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Journal de l'A.DE.CO.F
N’ayez pas peur !
Les peuples opprimés finissent toujours par s’émanciper et faire tomber ceux qui les oppriment. Tout système corrompu trace la voie de son propre péril et aucun spectateur extérieur, en fût-il le générateur, ne peut lui prêter secours au moment de sa déchéance. N’ayez pas peur !

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Webmaster  vendredi 2 septembre 2005, 19:50
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Kitmien  vendredi 2 septembre 2005, 19:50
Bravo à l'auteur de cet article qui à mon avis touche parfaitement du doigt notre problème au Congo Brazzaville.
Je ne saurais jamais assez recommander cet article autour de moi.

Il y a cependant un point qui me parait important de développer ou simplement d'enrichir/
Celui où il donne une recette pour " se libérer la conscience, avoir une conscience indomptable".

Le fait de dire silencieusement chaque jour dans sa conscience n'est toujours pas accessible à chacun d'entre nous, je crois. Il est aussi possible de se convaincre chaque jour qu'un acte posé par un gouvernement ou un haut responsable du pays n'est pas susceptible d'apporter du bien au plus grand nombre de congolais. Il est facile de juger que la vie menée par nos responsables n'est pas susceptible d'être prise comme exemple tant elle n'est tournée que vers le bien être personnel ou familial. Les actions évidentes que chacun de nous peut attendre légitimement d'un gouvernement qui ne font pas partie des préoccupations de nos dirigeants doivent être mémorisées et nous pousser à les voir comme des incapables à servir le bien commun.

Bref, nous devons systématiquement relever tous les manquements des gouvernants de façon à les juger du fond de nous mêmes comme des gens incapables d'apporter la moindre contribution pour l'amélioration de notre vie commune et que par conséquent rien en nous ne doit permettre une quelconque considération de leurs agissements. Nous dire résolument que ce n'est pas sûrement pas ceux ci qui nous permettront d'atteindre notre bien être raisonnable commun...

A la prochaine..

 

Joël MAFOUTA  vendredi 2 septembre 2005, 19:50
Très bon article. J'invite les Congolais qui aspirent au vrai changement de le lire et relire. Nous devons tous nous engager dans ce processus de conscientisation, si nous voulons sincèrement et efficacement participer à la reconstruction de notre pays. Une reconstruction dans la Paix, le Dialogue et le Respect d'autrui. Force est de constater que les maux de nos sociétés persistent, parce qu'individuellement, nous ne parvenons pas à gérer dans l'équilibre, toutes formes de situations confondues. C'est ainsi que l'orgueil et l'égoïsme assaillent insidieusement nos vies depuis le début des temps. Cet état de fait constitue le véritable fléau contre lequel tout homme doit diriger ses efforts avec discernement et tolérance s'il souhaite, sincèrement devenir un homme ou une femme libre et respecté(e). Il nous faut donc, pour chaque être humain que nous sommes, de traverser le miroir qui nous sépare de l'état d'être à l'état de devenir. Sur ce, les hommes politiques, doivent entamer une nouvelle croisade dont l'objet essentiel serait la conquête de la dignité, la grandeur et la noblesse de l'autre. Ainsi, ils pourraient justifier qu'ils sont ces éclaireurs qui montrent la voie à suivre, celle des bâtisseurs et non pas être des marionnettes dont les fils sont tenus par d'autres. C'est donc en toute liberté que les Congolais doivent puiser dans l'héritage commun de l'humanité, en ne se laissant guider que par des notions d'utilité, d'efficience. Ensemble, réveillons notre conscience et relevons nos têtes et nos manches, pour travailler et construire un Congo libre et adulte dans ses actes.

Joël MAFOUTA
Président du RLBC " Forces nouvelles ".
 

