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| NGOMA Mâ Diambou |
mercredi 8 mars 2006, 20:22 |
J'adresse toutes mes félicitations à M.Pierre PIYA BOUANGA pour la qualité naturelle de son interview auprès de Madame MBAYA. J'estime qu'aujourd'hui 8 mars, "journée de la femme", Mwinda ne pouvait pas faire mieux.
De bout en bout, Madame MBAYA donne son avis d'une façon détachée et tolérante. C'est une vraie leçon d'humanisme. Bravo !
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| Mutu N'kombo |
mercredi 8 mars 2006, 20:22 |
Une douce lobotomie(sens figuré) sur une femme Pygmée.
Ce sujet sur les Pygmées vaut une rédaction de mémoire d'Anthroplogie. Cette population en voie d'extinction se trouve présente dans toutes les régions ou presque.ILs sont présents dans la Sangha, la Likouala, la Cuvette-Ouest, les Plateaux Batékés, le Pool, la Bouénza, la Lékoumou. Que le Ministre Ngakosso pilote la rédaction d'un corpus qui aiderait à moderniser ces populations tout en gardant leurs us et coutumes! Voilà ce sur quoi se pencher au lieu de s'apitoyer sur le tourisme Congolais qui d'ailleurs est inexistant ou presque. Les autorités administratives(donc politiques) doivent mettre des mécanismes en place afin de briser ce carcan invisible qui lie le Pygmée au Bantou. Comment et pourquoi fermer les yeux sur cet esclavage à peine voilée? Dans leur thèse fondamentale sur l'ethnologie( le don, forme primitive de l'échange), Hubert et Mauss rappelent que celui qui donne un cadeau a barre sur celui qui le reçoit, qui devient donc son obligé. La seule façon de se libérer de cette quasi-servitude est d'offrir à son tour un cadeau d'une valeur au moins égale. C'est pourquoi dans les grandes civilisations sérieuses le mot "merci" n'existe pas, il n'y a que des obligations mutuelles. Le Bantou et le Pygmée ont des obligations mutuelles, donc existentielles et non des rapports entre dominant et dominé.
Aujourd'hui la désaffiliation touche au coeur même du "moi" Pygmée:filiation, procréation, différenciation sexuelle, intégrité du corps... Voilà donc que, l'un après l'autre, ces repères essentiels à la survie des Pygmées, se voient déconstruits par l'action ou l'inaction des pouvoirs publics. Voyez-vous ce cher compatriote qui a enfourché sa moto et pris son crayon pour aller interwiever Mme Mbaya dans sa forêt! Il n'a pas attendu des frais de mission ou une ambiance foraine pour réaliser ce petit exploit. Je vous dis que les réponses données par Mme Mbaya feront l'objet de grands débats d'Anthropologie dans les prestigieuses Universités de l'oncle Sam. Coup de chapeau, mon cher Bouanga! Mais fais quand-même à toi car nos autorités n'aiment trop qu'il y ait des gens comme toi qui mettent à nu leur imbécilité et leur incompétence. Conseils d'ami,mieux, de compatriote.
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| hennerick |
mercredi 8 mars 2006, 20:23 |
merci mwinda pour ce recit qui me va droit au coeur par rapport aux maux que vivent nos compatriotes que nous appelons babongo.à l'heure actuelle je pense que nous devons changer la vision de considérer ce peuple qui fait partie des notres,ils sont restés dans la forêt en conservant leur manière de vivre ,il n'est pas bon que nous les peuples bantous affranchis par la modernité nous puissions les supplanter,d'ailleurs nous sommes mieux placés avec tout ce que nous avons appris avec les blancs de les inserer dans notre socièté et trouver un contexte local où ce peuple pourrai avoir leur droit d'existence et de liberté comme tout citoyen congolais ,je dis bien que c'est nos compatriotes ,dans le villages proches des pygmées nos parents parlent presque les mêmes langues sauf avec quelque defaut de prononciation s'il faut que je le dise ainsi ,nous nous comprenons localement tandis qu'un mauritanien ,un ivoirien ne peut comprendre la langue vehiculée par les pygmées ,admettons le que ce sont nos parents restés à l'état primitif.je lance un cri d'alarme au gouvernement de brazzaville afin que cette question pygmées soit analyser ,que le gouvernement permette au moins la scolarisation des enfants pygmées et la gratuité des soins médicaux pour les femmes enceinte en difficultées. les pygmées dans les forêts de nos régions sont des congolais comme nous ,alors que nos copatriotes changent la manière de les considérer comme les sous hommes ,c'est une forme d'indiscrimination ,une xénophobie.nous avons lutté et nous luttons toujours afin que le racisme soit condamnable par la loi ,alors faisons de même pour nos proches ,lorqu'un blanc traite un noir de nègre ,de singe nous savons quelle douleurs nous endurons dans notre âme ,c'est le même sentiment voire même pire que les pygmées endurent.
je souhaite bonne fête de 8 mars à toutes les femmes ,les belles femmes du congo ,que vous êtes belles femme d'afrique ,femme du congo,les temps viendront où les temps vous reconnaitront comme mère du congo ,vous avez été battue ,violée et meurtrie par les ennemis du congo ,les moments viennent où votre réputation de femme sera restauré.
hennerick à malibu
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| Robert POATY PANGOU |
mercredi 8 mars 2006, 20:29 |
Je suis très touché par cet interview.
