirs
douloureux. Ce n'est pas par manque d'humilité mais je dois vous dire
qu'en plus des corps qu'on voyait dans les rues de Poto-Poto, de
Ouenze et de Talangaï, on voyait des chiens qui mangeaient des
corps.
Moi, j'ai vu des morceaux du corps de mon propre neveu au
quartier général de TASSOUA. Les morceaux qu'on avait assemblés
pour les enterrer, c'était mon neveu.
Mon autre neveu ELENGA avait disparu à jamais du côté
de la cité des 17, je ne sais pas ce que les cocoyes en ont fait.
Ma belle-sœur et son fils ont été assassinés à domicile, vers
la Sécurité d'Etat, Pendant trois jours on a refusé de nous donner
les corps. Il nous a fallu livrer bataille toute une nuit pour sortir le
corps de Gisèle et de son enfant et leur trouver une sépulture
digne.
Je suis persuadé que vous aussi avez vécu de telles atrocités.
Excusez-moi si j'évoque des cas qui me sont directement liés. Des Camarades comme OKO Camille avaient aussi le droit de
vivre comme nous.
Je parle de ces questions pour que nous sachions que nous
qui sommes restés à faire la politique ne devons pas jouer avec la
vie des autres.
J'ai appris que quelques provocateurs à Impfondo ont effacé
« Denis SASSOU'NGUESSO » de la dénomination « Espace
Denis SASSOU'NGUESSO » qu'on avait faite et inscrite sur la
façade principale du siège du PCT à l'occasion des festivités du
45 ème anniversaire de l’Indépendance.
Je ne sais pas si ce sont des Membres du Parti qui l'ont fait
ainsi ou si ce sont plutôt des voyous.
J'espère que ce ne sont pas des Membres du Parti.
Ces voyous là, je suis en droit de les poursuivre en justice. Je
ne le ferai pas. Je le dis tout simplement pour indiquer jusqu'où
j'aurais pu aller.
Mais, si ce sont des Membres du Parti qui se sont rendus
coupables de cet acte, le Président de la CNCV'P est là, ils doivent
être punis très sévèrement.
Si vous ne le faites pas, c’est moi qui irai à Impfondo.
Si c'est des Membres du Parti, le président de la CNCVP est
là. On doit les punir sévèrement.
Si vous ne le faites pas, c'est moi qui irai à Impfondo.
Dans ce pays il y a eu des réalisations autrement plus
importantes qui auraient pu porter mon nom, Je m'y suis toujours
opposé.
Il y a des Chefs d'Etat qui mettent leurs noms sur toutes les
bricoles.
Si c'est des Membres du Parti, ils doivent être mis hors au
Parti, sans délai. Je parle du PCT.
Et si je parle du PCT, je crois que je peux en parler en toute connaissance de cause, non ?
Je ne peux laisser les choses aller dans tous les sens. Le
Bureau Politique doit convoquer le Comité Central sans délai.
J'avais déjà donné les moyens à la demande du Secrétaire Général,
Et que le Comité Central convoque le Congrès, C'est ce que j'avais
à dire ce matin.
Je demande au Bureau Politique de convoquer le Comité
Central sans délai pour créer les conditions permissives de la tenue
du Congrès.
Le Comité Central devra faire son Rapport.
Toutes les questions qui concernent la vie du Parti et la
Refondation doivent faire l'objet de débat au Congrès, C'est comme
ça.
C'est mon devoir de faire ce qu'il en soit ainsi. C'est ma
responsabilité ».
Mise au point (suite à des interventions de membres du Bureau politique)
« Je voudrais repréciser certaines choses. Le Parti de la Révolution
Populaire du Bénin n'existe plus, Et pourtant, KEREKOU son Président est revenu au pouvoir.
Que le Parti existe, qu'il fonctionne ou pas, nous avons un mandat.
Allons au Congrès. Après le Congrès peut-être ne serons-nous plus
ensemble. Chacun à sa guise se déterminera, pourra même quitter le
Parti. Peut-être même le Président. Le Camarade EYENI parle de mettre
en place une structure de type " Comité Spécial Révolutionnaire ". Cette
structure d'exception n'a pas été une bonne chose. II ne faut pas
reproduire les choses qui ne sont pas bonnes.
Sachez que sous l'Etat Major Révolutionnaire, le Président Marien
NGOUABI, paix à son âme, était sur le point de dissoudre le Comité
Central. Il s'était enfermé au quartier Général et souvent à la Cité des 17
où personne ne le voyait sauf seulement trois (3) camarades dont moi.
J'étais de ceux qui avaient convaincu le Président Marien NGOUABI de ne
point le faire.
J'ai sorti de ses mains le papier par lequel il décidait de dissoudre le
Comité Central, Et c'est moi qui ai dicté à Mme OLLASSA Marie Yvonne le
texte de remplacement à celui qui allait être lu.
On ne peut pas mettre en place une structure bâtarde, II ne faut pas se
voiler la face. Le Parti n'a pas seul élu des députés.
