« Nous sommes là pour embêter le monde. Nous mettons du sel dans les blessures et des cailloux dans les chaussures. Nous cherchons le mauvais côté des choses car du bon côté, les attachés de presse s'en chargent. » Horacio Verbitzky, journaliste argentin.
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3 octobre : jour d'humiliation et de souillure nationales
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Lundi 2 octobre, 22h30
Hier la religion décrétée par les communistes c’était le marxisme-léninisme. Les Congolais étaient obligés d’acquiescer. « A bas l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme ! » devaient-ils scander, sous peine d’être taxés de tiédeur militante.
Aujourd’hui les communistes défroqués ont une nouvelle religion : la franc-maçonnerie, sous couvert de laquelle on transfère les restes du colon de Brazza vers le pays de nos ancêtres. Les Congolais sont tenus d’acquiescer. Le colonialisme est devenu un humanisme…
A lire sur cette page :
- le point de vue de Barnabe Ngabe
- le point de vue du Dr Loubelo
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De Brazza a été un oiseau de mauvais augure pour le Congo
Par Barnabe Ngabe
Le mot traité est du nombre de ces termes que nous avons appris à utiliser mécaniquement, songeant
sans doute que son acception va de soi et ce faisant, évacuons le cœur du problème. Un traité est une
entente obtenue après négociation. C’est un contrat rédigé par deux ou plusieurs autorités politiques
et signé par des représentants expressément autorisés.
Le traité de l’Élysée entre De Gaulle et
Adenauer en 1963 en est un exemple classique. C’est donc une grosse blague que d’affirmer
l’implication active du grand Roi Makoko, ``étranger à l’écriture et à la langue usitées`` (euphémisme
pour analphabète), par dessus le marché, dans ce processus unique en Afrique. Il n y a pas l’ombre
d’un doute que Makoko était un Roi majestueux en Afrique Centrale, néanmoins l'on l'avait fait monter
à l'arbre. Puis, nul n’est infaillible. Les délations qui déboucheront en son renvoi ne démontrent
aucunement que si de Brazza est rejeté par les siens, il est avec nous ! Il s’agit simplement d’un
conflit sur les approches, le but visé étant dans tous les cas le même. Au demeurant, si en 1880, De
Brazza avait planté le drapeau de sa patrie d’adoption, en 2005, les restes de De Brazza viennent
rassurer la même nation que le Congo lui appartient plus que jamais.
L’affaire est foncièrement mauvaise car elle fait l’apologie de l’ère glorieuse des explorations
Après la course des bateaux sur l’atlantique et le procès très médiatisé des disparus du Beach de
Brazzaville, le tocsin est sonné pour un autre événement international. Les restes du bourlingueur
Savorgnan De Brazza partiront d’Alger pour être inhumés à Brazzaville. A tort ou à raison, l’affaire
est foncièrement mauvaise car elle fait l’apologie de l’ère glorieuse des explorations et fait
arbitrairement table rase des exactions perfides et des implications catastrophiques de la
colonisation. En plus, l’hospitalité au sens téké que Makoko avait accordée à son hôte a été et est
confondue avec le cynisme des envahisseurs d’hier et d’aujourd’hui et leurs alliés locaux, à disposer
de nous comme des objets. Sans forcer le trait, la rencontre avec De Brazza a été le point de départ
de notre déshumanisation à travers des divers agissements pour lesquels notre avis n’est pas comptable.
Qui peut se reconnaître dans ces représentations ? (Logo Le Figaro)
A en croire l’histoire, Pierre-Paul-Francois-Camille Savorgnan de Brazza (1852-1905), un officier de
la marine Française et explorateur d’origine Italienne joua un rôle important dans l’exploration
Africaine. Instruit, et pacifique, il fut apprécié des botanistes pour sa connaissance de la flore et
aimé des africains dont il apprenait les langues et les façons de vivre et qu’il protégeait contre les
exactions de ses collègues. A cause de sa nature paisible, de Brazza qui devint l’ami de Makoko fut
bientôt respecté par tout le village et arracha la signature de Makoko le 10 Septembre 1880, sur un
traité par lequel ce dernier cédait tous ses droits héréditaires à ce premier tout en se mettant
lui-même sous la protection du drapeau français.
Comment Makoko, Roi puissant dans cette Afrique centrale, juste, pilier d’un peuple peut-il troquer le patrimoine commun contre sa seule protection ?