Je souhaite rentrer en contact avec l'interviewer pour une action personnelle.
Je demande à mwinda de bien vouloir me mettre en liaison avec ce digne professeur.
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| CHERIE |
mercredi 8 mars 2006, 20:29 |
Le congo est pourtant signataire de la declaration universelle des droits de l' homme dont voici un extrait.
Article 1 Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2 Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation...
Article 3 Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4 Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 15 Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 22 Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23 Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail...Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale...
Article 25 Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires...
Article 26 Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire...
Article 29 L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible...
La grande question est: LESQUELS DEMEURENT SAUVAGE AU POINT DE NE PAS RESPECTER OU FAIRE RESPECTER CES PRINCIPES ELEMENTAIRES, LES PYGMEES OU NOUS LES BANTOUES ?
NB: De sources tres sures j' apprend que Ngouniba dont maman Nkaya fait etat avait etudie en Europe et avait recu beaucoup l' assistance d' un certain Jean Baptiste Lineny, ex-senateur du Congo.
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| jakousi |
mercredi 8 mars 2006, 20:30 |
| Cher journaliste de mwinda je sui desolé de vous dir que vous perdés votre temps en assayons de montré la population Pigmé opprimé par des Bantous egoistes ignorant etc... vous etes un journal de l'opposition comment pouvez-vous assimilé le pouvoir aux Bantous je comprend votre mannière de manipulé l'oppinion des lecteur a quel jeu voulez-vous joué vous et moi sommes tous congolais quelle que soit notre ethni n'oublié pas que presque tout congolais a pour ancètre les Pigmés car cette population nomade est la première a s'etre instalé au Congo et les pays du voisinnage monsieurs du journal accentué votre haine sur autre chose que des fait divers merci votre lecteur le plus atentif.
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| Latendet |
mercredi 8 mars 2006, 20:30 |
| IL est temps que les Bantous acceptent les Pygmées comme voisins. Quelles sont donc ces manières de racisme qui consistent à considérer les autres comme des sous-hommes. Qu'on ne se plaigne donc pas si les Blancs et les gouvernants nous méprisent. Nous sommes tous des êtres humains. Le Pygmée par sa constitution biologique n'est pas différent du Bantou.L'Afrique a une leçon d'humanisme à donner au reste du monde. Cependant, celle-ci n'est possible que si l'on se débarrasse de multiples complexes et préjugés. UN homme quel qu'il soit est un frère. Sa rencontre ne peut que m'enrichir et me révèler à moi-même; sa culture devient notre patrimoine commun. Humains, nous sommes; humains, nous restons. Le Congo voire l'Afrique demain veut que ces barrières dressées par l'orgueil mal placé disparaissent. L'Autre est un frère, il m'édifie. Nos différences ne peuvent que me pousser à mon propre questionnement. Qui suis-je? Qu'est-ce que l'Autre? la culture? Et enfin si nous voulons bâtir une nation congolaise, c'est sans arrière-pensées que l'on doit ouvrir les bras pour étreindre le frère différent.
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| Jean-Pierre loundoubi |
mercredi 8 mars 2006, 20:32 |
Un État organisé devrait avoir une politique sociale en faveur des populations démunies. Dans le cadre d'une telle politique, les contributions financières exigées des parents dans la scolarisation de leurs enfants devraient exempter les Pygmées ou Babongo. La gratuité de leurs soins médicaux, de la maternité dans les hôpitaux et dispensaires du pays ainsi que celle des fournitures scolaires de leurs enfants devrait être garantie aux Babongo dans le cadre d'une telle politique sociale.
Une politique économique volontariste devrait impliquer les Babongo dans des activités d'économie sociale et communautaire en vue de leur assurer l'accès à des revenus garantissant leur indépendance financière et économique à l'égard des Bantous. Ces activités d'économie sociale et communautaire se dépoieraient sous l'encadrement et le soutien techniques des pouvoirs publics et de la coopération internationale décentralisée.
Enfin, les bantous doivent éduquer leurs enfants et s'éduquer à abandonner tout sentiment de mépris, tout préjugé défavorable à l'égard des babongo qui leur sont d'ailleurs semblables à bien d'égards. En tout cas, un bantou digne de cette appellation doit avoir une descendance pygmée. Alors, pourquoi ne pas aider les membres du groupe dont on descend à accéder aux biens faits de la modernité?
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| Dave |
mercredi 8 mars 2006, 20:32 |
Bel entretien qui attire l'attention sur de nombreux aspect de notre pays dont on ne parle pas assez.
