Envoyer cette page à un ami :
Retour
|
Contact
|
Forum
Journal de l'A.DE.CO.F
Le projet
Pour l'alternance
Infos du pays
Dépêches IZF
Dépêches IRIN
Partenariat
Envoyer à un ami:
Email du destinataire:
Votre nom :
Votre email:
Un peu de littérature
Mercredi 8 mars, 8h00
« Le triomphe de Magalie » : roman d’une adolescente qui bouleverse adroitement les traditionnelles techniques du genre romanesque
On salue de temps en temps au podium des écrivains congolais l’arrivée des nouveaux jeunes talents qui s’aventurent résolument sur le sentier battu de leurs aînés de renom à l’instar d’Alain Mabanckou. On compte dans la liste des nouveaux venus qui donnent à découvrir et/ou à redécouvrir le Congo, celle que certains écrivains espéraient rencontrer au Salon du livre de Paris, l’adolescente Calissa IKAMA, auteur du roman intitulé Le Triomphe de Magalie, paru dans la collection lettres nouvelles aux éditions Lémba en 2005.
Le Congo : Une terre à découvrir et à redécouvrir par ses talents
Le temps s’égrène. Les rencontres littéraires se multiplient et se succèdent ainsi que le troc de leur propos qui se livrent en toute nudité à la réflexion. A ce titre, on ne saurait en spécialiste ou en vrai dilettante de la littérature africaine –francophone au-delà, résister à la belle et ensorcelante tentation de loger dans l’enseigne de stupéfaction que les écrivains Sami Tchack et A.Waberi se sont fait part belle suite au constat, non moins aigre, selon lequel l’adolescente écrivain auteur de : Le triomphe de Magalie n’a pu être retenu parmi les écrivains francophones invités d’honneur au salon du livre de Paris du 17 au 22 mars 2006.
Tête voilée d’un talleth de mèches, perle au cou, l’œil inspiré et discret, Calissa IKAMA vient du Congo Brazzaville, terre que Seydou Badian, sans le moindre effort de pythie, reconnut fertile et daigna hardiment lui faire une libation d’encre suintant aux éclats dans son Congo terre généreuse, forêt féconde paru aux éditions jeune Afrique en 1983. Cette terre, aux grands arbres qui cachent les forêts vierges, ces auteurs illustres de Cœur d’Aryenne, Mauvais sang, La vie et demie, Le pleurer-rire , Les racines congolaises, La Marmite de koka Mbala, Johnny chien méchant, Les exilés de la forêt vierge , L’ Oseille, les citrons, Sur le chemin des hommes, Les fleurs des lantanas, Verre Cassé, L’impasse ,Désir d’Afrique, Témoignage, Déjà le sol est semé (Préface d’Alain Mabanckou), L’oiseau sans arme …imprégnés respectivement du sceau du doyen des écrivains congolais Jean Malonga, de Tchicaya U Tam’si, de Sony Labou Tansi, de Henri Lopez, de J.B Tati Loutard, de Guy Menga, d’Emmanuel Dongala, de Makouta Mboukou, de Maxime Ndébéka, de Théophile Obenga, de Tchichelle Tchivela, d’Alain Mabanckou ,de Daniel Biyaoula, de Mongo Mboussa, de J.B Bilombo Samba, de Léopold Congo Mbemba, de Marie Léontine Tibinda…est d’une générosité luxuriante, tellement luxuriante que tout germe avec une resplendissante et majestueuse verdeur au point où les adolescents et adolescentes – qui seraient des Rimbaud, Minou Drouet, Mozart…nègres pousseraient ,comme le champignon palmiste ,de son fémur irrigué par les effluves efficientes du Fleuve Congo et de la Mer , avec une saine maturité géniale que se souvenait d’avoir eu J.P Sartre dans Les Mots .Cette ingéniosité qui se peut déployer sur des domaines disparates est, comme dans bon nombre de pays africains, hélas ! très souvent, hors auvent, lésée par les fous vents de la sorcellerie quand elle ne l’est par les cruels pets obusiers ou l’absence peu sibylline des conditions adéquates d’épanouissement de leur noble intellect. Bref !