Mais, le mot traité est du nombre de ces termes que nous avons appris à utiliser mécaniquement,
songeant sans doute que son acception va de soi et ce faisant, évacuons le cœur du problème. Un
traité est une entente obtenue après négociation. C’est un contrat rédigé par deux ou plusieurs
autorités politiques et signé par des représentants expressément autorisés. Le traité de l’Élysée
entre De Gaulle et Adenauer en 1963 en est un exemple classique.
C’est donc une grosse blague que
d’affirmer l’implication active du grand Roi Makoko, " étranger " à l’écriture et à la langue usitées,
par dessus le marché, dans ce processus unique en Afrique. Il n y a pas l’ombre d’un doute que Makoko
était un Roi majestueux en Afrique centrale, néanmoins il avait été trompé par son visiteur. Du reste
nul n’est infaillible. D’autre part, si nous, nous accordons tous que la colonisation a été un
échange, force est de reconnaître que celle-ci fut un échange asymétrique où le colonisateur avait un
programme précis et le colonisé restait passif.
En témoigne l’attitude de Brazza qui pense en lieu et
place de Makoko dans cette alliance controversée, scellée par un document de nature, questionnable.
Comment Makoko, Roi puissant dans cette Afrique Centrale, juste, pilier d’un peuple peut-il troquer
le patrimoine commun contre sa seule protection ? Cela remettrait en cause tout ce qui s’est dit et se
dit sur la culture du Roi Téké, laquelle met en relief le partage avec les gouvernés
De toute évidence, Brazza connaissait son objectif, car dans son Italie natale, et il le savait
pertinemment, nul ne pouvait s’approprier un mètre carré de la terre d’autrui sans compensation
adéquate. Un nombre de raisons avaient commandé au développement de l’impérialisme Français dans les
années 1800, parmi lesquelles :
1) le désir de la France de se redonner une meilleure image après
avoir essuyé une défaite humiliante : la perte de l’Alsace-Lorraine dans la guerre franco-prussienne
en 1870. 2) les avancées technologiques faisant la supériorité des nations Européennes et 3) la
recherche des nouveaux marchés, des matières premières et de la main-d’œuvre.
En réalité, le traité de Makoko illustre l’impérialisme et le colonialisme français en Afrique
Cependant, la raison
principale de l’exploration Française était l’érection d’un empire afin d’accroître son pouvoir et son
prestige. D’autre part de Brazza n’avait pas au regard de ce comportement, quelque crédit à l’endroit
de l’indigène. Celui-ci ne pouvait qu’être stupide car des documents écrits par ceux qui ont sillonné
ces espaces avant lui, parlent des noirs comme des peuples arriérés sans organisation, ni ambition
aucune. Ils frisent l’animal continuent-ils. Fiers de ces arguties, De Brazza a initié notre
déshumanisation à travers les divers agissements d’hier et d’aujourd’hui, pour lesquels notre avis
n’est pas comptable et qui nous réduisent dans la misère totale, laquelle s’abat sur nous avec la
violence d’un tsunami, et nous contraint aujourd’hui à l’exil dur et cauchemardesque. En réalité, le
traité de Makoko illustre l’impérialisme et le colonialisme Français en Afrique pour la simple raison
qu’il intègre à la fois, les rencontres entre Français et Africains, l’acquisition des terres et le
contrôle qu’une nation a sur un pays acquis au moment de la compétition entre différentes nations. Par
exemple le Stanley Pool auparavant convoité et réclamé par Henry Stanley pour la part de la Belgique,
devint à ce moment là, la propriété de la France.
Mais comme ici, le mensonge vaut louange, Savorgnan de Brazza sera hissé au rang des grands hommes de
l’humanité, alors que ailleurs, on ne reconnaît plus le fameux Christophe Colomb qui est devenu un has
been. Ce qui intrigue aussi, c’est que les grands prix ont toujours été attribués dans les grands
lieux : Stockholm; Paris ; Boston ; Londres; Barcelone etc., l’humaniste De Brazza recevra le sien à
l’académie de Brazzaville. Ne serait – ce pas là un parchemin au rabais ? Est-ce la manière propre à
une patrie contrite de dire mea culpa à son serviteur après l’avoir remercié par une monnaie de
singe ? En effet, des officiels jaloux allégèrent que de Brazza était un administrateur incompétent,
épuisé passant son temps dans la forêt plutôt qu’à Libreville. Les commerçants dénoncèrent ses
plaidoiries contre eux en faveur des noirs. Une figure de proue de la mission catholique coloniale,
Monseigneur Augouard, le diffama pour ne vouloir pas accroître les financements des écoles
catholiques. Toutes ces délations qui déboucheront en son renvoi ne démontrent aucunement que si de
Brazza est rejeté par les siens, il est avec nous ! Il s’agit simplement d’un conflit sur les
approches, le but visé étant dans tous les cas le même. De Brazza n’avait pris aucune disposition pour
contrer la colonisation. Ne perdons pas de vue que ce dernier avait pour mission essentielle
d’apporter sa pierre angulaire à l’édification de l’empire Français. Pour notre part, de Brazza est
un artisan chevronné de l’impérialisme qui a sa place dans sa patrie.