Je pense en particulier de l'exploitation forestière sauvage qui détruit non seulement l'habitat de ces pygmés mais aussi notre richesse naturelle. Les congolais doivent prendre conscience que nos forêts et leur biodiversité sont précieuses et difficilement remplaçables.
Les étrangers viennet piller nos forêts et nos sous-sols et on n'en tire en fin de compte presque rien: 80% des congolais continuent de vivre en dessous du seuil de pauvreté, le Congo demeure un grand village, sans eau courante, sans electricité, sans infrastrustures routières, sans hopitaux, sans écoles respectables, sans chemin de fer digne de ce nom, et sans réseau de télécommunication crédible.
Et dans 15 ans nous n'auront ni petrole, ni bois, ni developpement. Que des dettes. Il faut en finir avec ces incaplables qui sont au pouvoir !!
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| Penemalela |
mercredi 8 mars 2006, 22:55 |
| Est-ce que nos amis de mwinda peuvent nous dire au moyen d'une enquête quelle est la part de responsabilité des pygmées dans l'accumulation de la dette extérieure du Congo ? Merci à quiconque pourra me donner la réponse !
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| Gervais |
jeudi 9 mars 2006, 04:47 |
Cet article est vraiment touchant pour comprendre réellement que l'homme est un véritable loup pour l'homme.
Déjà entre bantous on se hait.Certains se donnent l'étiquette de meilleurs ethnies par rapport aux autres,À PLUS FORTE RAISON AVEC CEUX QUI SONT CONSIDÉRÉS COMME DES SOUS HOMMES PAR DES FAUX BANTOUS.
Je vais dire que les Babongo sont des humains au même titre que nous,je ne vois aucune difference.je crois que le problème des minorités bafouillées est un problème qui coûte cher à certains pays dans le monde.le cas des autochtones en Amérique.Sans attendre que les Babongo se soient constitués en organisation ou groupe de pression organisés. Nos gouvernements devraient sévir tous ceux qui ne respectent pas les notions inhérentes aux droits de la personne humaine.
Du congo brazzaville en passant par le gabon,la centre afrique et le cameroun,les Babongo existent partout . C'est pourquoi au congo,une loi devrait être prise afin de punir tous ceux qui s'adonnent au jeux raciste et dégradant contres nos frères Babongo.
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| Le Parisien |
jeudi 9 mars 2006, 20:29 |
A Penemalela, Monsieur c'est vraiment bete que vous réagissez de la sorte. Même moi javais oublié qu'il y a une population Pygmée qui continue d'exister. Au lieu d'encourager ce genre de redaction, mais tu te mets en premier à reserver les critiques pourris! Faut d'abord voir la date de publication, il s'agit de la journéé de la femme et moi je trouve cela original que mwinda ait penser à la femme pygmée, de même ils ont reussit à reactiver nos mémoires. C'est vraiment bête tes critiques Monsieur. Le Parisien
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| Mayala |
jeudi 9 mars 2006, 20:32 |
A Penemalela
Cher ami, mais de quelle dette parles-tu ? Cesse d'être malveillant. Lissouba avait rêvé d'une Petite Suisse, Sassou est en train de le faire. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Applaudissez et dormez bien, braves gens.
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| Mabe Liwa |
jeudi 9 mars 2006, 20:33 |
Toute en reconnaissant l'effort fourni par M.Pierre PIYA BOUANGA et la qualité de son article, j'aimerai vous inviter à reflechir sur les réfections qu'il m'a suggeré. Pour ce faire, je voudrais rappeler à la conscience collective que à son temps le Pr. Ngoy-Galla avait dans un essai de très belle facture littéraire, intitulé 'Lettre d'un Pygmé à un Bantou', ironisé la pseudo-superiorité du bantu sur les pygmé.
Depuis lors, je, tout comme vous, constate que la situation de ses populations n'a guère changé. Les gouvernants, d'un côté et nous, de l'autre, continuons hypocritement de parler de 'civilisation' à ce vaillants peuple après avoir singé (et mal singé) le blanc.Quel honte pour le bantu que je suis et vous, lorsque nous ne sommes pas capable d'accepter la cohabitation harmonieuse et légale avec un pygmé.
Aujourd'hui et pour ce sujet, je me paie la liberté de ne pas parler de l'attitude de l'homme politique, soit-il au pouvoir ou à l'opposition, pour parler à toi mon frère qui n'a pas encore occupé ces responsabilités (ou peut-être y aspire...). Chaqu'un de nous dans le petit coin de son village à consciemment ou inconsciemment, aidé par les idées reçues de la tradition ancestrale, pietiné, craché et Dieu seul sait quoi d'autre, sur l'enfant pygmé tout simplement parce qu'il était mobenga ou motsua. Nous ne l'acceptons pas sauf lorsqu'il nous sert comme bête de somme. Alors, chers compatriotes, le bantu souffre d'un complexe de supériorité qu'il confectionne mal avec lui-même et avec son propre frère bantu; et pire encore avec le pygmé. Il n'y a qu'à voir la barbarie avec laquelle le bantu deste, hait l'autre qui n'est pas de sa contrée...Il nous manque simplement l'amour de Dieu entre nous. Sommes tous des hommes. Alors tout bantu que nous sommes, ne pleurons plus à grande gueule devant les agissements racistes de certains blancs. Vive le CONGO.