Hervé  samedi 3 septembre 2005, 06:38
Article très intéressant, réfléchi, surtout dans la partie « Une démarche individuelle déterminante ». Il devraient inspirer l’opposition et ses chefs. Ceux qui trouveraient l’article trop long pourraient se contenter de lire cette partie là, la dernière) pour comprendre la démarche de l’auteur que je résume. Ceux qui veulent que cela change doivent commencer à refuser dans leur conscience la légitimité de ce pouvoir. « En observant les révoltes populaires, il n’est pas absurde de penser que la force d’un soulèvement et l’éveil de l’esprit naissent d’une insoumission secrète de la conscience individuelle qui opère un dépassement prométhéen des systèmes établis et des idées qui en découlent. Lorsqu’un système corrompu croit vaincre physiquement et à travers des machinations, la conscience individuelle de chaque citoyen peut refuser d’absorber ce dont le système veut la nourrir. Dans les faits, c’est refuser en soi la validité, la légitimité et les politiques du régime de corruption. »

« Quelle est donc l’action à entreprendre pour enclencher une indépendance personnelle d’abord, et sociale ensuite ? La révolte populaire constitue un mouvement collectif des consciences individuelles qui trouvent le système inadéquat et oppresseur, et refusent ainsi de lui accorder le dernier mot. Pour être plus concret, chaque individu qui croit que les choses doivent changer au Congo Brazzaville doit nier dans sa conscience la légitimité du système politique en place et de ceux qui le gèrent. Dans le secret de sa conscience indomptable, chaque citoyen qui sent la nécessite du changement doit refuser de reconnaître le titre de Président en celui qui est aux commandes des affaires publiques dans le pays, ainsi que les titres des autres au pouvoir ».

Franchement Monsieur Kimbembe nous livre là un « modus operandi », quelque chose de concret pour aller de l’avant. A nos amis vous pouvez résumer juste cette parte là de la « Une démarche individuelle déterminante » et l’expliquer à tous ceux qui veulent que cela change. Inspirons nous de ce qui a marché ailleurs en effet et étudions pourquoi et comment cela a marché. Merci Ya Tchimbembé.
 

Beni  samedi 3 septembre 2005, 07:40
Votre article est très intéressant, voire l'analyse de certains points soulevés.

Vous me permettez quand même une notation:...L’Afrique du Sud a subi l'apartheid pendant des siècles pour le BIEN vouloir des Blancs de s'emparer de la richesse du pays, qui n'ont pas voulu la partager avec la majorité de la population. Déchu ce régime
il n'était pas aussi sage de massacrer cette minorité, tant bien même criminelle mais nécessaire, pour le développement du pays.

Au Congo, par contre, règne le tribalisme voulu par les dirigeants congolais eux-mêmes; pour cause chaque Parti politique au Congo a une tendance régionale. La jeune Démocratie congolaise ne voit que la personne de sa Région et non ne connaît guère le Programme des prétendants. Le tribalisme est bien pire que l'Apartheid dans sa forme. A cette allure les guerres ne finiront jamais dans ce pays; c’est plutôt: «DIVIDE ET IMPERA", (Divise et tu domineras, pour les amis qui ne parlent pas latin).

DISCITE JUSTITIAM MONITI, ET NON TEMNERE DIVOS...chers congolais......FIAT IUSTITIA ET PEREAT MUNDUS!!!!!!

 

R de Koln  dimanche 4 septembre 2005, 00:06

Bravo à monsieur KIMBEMBE,

Car à l'heure ou beaucoup de congolais se posent des questions sur le devenir du Congo que vous nous présentez une analyse pointue sur le plan économique politique et social.

L'analyse tombe vraiment juste car nous avons une classe politique qui ne mérite pas vraiment le respect et qui se
confond avec la classe des fonctionnaires. Nous n'avons plus guère que des petits marquis pour nous gouverner avec, à côté d'eux, certains magistrats qui ont oublié leur fonction de serviteur de la république pour celle de serviteur tout court.
Je profite de l'occasion pour dire bravo au journal Mwinda car après un jugement rapide avec un taux d'adrénaline
accentué j'avais condamné la censure dès la première heure. J'avoue que même dans les démocratie les plus poussés la
censure existe.

Au moins nous ne lisons plus les bêtises de certains compatriotes.