S'il y a un élu à Okoyo par exemple, c'est moi qui l'ai acheté. Tous les Elus de Talangaï, j'ai acheté les candidats ENGANI, NGUESSO Maurice et
les autres challengers pour permettre à BOMBETE et à nos autres
Députés qui siègent aujourd'hui de gagner.
J'ai donné 20 millions à Nkaya pour que DENGUET ATTIKI l'emporte à Poto-Poto,
La Constitution ne m'enlève pas le droit d'être le Chef de mon Parti, Ce que la Constitution m'interdit, c'est la gestion quotidienne du Parti parce que ce faisant, je pourrais être tenté de décider de façon partisane dans
l'exécution de mes fonctions d'Etat.
J'ai acheté nos concurrents. Si je ne l'avais pas fait, le P.C.T serait
minoritaire à l'Assemblée nationale. Arrêtez les diatribes, Sauf si l'on veut
faire sauter la boutique. Et y a un prix à payer ».
Conclusion du président du Comité central
« Je pense quand même qu'il y a un moment où l'on doit se
ressaisir et faire mieux.
LEKOUNDZOU, EYENI, GANKAMA peuvent faire le
tour des Départements. Ils ne pourront tenir le
Congrès sans moi. C'est moi qui suis élu au Congrès.
La contradiction de fond est sur la Refondation ?
Thème à discuter au Congrès. C'est une question qui
intègre d'autres préoccupations de notre parti.
Ces questions s'étaient déjà posées en 1990. On a
estimé alors qu'il n'en était pas temps; les Membres
du PCT risquaient d'être désorientés.
Ma conviction et je puis vous le dire : Si nous gardons
le PCT en l'état - comme tous les autres partis
d'avant-garde - il ne sera plus jamais majoritaire
dans le pays.
Nous devons avoir l'intelligence de faire autrement
sinon nous allons perdre.
Souvenez-vous :
Gamboma, pourtant fief du PCT par excellence, mais
où il ne nous était plus possible d'y faire élire un
Député.
Faire élire Nguié : un vaste exercice;
Croix et la bannière pour faire élire un Député dans la
Cuvette Ouest.
A Owando le PCT, terroir de Marien, on n'a pas pu
avoir des Députés;
II ne faut pas lire l'Histoire au premier degré. Usons
l'histoire au deuxième et même au troisième degré;
Que tout le monde revienne au calme. Vous n'avez
pas le choix;
Si je parle, vous ne m’écoutez pas, je quitte :
Le Bureau Politique doit se réunir;
Au cours du Congrès, on doit parler du devenir de ce
Parti;
Refondation ou pas, il ne faudra pas biaiser.
C'est la démarche à laquelle j'adhère. Que sous mon autorité,
le Bureau Politique convoque le Comité Central. Après ce sera trop
tard,
Si j'écoute encore des bruits dans la rue, je vais dénouer
cela.
Suivez cette orientation.
Je suis responsable. Nous ne sommes pas des mineurs ».
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Intervention d'un membre du BP (le camarade J L.)
« Merci Camarade Président,
Je vous remercie infiniment de nous donner cette occasion.
Deux ans que nous vivons ce que vous déplorez. Mandat à la jeunesse
de traiter cette médiation ? Nous avons reçu cette médiation de bon
cœur.
Comment cheminer ensemble vers le Congrès ?
Le Bureau Politique pour nous, n'est plus un Bureau Politique ?
Depuis le 26 Août nous avons dit que nous ne pouvions plus cheminer
ensemble quand certains disent que le Parti doit mourir.
L'argument massue c'est que le Président a dit que le Parti doit mourir,
La refondation est obligatoire. Le P.C.T est mort faute d'aller au Comité Central.
Nous sommes convaincus que ce sont des manœuvres pour fatiguer les
gens et laisser mourir le P.C.T.
Nous avons dit que ceux qui ne voulaient plus du P.C.T pouvaient quitter
le Parti.
Dans cette ambiance là, nous qui sommes une infime minorité au
Bureau Politique, tuer le P .C.T aujourd'hui - et il n'y a aucune raison à cela - c'est lâcher la proie pour l'ombre.
Bureau Politique à deux vitesses : ce qui se fait et se dit ?
Nous ne pourrons plus continuer comme cela,
La Refondation est le sujet qui nous a divisés.
Cette Refondation - qu'est ce que cela peut coûter - peut attendre.
En 1990, on a déjà changé beaucoup de choses.
Les militants ont dit non. On s'érige en dictateur.
On a présenté un dossier à la médiation.
On ira au Congrès du P.C.T.
On en sort P.C.T.
Etant donné qu'entre nous, il n'y a plus confiance, on dit que le Bureau
Politique a été élu au Congrès pour 4 ans.
Aller ensemble.
Qui va diriger après 15 ans ?
Il n'y a plus confiance.
Pour nous, ça marche ou ça casse ».
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