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De la plainte d’Isidore Mvouba contre Roland Levy Nitou

Congo B
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Tribune libre

Voilà une bonne nouvelle. Indignés du 242, chapeau bas ! Votre stratégie commence à porter ses fruits. En contraignant Sassou et ses séides, longtemps tapis dans l’ombre, à sortir de leur tanière, vous faites d’une pierre deux coups. D’abord, vous les obligez à décliner leur identité contre leur gré. En plus, vous les sommez de justifier l’origine de leur fortune devant les tribunaux français.

Il n’ ya pas de quoi fouetter un chat, en tout cas, c’est ce qu’il faut retenir de la plainte d’Isidore Mvouba contre Roland Levy Nitou. Il faut comprendre Mvouba et ses amis. Roland Levy Nitou et les indignés du 242, c'est tout leur cauchemar. Un vrai casse-tête. Incorruptibles, ces empêcheurs de tourner en rond se révèlent être aujourd’hui ce gros caillou dans la chaussure de Sassou et son clan. Il faut vite éteindre le feu car il ya péril en la demeure. Alors Mvouba et ses potes déploient les grands moyens pour réduire au silence coute que coute ces ennemis de leur République, celle des biens mal acquis, de l'impunité totale, du tribalisme et du sacro saint principe qui est le leur : qui n’est pas avec nous est contre nous.

Par ailleurs, ce qu’oublie le sieur Isidore Mvouba, c’est que la France, ce n’est pas le Congo de son ami Sassou, où la justice lui obéit au doigt et à l’œil, où Oko Ngakala peut faire son cinéma et Oba, condamner des innocents. Ici c’est la France, ce ne sont pas les rugissements d’un animal blessé qui y changeront quelque chose.

Ce qui est bien dans cette affaire, c'est que Isidore Mvouba comme tous les autres dignitaires qui se sont lancés dans des procédures judiciaires pour essayer de faire taire Roland Levy Nitou et les indignés du 242, cette grosse machine à révélations qu’ils n’ont pas vu venir et qui visiblement leur donne des frissons en révélant aux Congolais des pans entiers des biens mal acquis, ce qui est bien disais-je, c'est que ces voyous en col blanc, vont devoir enfin justifier l'origine des fonds qui leur ont permis d'acquérir ces biens mal acquis. Voici ce qu'on peut lire sur Isidore Mvouba, sur ce site très croustillant :

http://congo-biensmalacquis.over-blog.com/

Mvouba Isidore: Avouons-le sans chercher d’excuses. Une fois n'est pas coutume, le blog des nouveaux riches, le site préféré des Congolais, a tout faux. Comment est-il passé depuis si longtemps à côté de l'ami Mvouba ? Fidèle et zélé serviteur de Sassou depuis des lustres, cet apparatchik du PCT, ingénieur formé en URSS, qui fit ses classes au CFCO (à Pointe-Noire) dont il dirigeait la section locale du parti est un homme sans histoires. "Intelligent", bon vivant, voire boute-en-train d'après ceux qui l'ont connu à Savorgnan de Brazza et à Moscou, c'est l'un des rares hommes politiques considérés comme pourris dont on ne connaît pas d'ennemi. Non pas parce qu'il boufferait à tous les râteliers, mais parce qu'il aurait fait de la discrétion sa seconde nature. Une sorte de passe-muraille dont l'unique ambition se limiterait à se faire bien voir de Sassou. On ne lui connaîtrait pas d'ennemi, c'est vrai. Mais on ne lui connaîtrait pas d'opinion non plus. Sassou décide de nettoyer Bacongo et ordonne les massacres des civils dans le Pool ? Vrai ou faux Mvouba, comme Gérard Bitsindou, aurait applaudi des deux mains, à la différence de Ndalla Graille qui aurait émis une petite critique sous forme de rot à peine audible. Pas chiant, c’est dans ces conditions que Sassou en aurait fait l'un de ses barons du régime puisqu’il ne lui refuserait rien. Ministre à vie ou presque, il est décrit comme celui qui aurait compris, dans ce pays corrompu, que charité bien ordonnée commence par soi même, quitte à puiser dans les caisses de l'Etat. Avec la discrétion qui le caractériserait, Jaune-Papaye, comme l'appelleraient ses admiratrices en hommage au prétendu blanchiment réussi de sa peau, aurait investi sans tapage ses "petites économies" dans le transport aérien. Le cercueil volant qui s'est abîmé à Pointe Noire lundi 21 mars 2011 serait, dit-on, l'un des fleurons de sa flotte. Cela ne serait, ajoutent les mêmes mauvaises langues, que l'une des pièces visibles de l'empire Mvouba, un empire dont on aurait pas fini de parler.

La plume libre !

Diaz Mahindou

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