Pour en revenir à la littérature, domaine qui faisait se dire L.S Senghor qu’un de ses genres, en l’espèce la poésie était « la plus grande grandeur du Congo », se peut-il que vous ayez claire souvenance, tout comme notre personne, si le cloaque de la mémoire ne suinte à regret, que l’un des premiers fragments de poèmes publiés dans le tout premier numéro de la revue Liaison - organe des cercles culturels de l’Afrique équatoriale française- de juillet 1950, était d’un adolescent congolais de douze ans en la personne du journaliste, homme de lettres, homme politique Claude Ernest N’dalla.
A lire
A la découverte de Calissa IKAMA in Le triomphe de Magalie
(doc word)
*********
Des rires sur une larme
de
François Bikindou
L’Harmattan, 145 p., 14 €.
Décider de prendre le chemin de l’exil n’est pas chose facile, même quand sa propre vie est directement menacée. Mais trouver sa place dans un pays d’accueil réserve aussi bien des vicissitudes, que décrit, dans son premier roman, le journaliste François Bikindou, ancien correspondant de La Croix au Congo. « Homme du passé qui traîne son histoire », souvent lourde de frayeur, l’exilé doit aussi être celui du présent, « le transplanté, qui cherche à se construire ». La Grande-Bretagne qu’il dépeint n’est pas le paradis des demandeurs d’asile vanté par certains. Démarches complexes, incompréhensions, exploitation de la détresse des exilés sont le lot commun. En filigrane apparaît la « mauvaise gouvernance » à l’africaine, qui transforme les lucides restés sur place en exilés de l’intérieur.
" La Croix "
, Jeudi 2 mars 2006.
****
" Mwinda " vous a déjà signalé ce roman qui raconte l'histoire d'un journaliste poussé vers l'exil. Le motif ? Il voulait diffuser sur les medias la cassette enregistrée d'un général "pris en otage" par une rébellion sévissant dans le pays.
Lire
notre précédent article
et
quelques extraits
*********
Césaire pour le Prix Nobel ?
Lu dans le magazine français
Marianne
(07/03)
" Deux universités, l’une belge, l’autre norvégienne, parrainent la candidature du chantre de la négritude, ancien député-maire de Fort-de-France.
Selon le journaliste et écrivain Serge Bilé, le nom d’Aimé Césaire aurait été proposé par deux universités, dont l’Université libre de Bruxelles, pour le prix Nobel de la Paix 2006 dont le lauréat sera désigné en décembre prochain. Ces deux universités, l’autre est norvégienne, font partie des institutions habilitées à proposer au jury du Comité Nobel les noms de personnalités dont l’œuvre peut être récompensée par pareille distinction.
Selon Serge Bilé, Aimé Césaire, aujourd’hui nonagénaire, tout en se déclarant flatté de cette proposition, serait plutôt enclin à la refuser : «
Je mesure l’importance de cet honneur, mais je me demande si je serai capable de faire face, si je serai capable d’assumer les obligations qui découlent de cette éminente faveur
» ".
***********
Décès de Ray Baretto
Un décès passé hélas inaperçu : celui de l’américain (portoricain) Ray Baretto, un Blanc joueur de tam tam (congas) et qui en était devenu un maître, à l'instar d'un Mongo Santamaria. Artiste de musique afrocubaine (salsa), il frayait avec le jazz. Ray Baretto a joué avec tout le monde : Dizzy Gillespie, Tito Puente, Charlie Parker, les Rolling Stones…
Celui qu’on appelait « manos duros » (mais dures) est mort le 17 février dernier, à 76 ans.
Copyright © Mwinda Janvier 2005 Tous droits réservés.
Conception et Réalisation de Marcel Bikouta