Mabe Liwa.
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| venga |
jeudi 9 mars 2006, 21:50 |
Tout à fait inconcevable, et les bantous ne sont pas racistes !!!! Ils réagissent exactement comme les blancs que nous discriminons !!! N'allez pas croire que les blancs font pires face aux noirs avec toutes leurs idées préconçues, les bantous font pareils face aux Pigmées et ils sont de la même couleur !!! le monde est complètement fou ma foi. Ils font subir à ce peuple Pigmées ce qu'ils ne veulent surtout pas subir eux-mêmes de la part des Occidentaux..... et bien ils n'ont pas fini d'en baver !!! Ne jamais jeter la pierre aux autres.....
Et de plus, ce sont leurs ancêtres, et ils se disent croyants, religieux, respecteux des premières nations !!! j'en doute beaucoup. A la surface peut-être mais si on grattent un peu..... triste découverte.
Enfin j'ose croire que ce n'est pas l'apanage de tous les Bantous, comme les racistes ne sont pas l'apanage de tous les blancs.
Brave femme qu'est Kaya A. Mbaya, ce peuple est heureux comme il est, vous vous devez de les respecter comme ils sont. Ils ont de bons principes de vie, ils sont libres de beaucoup de contraintes que nous nous imposons dans nos propres vies. J'espère qu'ils pourront continuer de vivre en paix loin de nos tribulations quotidiennes et affecter le moins possible leur paisible sérénité.
Venga.
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| Edith |
vendredi 10 mars 2006, 08:37 |
Je voudrais encourager ce professeur de Sibiti qui pour moi, dans une moindre mesure,contribue à la pénétration de la lumière dans cette peuplade soeur que sont les pygmées. Effectivement nous sommes racistes nous les bantous. Comme nos amis les blancs, nous faisons les mêmes erreurs;nous affichons les mêmes comportements; nous bâtissons les mêmes raisonnements qui nous arrangent,pleins d'hypocrisie et de suffisance. Nous oublions une chose : Nous n'étions pas très loin des pygmées avant l'arrivée des blancs.
Aujourd'hui au nom de quoi nous nous disons supérieur à eux, au nom de quoi ?? Je pose la question.
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| vanmanchette |
vendredi 10 mars 2006, 19:09 |
Telle une empreinte indélébile sur de la cire, la femme est un patrimoine universel du genre humain, un vrai récipiendaire de la vie, qui a inspiré les plus grands génies, les arts les plus subtils, brodé l’ossature des civilisations modernes… Ne dit-on pas qu’ « éduquer une femme c’est éduquer toute une nation ? » Tous les jours vous nous convainquez de la nécessité de rester en votre compagnie. Vous êtes la personnification de l’Amour (Vénus, déesse grecque de la beauté, de l’Amour et de la fécondité, n’est-elle pas représentée sous les traits irrésistibles d’une femme ?) , de la tendresse, de la compassion (expression mère poule), de la prudence, de l’économie, de l’hospitalité, de la paix, tout un florilège de qualités forme votre breloque !
Je vous décoche au passage quelques unes des flèches douces de mon arc :
La galanterie : c’est la bêtise faite homme. Pour une femme à qui elle sied, j’accepterais volontiers d’être le plus sot des hommes !
La beauté est pour moi un patrimoine culturel d’une telle envergure qu’elle ne devrait en aucun cas être ignorée. Celle de la femme est d’une exquisité sensuelle que c’est à mes yeux presque aussi odieux qu’un crime lâche que de ne pas louer à une femme que l’on trouve belle, ce talent quoique non mérité !
Attendez !
Un nuage sombre vous enveloppe, un défaut vous caractérise : l’impatience !
N’ayez crainte : on le partage avec vous !
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| PELENDA |
vendredi 10 mars 2006, 19:15 |
Le témoignage de madame Kaya devrait interpeller les dirigeants Congolais dans le but de considérer ces Babongos comme tous les autres Congolais. Le gouvernement DOIT apporter de l'aide au plutôt que possible, avant que la situation ne s'aggrave. En passant une loi DOIT être voter obligeant les Bantous au respect des Babongos sous s'une peine de .....!
Le nom Babongo me pousse à croire que le Président Gabonais est l'un des résortissants de ce petit village Babongo. Le président du Gabon, monsieur BONGO qui a eut la chance d'immerger ne devrait pas oublier ses parents. $$ L'ingratitude est la pire des stupidités $$ Les frontières de la colonisation ont fait qu'il se retrouve au Gabon.
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| Oscar |
vendredi 10 mars 2006, 19:36 |
Je suis très touché par cet interview.
Je souhaite rentrer en contact avec l'interviewer pour une action personnelle.