Makoko
Qui plus est, on n’a jamais vu dans les capitales du monde développé libre, des stèles de ceux qui
ont guerroyé e t / ou fait usage de la ruse pour nier l’humanité des hommes et des femmes. Hitler n’a
pas de représentation. Dans les anciens pays de l’est, celles de Staline, Lénine et autres Brejnev ont
été détruites. Alger demande à la mère patrie du colon de lui dire ses excuses et du coup ne voit plus
la place de Brazza dans sa terre. Pour quelle raison, l’envahisseur Brazza qui a violé une princesse
Téké (Obenga, 2006), et donné accès à la négation de notre culture, aux travaux forcés et à d’autres
exactions graves, devrait – il bénéficier d’un édifice historique à Mfoa? Il va de soi que dans un
pays, un monument rappelle l’histoire héroïque d’un peuple. Il est un élément unissant du peuple. Il
est un point de repère. Il est la raison d’être du peuple et le principe même, de ses ambitions les
plus élevées. Que nous dira celui de De Brazza lequel est au reste plus grandiose que celui de la
``Gloire Immortelle, Marien Ngouabi``? Manifestement, celui - ci rappellera à toutes les générations,
la vie du précurseur des hommes de la race supérieure venus nous civiliser. Au demeurant, si en 1880,
De Brazza avait planté le drapeau de sa patrie d’adoption, en 2006, les restes de De Brazza viennent
rassurer la même nation que le Congo lui appartient plus que jamais. En attendant une autre conférence
de Berlin, cette énième mission de Savorgnan De Brazza est nécéssaire à un moment où la plus grande
puissance du monde, comme Stanley à l’époque l’envisagea, veut sa part dans le golfe de Guinée.
Nos maîtres perspicaces, tiennent à se tirer d’affaire via leurs amis locaux, nos compatriotes mal éclairés. Il s’agit de déculpabiliser le colon, endormir les consciences congolaises et invalider les éventuelles réparations
D’autre part, il me semble que les commanditaires de Brazza craignent d’être rattrapés par l’histoire
car les descendants des peuples opprimés ont commencé à dénoncer les pratiques barbares des
colonisateurs à travers les siècles. Bien plus, la cour internationale ne s’arrêtera pas aux seuls cas
de la Serbie et du Rwanda. Les auteurs de la traite des nègres, les commerçants mercantiles seront
aussi entendus. Ce faisant, nos maîtres perspicaces, tiennent à se tirer d’affaire via leurs amis
locaux, nos compatriotes mal éclairés. Il s’agit de déculpabiliser le colon, endormir les consciences
congolaises et invalider les éventuelles réparations. De sorte que l’histoire éviscérée à réécrire en
Octobre 2006, retiendra que les exactions coloniales étaient l’œuvre exclusive des Makokos et leurs
descendants, y compris leurs amis actuels; ceux–ci, comme les anciens rois des côtes ouest-africaines qui avaient participé activement à la traite des noirs, ne mesurant pas à-temps, les
conséquences de leur course effrénée vers le prestige. La conférence euro - centrique en Octobre 2005,
consacrée à Savorgnan de Brazza au parlement d’Udine en Italie en l’absence notoire d’historiens
Africains arrive à point nommé.
Ces voix de l’occident qui s’élèvent aujourd’hui pour présenter Brazza
comme un homme de bien pour le Congo, ne prouvent pas du même coup que ces errances de Brazza et
autres Stanley, en Afrique, ne s’inscrivent pas dans les appétits fortement ressentis en Europe, du
pillage planifié et systématique de l’Afrique. Bien plus l’autonomie octroyée à l’histoire en tant que
matière par le système économico - politique dominant, dominateur, monopolistique et monopoliste lui
permet de dire de la manière la plus décente, les choses les plus indécentes. D’où la commission
Congolaise en la circonstance dirigée par un historien choisi sur mesure, devant concevoir et
entériner scientifiquement l’humanisme de Brazza à partir d’un docudrame. Ainsi comme le pense Renan,
la science de l’historien est ici faussée et surprise en flagrant délit de complaisance car elle n’est
pas dispensée de donner des avis sur des problèmes, où sont engagés tant d’intérêts !