Merci
 

Le vent tournera un jour  mardi 6 septembre 2005, 05:41
Il est vrai qu'il faille que l'on soit patient jusqu'à l'écroulement du pouvoir de l'homme des masses, le vénéré Sassou N'guesso. Mais face à leur bilan que ferons-nous, nous les peuples opprimés ? Bien entendu que la raison primera en ces moments là : pas de vengeance, pas de reprise de guerre ni même de chasse aux sorcières car ce petit Congo, qu'il aura détruit et livré à ses amis charognes français, se relèvera de ses cendres.

Il faudrait une autre politique afin qu'on puisse vite rattraper le peu de temps qui nous reste pour nous adapter à la vitesse de la mondialisation qu'on nous impose. En ce moment là, il ne faudrait pas avoir peur de prendre de grandes décisions qui feront que le pays puisse s'offrir un peu de marge de manoeuvre en vue de gérer au plus urgent des restes que Sassou nous aura laissé. Ce n’est vraiment pas raisonnable de vivre cette politique dans nos pays où nous connaissons tous, qui sont ceux qui nous font du mal, mais nous ne nous organisons pas pour l'éviter, bien au contraire.

Il nous faudra beaucoup de courage et d'unité pour faire bloc et décider ensemble des grands changements en Afrique, sans avoir peur de qui que ce soit. Nous avons assez souffert !

Kimpéné Ya CONGO
 

Annicet N.P.C  jeudi 15 septembre 2005, 14:21
Ouf ! Enfin une analyse qui peut faire l'unanimité. Ce serait une bonne chose si nous congolais pouvons partager tous cet avis afin de préparer une véritable alternative pour le Congo. Je pensais aussi comme l'auteur de cet article l'idée selon laquelle, le renversement du régime corrompu de Brazzaville ne doit pas passer par l'utilisation des armes ou une intervention purement militaire. Car ce régime est en train de donner aux congolais la corde avec laquelle il sera pendu. L’illustration la plus nette est bien évidemment le verdict du fameux procès du Beach de Brazzaville. Bien que la peur tout comme le doute ont une valeur scientifique, nous, congolais devons cadrer notre peur, la surmonter. A force d'avoir peur on devient courageux.
Je pense enfin que cette réflexion n'est pas quelque chose de nouveau pour les congolais. Nous avons gagné la conférence nationale souveraine après un mouvement démocratique qui revendiquait une alternative à la politique du monopartisme. Ce n'était nullement le fait d'un mouvement militaire, des idées politiques. Gardons toujours en souvenirs les propos de MIANTONDILA Daniel " la pensée révolutionnaire est plus forte que mille soldats".
En somme, l'auteur de l'article commenté s'est malheureusement montré comme un véritable "prophète" alors qu'on est tous dans le même bateau. En reprenant les phrases attribuées au pape jean Paul II, il devait plutôt dire "n'ayons pas peur". Car en continuant dans le sens de "n"ayez pas peur" il s'exclut de la lutte.

 

Prométhée  mercredi 5 octobre 2005, 20:39
Voici un message fort intelligent et réconfortant à tous égards. C'est vraiment très encourageant de lire un tel chef-d'oeuvre car cela nous permet de recharger les batteries et de poursuivre notre idéal. Nous avons là du pain sur la planche.
 

Martial MATINGOU   dimanche 23 octobre 2005, 15:11
Je tiens à remercier l'auteur de cet article que j'avais lu avec beaucoup d'attention lors de sa publication.

Profitant de l'actualité du Congo avec le retour de Bernard Kolélas,je voudrais dire combien il est important d'avoir à l'esprit le concept de nation. De ce fait il est utile une fois le deuil passé(bien sûr),de ne pas reproduire les erreurs du passé.

L'engagement politique doit s'inscrire dans la durée. Les choix politiques déterminent l'avenir de la cité. En d'autres termes, le ou les choix futures de Bernard Kolelas devront s'inspirer de cet article pour ne pas compromettre les chances d'une véritable espérance pour notre pays.

Si l'on veut avoir une chance de rentrer dans l'histoire comme Nelson Mandela qui a su aller au delà de ses intérêts personnels il convient alors d'avoir une attitude de bon sens, celui de la majorité de ce peuple qui n'aspire qu'à une chose : le changement véritable. Wait and see...

 

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