Je demande à mwinda de bien vouloir me mettre en liaison avec ce digne professeur En attente de vous lire aussi,
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| Penemalela |
vendredi 10 mars 2006, 21:59 |
En réaction aux posts du Marisien et de Mayala A Penemalela,
J'espère que vous n'allez pas m'inciter à soutritrer mes interventions. Faites preuve d'un peu d'esprit prenez de temps en temps les choses au second degré. Car tout le monde sait que les pygmée n'ont jamais acheté de Kalachnikov que je sache, ni pillé les ressources naturelles du pays. J'ai bien peur d'être meieux au fait des moeurs de ces populations que vous qui vous découvrez une vocation de sauveur de la vingt cinquième heure de cette population. Puisqu'il vous faut un sous-titrage en voici donc un : je voulais tous simplement attirer votre attention sur le caractère paisible de ces populations et leur probité. Ils ne tirent de la nature que ce qui est nécessaire à leur survie. Ils se considèrent comme une partie de la nature et non comme les maîtres de la nature !
Alors monsieur le Parisien dois-je être un peu plus bête pour que vous compreniez où est-ce que je veux en venir avec ce post un peu provocateur à dessein ?
C'est l'éternel problème avec l'idiot : quand on lui montre la paix, l'idiot ne voit que le doigt !
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| Etienne AVOUAMPO |
vendredi 10 mars 2006, 23:08 |
La lecture de l'interview de Monsieur Pierre Piya-Bouanga m'a laisse un peu perplexe sur un certain nombre de points. En effet, je suis originaire du village LOYO dans le district de SIBITI. LOYO est a 25 ou 27 km de SiBITI sur l'axe SIBITI-MAPATI-KOMONO, en passant par MISSAMA qui est a 15 ou 17 km de SIBITI.
LOYO est un long et grand village de près de 1 km de long (les américains diront 1 mille), et cinq (5) ethnies se partagent le terroir, il s'agit de : Babongo (Pygmée), Balali, Babamba et Bayaka (l'ordre de citation n'a aucune importance). Dans certains villages dans le district de Sibiti, l'on trouve plus ou moins une population des pygmées.
J'ai passe une très grande partie de ma jeunesse dans un petit village (Mapinda) a cote de LOYO et a LOYO apres le regroupement des villages. Et j'ai fréquenté l'école primaire de Mapati qui est à 5 km, en ce temps les pygmées n'envoyaient pas leurs enfants à l'école. Apres l'école primaire de Mapati, je suis parti a Dolisie et a Brazzaville pour les études secondaire et universitaire, et je me souviens quand j'étais petit et durant les grandes vacances scolaires mes parents et quelque personnes de mon village allions passes près de deux (2) a trois (3) mois (juillet et août) dans la brousse pour faire de la chasse des gibiers au filet en compagnie de certains pygmées puisqu'ils sont maître dans cet "Art". Je me rappelle pendant ces séjours l'ambiance y était cordiale et amicale, bien que les pygmées et mes parents ne partageaient pas le même camp. Mais au cours des parties de chasse il y avait une cohabitation entre homme sans précèdent. Apres la chasse, le partage du butin se faisait équitablement sans discrimination aucune. Apres le séjour en foret, nous regagnions nos villages respectifs et les pygmées restaient pour attendre le début de la saison de pluie en octobre. Mes parents me disaient toujours que ce que les pygmées ont obtenu pendant la chasse ils viendront donne volontiers a leur "chef" Bayaka restes au village. En ce temps je ne comprenais pas pourquoi cette dépendance. Cette activité de chasse avait peu a peu disparue avec le regroupement des villages et les parties de chasse se faisaient ou se font maintenant individuellement avec le fusil de chasse. Et les pygmées sont toujours "Maîtres".
La Lekoumou est l'une des régions en République du Congo ou le regroupement des villages avait réussi a 100% dans les années 1970 lors des pouvoirs populaires (et cette opération a sans doute change les habitudes des pygmées Pour s'en convaincre allez demandes les pygmées vivant a Loyo). Les pygmées qui avaient leurs habitations derrière les maison ou dans la foret ont été contraints de venir construire au village au bord de la route en compagnie d'autres peuples. Ainsi dans certains villages dans le district de Sibiti, de Komono ou de Zanaga l'on trouve à chaque entrée du village des habitations des pygmées caractéristiques dans leur type d'habitation. Pour ceux qui avaient accepte de venir construire au village, l'on avait autorise a leur enfants de s'inscrire a l'école sans frais. Le problème qui constitue et/ou qui risque de constituer un handicape a cette ethnie marginale pour l'insertion et leur façon de vivre. En effet, les pygmées quittent les villages à partir mois de juin au début de chaque saison sèche pour aller s'installer en foret dans leur écosystème naturel. Lors de leur déplacement ils amènent tous leurs biens, même la poule et ses poussins. Pendant ce temps, l'enfant qui était régulièrement inscrit a l'école est oblige de tout abandonner pour suivre ces parents car il ne peut pas rester seul dans un village dessert.