Mais aujourd’hui plus qu’hier, il nous faut interroger notre échange avec le colon. Simplement il
faut se demander qui fait quoi à qui pour ne plus tomber dans le piège de Makoko, des dettes
sempiternelles et des guerres interminables. Si Makoko est pardonnable pour son innocence et son
ignorance en relations internationales, quoiqu’il eût selon certains, compris les avantages de
l’ouverture au monde, nous autres, scientifiques, économistes, écrivains, historiens, etc., en l’état
actuel de nos instructions et cultures, serons à jamais bannis de la société pour très haute trahison
et au pis plus diminués devant d’autres communautés humaines. Pour remettre les choses à l’endroit, il
serait plus commode de construire un musée d’histoire sans parti pris, car une symbolique sur ce
traité, sans Makoko Ilo est manifestement incomplète. Il ne s’agit nullement de refaire une virginité
à Brazza, comme un Avocat à la cour ferait d’abord des dithyrambes sur le passé de son client pour
ensuite demander en faveur de ce dernier des circonstances atténuantes, mais simplement de dire la
vérité.
Somme toute, si une constante des peuples colonisés est le regret du passé colonial savamment
entretenu par la misère institutionnalisée, nous n’allons pas tout de même nous laisser convaincre que
la vie était meilleure au temps du colon pour ensuite appeler de tous nos vœux le retour du maître.
L’occidental Jean Paul Sartre n’affirme-t-il pas détester les victimes qui respectent leurs
Bourreaux ?
Par Barnabe Ngabe
BsC, MsC, Ph.D, Chercheur Scientifique
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La consécration du colonialisme dans un seul pays d'Afrique : le Congo
Par Dr Loubelo
L’histoire a fini par rattraper un homme, un proche et fidèle du commandant Marien N’Gouabi. N’Gouabi
avait un rêve : renforcer les conditions d’instauration du Marxisme-léninisme au Congo après les
périodes floues ou de désordre du socialisme bantou instauré par Massamba-Débat et sa clique de
marxistes de quartier responsables de plusieurs crimes.
N’Gouabi ou le petit homme comme l’avait surnommé un jeune congolais avait un dégoût de la
bourgeoisie à la congolaise et un mépris de l’esprit petit bourgeois qu’affichaient une minorité de
cadres congolais et une majorité d'officiers supérieurs militaires de l’APN. N’Gouabi voulait
s’attaquer à la forteresse « France » en lançant lors de meetings publics au boulevard des armées que
l’impérialisme français était la cause des malheurs des pays africains francophones qui cherchaient
leur indépendance et de leur sous-développement chronique. Il avait donc décidé de renforcer les liens
de coopération avec la Chine, la RDA, la Pologne, Cuba, l’URSS… dans les années 70.
N’Gouabi avait un rêve : renforcer les conditions d’instauration du Marxisme-léninisme au Congo
Pendant ce temps le permis de prospection du sous-sol congolais accordé malheureusement à une
entreprise française Elf-Congo relevait que le sous-sol des fonds marins proches du Congo allaient
transformer le petit pays en Emirat du Golfe de Guinée ! Pris de vertige comme un gagnant de loterie,
Marien N’Gouabi se mit à promettre au peuple congolais la sortie du tunnel de la pauvreté : il n’y
aura plus de chômeurs au Congo ! Maladroit il va continuer de s’attaquer à l’impérialisme français
pour gagner la confiance et le soutien du peuple congolais. Il était en train de scier la branche sur
laquelle il était assis. Il semble naïf comme un écolier.
La preuve est qu’il avait repris les études
de physiques tout en étant président de la République, comme s’il pouvait échouer à la faculté des
sciences devant ces assistants qui lui faisaient plutôt la cour pour avoir une situation confortable
dans la société congolaise. Il découvrit une passion pour l’énergie solaire, oubliant pendant ce temps
que l’impérialisme français avait une taupe dans les murs des bâtiments de la République ou de sa
résidence privée ! Cette taupe ou « Collabo » qui ne criait jamais à tous les meetings : « A bas
l’impérialisme » était toujours tiré à quatre épingles, montrant ses goûts pour la société française où
il rêvait être considéré comme un Napoléon ! Il jouait au docile serviteur pour attendre sagement son
heure de gloire. Il attendra longtemps tout en servant loyalement le commandant Marien. Plusieurs
coups d’Etat seront déjoués sans doute grâce à lui, et peut-être orchestré par lui pour tester
l’efficacité du maître ! Plusieurs grands meneurs sont graciés par le généreux N'Gouabi, il en est de
même des étudiants impliqués dans ces actions violentes. Ils seront tous heureux de retrouver le
chemin de la faculté pour ceux qui étaient étudiants.
