« Nous sommes là pour embêter le monde. Nous mettons du sel dans les blessures et des cailloux dans les chaussures. Nous cherchons le mauvais côté des choses car du bon côté, les attachés de presse s'en chargent. » Horacio Verbitzky, journaliste argentin.
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Mpila répond à " Mwinda "
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Vendredi 10 février, 6h00
M. Thierry Moungalla, Conseiller Spécial du Président de la République du Congo, répond à " Mwinda ".
Lors d’un précédent article, nous écrivions ce qui suit :
« Le 26 janvier 2006, M. Thierry Moungalla, Conseiller Spécial du Chef de l'Etat pour les questions de jeunesse, a organisé à Pointe-Noire, une causerie-débat reprise par Digital Radio Télévision (DRTV du général Norbert Dabira), dont le thème était centré sur le pétrole et l'accession du Congo au point de décision. Pendant 45 minutes à la télévision, Thierry Moungalla, a fustigé principalement les « fonds vautour », Mme Sarah Wykes et Christian Mounzéo, dont le combat seraient le même. Il a également expliqué aux populations de Pointe-Noire que si jamais, le Congo n'atteignait pas le point de décision, les fonctionnaires ne prétendraient plus avoir leur salaire, les retraités n'auraient plus leur pension, les jeunes n'auraient plus l'emploi qui devrait logiquement suivre la réduction de la dette, le Congo sera complètement à genou et cela à cause des activités des « fonds vautour », et aussi des écrits au FMI des personnes précitées ».
Nous ajoutions en outre que des opérations de dénigrement ressemblant à des campagnes d'appel au meurtre (des faits confirmés par un document de la Coalation " Publiez ce que vous payez ", lire ci-dessous) étaient organisées par des représentants du gouvernement « sur le même registre que les propos qui ont été tenus publiquement par le ministre des Finances, en septembre dernier, à l’encontre de MM. Christian Mounzéo et Brice Makosso, les représentants de la Coalition Congolaise Publiez ce que Vous Payez ».
Ce texte nous vaut aujourd'hui une réponse de M. Thierry Moungalla, conseiller spécial du chef de l’Etat congolais. Voici ce qu’il écrit :
Bonjour à la Rédaction de Mwinda !!!! Mes meilleurs voeux pour l'année 2006.
J'ai lu avec intérêt votre article sur les supposées menaces qui pèseraient sur Messieurs Makosso et Mounzeo de l'ONG RPDH et Publiez ce que vous Payez. Dans cet article, vous me mettez personnellement en cause, insinuant que je participerai à une sorte de campagne de calomnie contre ces personnes, campagne qui irait jusqu'à des menaces et des intimidations à leur endroit...
Je m'étonne que ce que vous présentez d'ailleurs vous-mêmes comme une tentative d'explication sur la question des " fonds vautours " soit, dans le même élan, qualifié de tentative de manipulation et taxée de campagne supposée menée contre MM. Mounzeo et Makosso...
Je m'étonne également que vous nous reprochiez d'avoir engagé un débat citoyen sur cette question. Quand vous publiez des opinions tranchées sur la gestion du pays, vous affirmez, à bon droit, qu'il s'agit d'édifier le peuple sur votre jugement quant à la qualité de cette politique. Quand le pouvoir reste silencieux, vous lui reprochez ce silence, qui cacherait de sombres turpitudes; quand il s'exprime, il aggrave son cas à vos yeux. Allez comprendre...
Quand le gouvernement se défend, explique les tenants et les aboutissants de tel dossier d'importance nationale, cela devient sous votre plume, une campagne de manipulation, ou des menaces contre x ou y...
Quand MM. Mounzeo et Makosso, informateurs patentés de Global Witness, accusent deux hauts-fonctionnaires de concussion, jettent l'honneur de ces derniers aux orties, c'est un acte patriotique à vos yeux. Lorsque ces fonctionnaires, soumis au devoir de réserve, et dans l'impossibilité de répondre à cette campagne de dénigrement, voient des personnalités publiques tenter de rétablir les faits et de laver leur honneur, c'est pour vous une agression... Quid de la démocratie ? Quid de l'objectivité ???
Je m'étonne enfin que vous ne publiiez AUCUN article, ni même entrefilet sur le litige qui oppose M. Mounzeo à ses collègues de l'ONG RPDH. Ces derniers, par ailleurs très critiques envers le gouvernement congolais, ont suspendu M. Mounzeo de ses fonctions de président du bureau de cette ONG, et ce pour malversations financières. Est-ce là un exemple de la " transparence " tant vantée par M. Mounzeo ?
A cet égard, et pour savoir ce qu'il en est de cette sombre affaire opposant M. Mounzeo à ses collègues, je vous renvoie à la lecture de " La Rue Meurt " et du dernier n° de l'hebdo brazzavillois, " Epanza Makita ", tous deux peu suspects de complaisance à l'égard des autorités....
Bien entendu, je gage que vous voyiez là également, une manoeuvre et une manipulation du pouvoir.
Sans rancune.
Thierry Moungalla
Conseiller Spécial du Président de la République du Congo
Notre réponse
La déontologie et la simple correction commandaient que nous accordions ce droit de réponse à M. Thierry Moungalla. C’est fait.
Hors toute vaine polémique, gageons que M. Thierry Moungalla se battra pour accorder à son tour non pas un droit de réponse à M. Mounzéo dans les mêmes conditions que celles qui ont prévalu lors de son intervention sur la télévision de M. Dabira, c'est-à-dire sans contradicteur – un monologue propagandiste que l’intéressé qualifie abusivement de « débat citoyen » -, mais qu’il s’engage à organiser un débat télévisé dans les médias que chacun sait libres au Congo. Un débat contradictoire sur la gestion du pétrole dans notre pays. " Mwinda " prend à témoin l'ensemble des Congolais. On attend...
Nika Mabiala
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« Les fonds vautours » : Prétexte à des opérations d’appauvrissement des populations congolaises !
Au sujet de la gestion du pétrole congolais, questions simples posées au gouvernement par la Coalition " Publiez ce que vous payez ", suite à l'aveu de M. Mvouba, Premier ministre, qui a reconnu que le gouvernement avait été obligé de dissimuler une part importante des revenus pétroliers afin de se préserver des fonds vautours :
- Pourquoi la vente du pétrole à ces sociétés écrans se fait à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur le marché international ?
- Pourquoi les sociétés écrans de Monsieur GOKANA font elles des prêts à des taux exorbitants à la SNPC, avec des délais de remboursement très courts (vingt sept jours) ?
- Pourquoi les revenus issus de ces transactions ne sont pas virés directement au Trésor public mais d’abord dans les comptes privés de l’Africa Oil and Gas Coorporation via BGFI banque Gabon ?
- Pourquoi avoir caché l’existence de ces sociétés écrans aux parlementaires représentants légaux du peuple congolais, seraient t-ils devenus eux aussi des ennemis de la République ?
- Pourquoi l’omniprésence des membres de la famille présidentielle dans le circuit de commercialisation du brut congolais et dans la direction des affaires pétrolières ? N’y auraient ils pas d’autres Congolais formés dans ce domaine ?
Lire la suite dans la note de la Coalition congolaise " Publiez ce que vous payez " (doc word)
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