Le pygmée est de nature nomade, même en foret il doit changer constamment de "camp". Mais cette tendance tend à disparaître et ils commencent à être un peu sédentaire. Nous avions demande à certains pygmées et ils nous ont répondu franchement que pendant la saison sèche c'est le moment propice pour la chasse et surtout dans les villages il n'y a plus des activités lucratives (référence aux travaux champêtres renforçateurs).
Etant originaire de cet écosystème, je réagi a Monsieur Pierre Piya-Bouanga, que l'insertion des pygmées dans la société dite moderne est un problème cruciale, délicate et fondamentale, mais il ne faut jamais oublie certains aspects que Monsieur Pierre Piya-Bouanga, ne nous a pas dévoile ou il a fait semble de méconnaître. En effet, pour moi le problème des pygmées avec les Bayaka est comme celui des 12 tribus d'Israël. A un moment donne de la vie des tribus d'Israël 11 tribus ont livre bataille a l'une (celle de Benjamin) parce que les membres de cette tribu s'étaient très mal comportes (Juge 20: 1-48). Les 11 ont décide de ne plus donner en mariage leurs filles aux hommes de la tribu de Benjamin. Apres ils se sont rendus compte que cette décision risque d'entraîner l'extinction de cette tribu. Les 11 ont décidé de procéder autrement afin de permettre aux hommes de cette tribu d'avoir des femmes et faire des enfants (Juge 21:1-24). C'est pour cette raison que j'ai tire cette analogie entre les Bayaka et les pygmées qui font partie de la même communauté, ils ont les mêmes noms, les mêmes connotations linguistiques, etc....
Ce sont donc des peuples d'une même communauté dont l'un a évolué et a semble être supérieur a l'autre qu'il a marginalise, les bayaka n'ont pas réagi intelligemment comme les 11 tribus d'Israël.
Il y a quelques années de cela dans mon village l'on savait que les pygmées appartiennent a un tel "chef" historique et traditionnel particulier (par exemple : les pygmées de Monsieur Ngoma Itsou a Sibiti ou les pygmées de Messieurs Manene ou Makiele a Loyo). Car tout pygmée a un parrain (s'il faut le dire comme cela), ou un tuteur qu'ils appellent en Bayaka ou en pygmée "MOUKOUTOU" (entendu par la, responsable, doyen, père spirituel, traduisez cela comme vous le voulez). Ce soit disant 'MOUKOUTO" est responsable de tous les problèmes sociaux du pygmée (mariage, litige, partage des biens, etc...et le pygmée doit travailler pour le bienfait de la famille de son "chef").
Pour information je vous dirai le cas d'une femme pygmée qui avait été engagé dans les forces armées congolaises qui entre 1985 et 1990, avait le grade de Sergent que j'avais rencontré. Quand elle se rendait a Sibiti pour un séjour quelconque, elle passait son séjour chez son 'MOUKOUTOU" qui est de la famille du Défunt Ngoma Itsou. Vous vous rendez compte, même les pygmées qui essaient d'émerger épousent le comportement de leur "traditionnel" "MOUKOUTOU'. Il en est de même de Monsieur Ngouoniba un pygmée de Zanaga qui était devenu comptable dans un grand magasin commercial a Brazzaville qui avait fréquenté avec mon frère a Zanaga, et qui avait épousé le comportement similaire. C'est donc un problème délicat et crucial l'insertion des pygmées dans la société dite moderne. Maintenant ces grands "Chefs" historiques et traditionnels sont tous morts et certains de leurs descendants n'ont pas voulu sans doute hériter de cette lourde charge sociale qui faisait dans le temps la fierté et la richesse de leurs grands parents. Maintenant certains pygmées déambulent ça et la sans "chef" véritable. Que deviendront- ils ? Wait and See.
Ce ne sont pas des informations gratuites ou mensongères, car je prends Monsieur Pierre Piya-Bouanga a témoin s'il peut me dire le contraire. A moins qu'il ne soit pas originaire de Sibiti, je lui pressente mes excuses, dans le cas contraire que lui rappelle le nom de KALANGA, s'il en sait quelque chose. Au vu d'un certain nombre d'informations a ma disposition j'ai fait sciemment de ne pas tout les livrer pour ne pas trop alourdir mon propos, car j'ai compris que la situation des ethnies minoritaires a toujours été une convoitise pour certains individus pour courir derriere les donations ou les subventions des organisations internationales dont les bénéficiaires qu'ils plaide la cause n'ont tirent aucun profit. Je me rappelle à la fin de la conférence nationale à Brazzaville, j'ai vu l'explosion de plusieurs associations qui revendiquaient la cause des pygmées de Ouesso ou de Sibiti. Ces associations ont sans doute eu gain de cause, mais les pygmées tant a Ouesso dans la Sangha qu'a Sibiti dans la Lekoumou n'ont rien vu ni senti l'odeur. Leur sort reste toujours criard voire même plus. L'exemple est bien frappant quand la femme reconnaît qu'ils n'ont jamais reçu les aides qu'on leur donne. Ce sont plutôt les "BANTOUS" qui ont tirent profil. Je dis que Monsieur Pierre Piya-Bouanga a mal dit, car il ne s'agit pas des "BANTOUS" au sens propre du terme, comme il a su le dire, mais plutôt les "chefs" traditionnels car qui dit "BANTOUS" dans la Lekoumou il y a tout le groupe Batéké confondu (teke, yaka, lali, babamba, bazambi, baloubou, etc...). Ici, il s'agit des pygmées et de leurs "chefs" traditionnels et historiques Bayaka car l'on ne peut pas contacter un pygmées quelconque sans tenir au courant son soi disant chef en occurrence Bayaka, mais pas Bantou en général. Je me suis pose la question de savoir si l'on faisait lire cette interview à cette femme pygmées, si elle pourrait se retrouver dans certaines réponses. LET SEE.