Pourquoi ? Mais pourquoi ?
Ce Collabo ou taupe congolaise de l’impérialisme
français dans les murs des bâtiments de la République va gravir tous les échelons de promotion sociale
au sein de l’armée populaire nationale et de la société : il sera plusieurs fois ministres sans avoir
obtenu les plus grands diplômes de l’époque. La confiance lui était totalement aveugle jusqu’à ce 16
mars 1977. Dans son état-major surveillé comme la Maison blanche ou le Pentagone, le commandant Marien
N’Gouabi est assassiné par les siens : le clan. Comme par hasard la taupe, ministre de la Défense
n’est pas au Congo. Il faut brouiller les cartes, les comploteurs vont semer le doute pour essayer de
calmer la population, surtout la tribu dont est originaire l’égorgé commandant Marien N’Gouabi. Mais
on ne plaisante pas avec la mort ! A la déclaration publique du décès du commandant Marien, par un
tour de passe-passe la Constitution congolaise n’est pas appliquée : elle est violée par les officiers
militaires regroupés au sein du CMP parmi eux la taupe ou le Collabo.
En effet c’est un comité
militaire du parti qui prend les affaires du pays en main. A sa tête le cousin de tribu du défunt
commandant. La taupe restera toujours assez éloigné mais pas très éloigné pour ne pas rater le saut
sur sa nouvelle proie. Deux ans de patience, la taupe organise la chute du Président du CMP qui
restera une dizaine d’années à l’ombre dans un trou à rat sans le moindre procès. Le droit humain
n’est pas au cœur de ses réflexions de la taupe de l’impérialisme qui prend les rênes de la nouvelle
République. Le Marxisme-léninisme est presque banni, Elf lui ouvre les robinets du pétrole, la
bourgeoisie du nouveau clan apparaît. Le président aimé par la France, ami de Chirac et frère
maçonnique règnera sans partage pendant 12 ans et sans la moindre inquiétude d’un coup d’Etat. De la à
penser qu’il serait à l’origine de ces coups d’Etat qui déstabilisèrent le commandant N’Gouabi, il n’y
a qu’un pas.
Cette taupe ou « Collabo » qui ne criait jamais à tous les meetings : « A bas l’impérialisme » était toujours tiré à quatre épingles
Oublié par ses parrains, son règne s’achèvera brutalement à la surprise générale lors de la
conférence nationale souveraine. Il vivra en France et restera à l’abri du sous-développement
congolais pendant 5 ans, de 1992 à 1997, le temps de réaliser qu’il a été abandonné par les siens. Il
va supplier ses maîtres qu’il fera mieux en les servant plus. En 1997, aidé militairement et
financièrement il chassera le président Lissouba, politicien maladroit des années 60, et ceux qui
l’avaient rejoint. Ils sont toujours en exil jusqu’aujourd’hui, sauf quelques traîtres qui ont rejoint
le camp de guerriers victorieux faute d’adversaires valeureux. Cela fait presque 10 ans que les
frontières du Congo leur sont fermées. Pour montrer que l’homme fort de Brazzaville est resté fidèle à
ce qu’il avait promis à ses parrains et pour montrer sa fidélité à l’impérialisme décrié dans les
années 60-70 et au colonialisme, il va à contre-courant de l’histoire de la colonisation qui secoue
l’Afrique et l’ancien empire français dès l’adoption de la loi Taubira en vidant le trésor public du
Congo pour construire le mausolée du colonisateur du Congo oublié par l’empire colonial français en
terre algérienne en 1905. C’est au pays de la misère où le sous-développement n’a fait que s’empirer
que reposera désormais l’oublié de la France coloniale (il y a bien une raison à cet abandon !)
C’est la plus grande construction du Congo surplombant les rives du fleuve congo alors que le Congo manque
de tout : les élèves n’ont pas des bancs, ni tables, les malades les médicaments, les populations
n’ont pas d’eau potable etc.
Une véritable taupe de l’impérialisme séjourne dans les bâtiments de la République du Congo depuis
plus de 40 ans. Le peuple congolais est invité à s’en débarrasser en 2007 et 2009 avant que la
recolonisation qui a débuté depuis 2002 soit la seule issue choisie par la taupe et ses
collaborateurs.
Dr Loubelo
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