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    « Nous sommes là pour embêter le monde. Nous mettons du sel dans les blessures et des cailloux dans les chaussures. Nous cherchons le mauvais côté des choses car du bon côté, les attachés de presse s'en chargent. » Horacio Verbitzky, journaliste argentin.

     

    Aéroport, régate, port, paillotes...



    Mercredi 20 décembre


    Cette semaine, la presse accréditée au palais de Mpila se gargarise de l’inauguration de l’aéroport de Pointe-Noire par le chef de l’Etat, suite aux travaux de réhabilitation et d’extension de ces infrastructures réalisées depuis quatre ans et qui auraient coûté 15 milliards de francs CFA (autant que le « mausolée de la honte »). Un montant à ajouter du reste aux 8 milliards qu’aurait coûté la construction d’un tronçon de 4,6 km de route dans un quartier de la capitale économique.

    Nouvel aéroport de Pointe-Noire
    « Tant pis pour ceux qui refusent de voir » s’est écrié Roland Bouity Viaudo le maire de Pointe-noire à propos de ces réalisations pourtant sans commune mesure avec le fleuve de pétrodollars engrangés par la Cour de Mpila suite à la hausse vertigineuse du prix du baril.

    De fait les Ponténégrins ont surtout à l’esprit les gaspillages du régime de la « Nouvelle Espérance ». En témoigne le sort réservé aux paillotes construites à grands frais à l’occasion de la « route de l’Equateur » et dont nous entretient un lecteur de « Mwinda ». Ce dernier écrit ce qui suit :

    De la régate « Route de l’Equateur » édition 2007, Marseille – Pointe Rouge à Pointe-Noire (Congo Brazzaville) dont M. Jean Marie Aniélé fut le trésorier incontesté lors de la dernière édition 2005 le peuple congolais, dont la majorité vit en dessous du seuil de pauvreté, n’a tiré aucun profit à part des paillotes aujourd’hui en état de délabrement avancé (voir photos ci-dessous). Comme le ridicule ne tue pas, pendant longtemps des annonces ont été faites pour trouver une personne à même de louer lesdites paillotes en voie de « fossilisation ».

    Ces faits traduisent l’amateurisme et l’improvisation qui ont prévalu lors de la première édition de la « route de l’équateur » en 2005 qui a coûté au contribuable congolais la bagatelle de plus de quatre milliards de Francs CFA (FCFA 4.000.000.000).

    L’édition 2005 a été organisée de main de maître par un Comité composé de :

    • Président : Isidore Mvouba, Premier ministre

    • Président actif : Roland Bouiti Viaudo, Maire de la ville Pointe-Noire

    • Chargé du lobbying auprès des opérateurs économiques : Hubert Pendino

    • Trésorier : Jean Marie Aniélé, Directeur du port autonome de Pointe-Noire

    • Chargée à la Communication : Claudia Leboumba née Sassou Nguesso

    Le ministre des Transports Maritimes et de la Marine Marchande, Louis Marie Nombo Mavoungou, ministre de tutelle n’apparaît dans ce comité d’organisation que comme simple figurant dans la pure tradition de la politique politicienne congolaise.

    Ces principaux acteurs, usant du trafic d’influence ont vendu ce projet illusoire au président de la République, projet n’ayant entraîné aucun bénéfice économique, social et touristique, ce sont entre autres :

    Isidore Mvouba et Jean Marie Aniélé en trésorier en chef qui aurait fait décaisser des comptes du Port Autonome de Pointe-Noire pour cette course des voiliers plus d’un milliard de Francs CFA (FCFA 1.000.000.000) sans compter les nombreuses missions effectuées pour faire aboutir ce projet fantôme qui ne fait pas honneur à notre pays ; car il n’est pas plus connu aujourd’hui qu’hier. L’édition 2007 attise les mêmes appétits gargantuesques.

    Actuellement, outre les acteurs cités ci-dessus, on retrouve encore M. Jean Marie Aniélé, comme trésorier du nouveau comité d’organisation mis sur pied à côté duquel se retrouve l’incontournable et polyvalent Hubert Pendino, un corse (né à Tunis) spécialisé dans la construction au Congo de routes dont certains pensent que le kilomètre serait parmi les plus chers au monde.

    Paillote de " la route de l'Equateur "
    Cette nouvelle situation devrait heurter tout patriote congolais, car comment comprendre une dépense de quatre milliards de francs CFA (FCFA 4.000.000.000) pour une vulgaire course sans impact social, alors que dans la ville de Pointe-Noire, capitale de l’or noir, le courant électrique et l’eau courante sont des denrées rares. Pour résoudre le problème du courant électrique dans cette ville la construction du barrage hydroélectrique de Sounda, évalué à près de cinq milliards de francs CFA (FCFA 5.000.000.000) s’impose.

    Pour des gouvernants épris de justice, d’humanisme et d’amour pour leur peuple et soucieux du développement de leur pays, le choix devrait être clair entre organiser une course des voiliers d’un montant de quatre milliards de Francs CFA et construire un barrage hydroélectrique au bénéfice des populations de la ville pétrolière Pointe-Noire et capitale économique.

    La construction permettrait, sans détenir la vérité, la résorption du chômage endémique des jeunes par exemple la matérialisation du projet Congo Magnésium d’une part et l’amélioration des conditions de vie des populations de Pointe-Noire (Congo) et des états limitrophes.

    De même, la baie de Loango connaît une érosion avancée qui met en danger les populations et menace de disparition le cimetière légendaire de ce village. Pour éviter cette catastrophe annoncée par la construction d’une digue qui coûterait certainement moins chère qu’une régate et protéger ainsi ladite baie et les alentours, à l’image des pays africains non producteurs de pétrole comme le Togo, le Bénin, le Sénégal et autres … les décideurs, au lieu de penser à la protection de l’environnement, ont choisi la solution de facilité consistant à délocaliser le cimetière de Loango. Dès lors, il est permis de s’interroger sur la volonté des gouvernants de développer le pays et de protéger la faune et la flore.

    Première photo : ce qui reste d'une tribune présidentielle ?


    Photos suivantes : les fameuses paillotes de la régate


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