Pour ceux qui veulent me contacter, voici mes coordonnées : ETIENNE AVOUAMPO P.O.Box 584 Cabbage Town M5A 4N8 Toronto, Ontario. Phone (416) 841 2194 avouampo@yahoo.f
NB: JE DEMANDE SINCEREMENT A MWINDA AU CAS OU MON TEXTE SERA PUBLIE QU'IL LE TRANSMETTE A MON "FORMER SCHOOLMATE" Georges Backoulou qui est aux USA, dont l'e mail est le suivant : gbackoulou@yahoo.fr Merci sincèrement a toute l'équipe mwinda. A bientot, Etienne AVOUAMPO
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| Germain |
samedi 11 mars 2006, 12:21 |
Voilà ce dont j'ai toujours voulu avoir comme sujet d'édification. C'est vraiment refléchissant. Ici ce n'est pas un problème du pool, du Niari, de la Cuvette...bref du Nord ou du Sud. C'est un phénomène qui concerne la société congolaise toute entière. Je crois qu'en 2006 ce traitement reservé à cette poupalation pourtant humaine ne devrait plus être accepté chez nous.
En amerique du Nord, les indigènes ont une place de choix dans la société. On les appelle les autochtones. Bien que ne participant que de très peu dans les affaires politiques dans tous les cas c'est pas leur bobo, mais bénéficient d'un traitement de faveur de la part du Gouvernement (pour prendre le cas du Canada). Les mohawks et autres Amérindiens ne payent pas de taxes sur tous les produits vendus au Canada...de la cigarette en passant par la voiture jusqu'à la Maison). C'est une certaine prise de conscience de la spoliation dont ils ont été victime de la part de ces Européens venus immigrer ici qui a conduit à ce genre de décision.
Nous devrons faire comme les autres. Ces pygmée biens qu'ici des migrations sont chez eux et dans leurs fôrêts. Ils ne percoivent aucune taxes sur l'exploitation des fôrets.
Il ya dans un village du niari (MIDOUMA) à 15 mille (km) de Divénié et à 265 km de Dolisie, les populations se sont reunies pour tenir leur propre école par manque d'enseignants. Et comme pour rendre cette initiative plus réaliste, le village a associé les pygmées dans le projet au point de prendre un PYGMÉE avec son niveau d'Étude de la 4ème de tenir une classe primaire. Il avait une même rémunération que l'enseignant Bantou étant donné que c'est des paysans eux-mêmes qui recoltaient l'argent pour payer les trois enseignants. c'était génial comme idée. Ce Pygmée s'appelle SAKAYO. N'ayons pas seulement besoin des pygmées pendant les élections.
Merci encore Mwinda pour ce très bon sujet.
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| Femme congolaise |
samedi 11 mars 2006, 15:50 |
Merci monsieur le Professeur pour votre interview,qui nous rapelle la haine que avons en vers les autres.Nous ne connaissons pas l'amour du prochain, il suffit de regarder autour de nous,de revoir l'histoire de notre pays jalonnée de guerres civiles, de meurtres et de crimes.Je ne suis pas étonnée des dires de Mme kaya.Nous sommes un peuple qui ne mesure pas la souffrance de l'autre.Felicitations ,donnez moi vos coordonnées s'il vous plait.
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| Penemalela |
samedi 11 mars 2006, 15:50 |
en réponse à Germain.
Alors mon cher Germain que fait Moussiamina dit onze lettre ou encore notre Massimba national ? Il faut croire que Djohu Madile n'est plus-là pour leur donner des coups de pied au cul ! Quand j'imagine que ce gars-là faisait chanter les pauvres pygmées qui venaient l'accueillir chaque fois qu'il revenait de ses tournées de Moscou ou d'autres pays communistes à coup de : Ah Moussimine besse le maye ! Il était emmitoufflé dans son manteau d'hiver en plein été, la tête rehaussé par sa chapka. Il faut dire qu'à Divénié le climat est tempéré !
Je me dis que les gens sont ingrats quand même ! Ah letsambe !
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| Suzanne Nzobo |
dimanche 12 mars 2006, 07:10 |
Réponse à Etienne Avouampo .
M. Avouampo, j’ai beaucoup apprécié votre intervention concernant l’interview de Mme Kaya Mbaya menée par le professeur de lycée Piya-Bouanga. Il y a cependant quelques points importants sur lesquels je ne suis pas d’accord avec vous. Je pense que cette interview publiée le 8 mars, Journée Internationale de la Femme, explique très bien les problèmes de la femme pygmée et par ricochet de tout son groupe social.
Il ne fait aucun doute que vous connaissez bien le Département de la Lékoumou car toutes les localités que vous citez sont bien dans cette région. Cependant, j’aimerais vous faire savoir que dans tous ces villages que vous mentionnez sans oublier d’autres comme Manda, Bikié, Moukoko-Mitiene , Bihoua et j’en passe, (je suis de la région moi aussi quoique vivant comme vous dans la diaspora) je n’ai pas un seul instant constaté durant mes multiples séjours que les relations entre Pygmées et Bantous soient des relations d’égal à égal.
Quelque soit l’approche que vous adoptez, la réalité est que les rapports entre les Bantous et les pygmées sont des rapport de dominés et des dominants. Le mot " Moukoutou " auquel vous faites allusion prouve bien ces rapports de supériorité. Le nom " Kalanga " dont vous voilez ou mystifiez le sens est le nom de la mère avec un grand " M " qui aurait donné naissance au peuple " Bayaka " et qui, selon la tradition, serait pygmée. Comme cette tradition dans notre histoire s’est transmise de bouche a oreille, je suis fière de la revendiquer cette origine pygmée qui est notre. Ce cri du cœur de Mme Kaya A Mbaya n’interpelle pas seulement les Bayakas, mais toutes les autres ethnies de la région qu’elles soient Bambamba, Batéké, Balali pour qu’elles révisent leur attitude vis à vis des pygmées et par extension tous les peuples du Congo.
Je suis d’accord avec vous sur l’historique que vous faites du peuplement pygmée autour de nos villages, mais nous devons prendre en compte le cri de détresse de cette femme qui vit encore comme au Moyen Age en plein 21e siecle, Mme Kaya A Mbaya pose de vrais problèmes sociaux comme la discrimination, les violations des droits humains, le manque des soins de santé primaires, les viols, la jeunesse droguée, la destruction de leur environnement et de leur écosystème.
Je ne pense pas que M Piya-Bouanga ait mené cette interview pour soutirer de l’argent à une ONG ou pour faire financer une association qu’il aurait créée. Cependant, si son article peut susciter une action envers ces peuples, nous n’en serions que très heureuses. Peut-être que vous pourriez aussi participer depuis Cabbage town à Toronto. Mais encore une fois, merci M. Avouambo de nous avoir apporté quelques éclairages importants sur ce peuple pygmée tant exploité . Je salue aussi ce professeur et Mwinda pour avoir donné la voix à une sans voix afin de célébrer la journée de la femme.
Suzanne Nzobo
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| mouhehe.... |
mardi 14 mars 2006, 17:42 |
A panemalela! Tu ne les as pas tous cité, et Ndoha Daniel avec sa barbiche!, bref nous devrons nous unir pour sortir les pygmées de l'axe Nyanga-longo-Midouma-Ingnounga-Dimaniet divenié. Ils sont comme les otages des bantous encore. On les envoi faire la chasse pour nous! ils sont obligés de nous donner leur miel en échange du savon ou même d'un vêtement.
Dans ma famille, nous avons améné un pygmée chez nous à Dolisie pour l'aider à vendre son champignon (ILINDI); tu sais bien ce que ça rapporte comme revenu chez nous. Il est resté une semaine bien ce fût la première fois de dormir sous l'électricité. Je me souviens encore lorsque nous dormions sous la moustequaire dans un même lit avec lui...de voir la télé de le l'apprendre à vendre son produit au grand marché de dolisie sur l'étallage de ma mère. Ce fut une expérience formidable. Certains de mes frères ont eu de la difficulté à l'accepter, mais tous avaient fini par comprendre que c'était un geste humanitaire. On a parlé de cette affaire pendant des mois dans tous les villages.
Je demanderais à chacun de commencer à poser un geste humain et symbolique envers ce peuple.
Nattendons plus les documentaires des occidentaux à la télé pour agir.
al tsambe mouhehe....En core merci à Mwinda
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| M. Molambanya-Mabo |
jeudi 23 mars 2006, 21:19 |
Merci pour ce travail de recueil fait par notre frere. Il y a beaucoup `a apprendre aupres de ces concitoyens dits "pygmees, qui sont par ailleurs victimes d' une sorte d' apartheid de la part de Bantous.
Je vous conseille la lecture du roman du Congolais Jean-Michel Mabeko-Tali : "L' EXIL ET L' INTERDIT", paru chez L' Harmattan, et qui traite entre autres sujets (dans sa troisieme partie) des amours interdits entre un intellectuel Bantou et une jeune femme Bambenga ( ou "Pygmee"). Ce roman a choque' pas mal de certains de mes amis qui l' ont lu. Preuve que nos prejuges ont la vie dure.
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