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Le Géné-anal Jean François Ndenguet maltraite les femmes...

politique
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Quant au passage à tabac conjugal de Madame Ndenguet, ce qui semble bien être le cas, il s’inscrit dans une logique de violence et d’un manque de respect total pour la personne humaine. L’épouse et mère des enfants du général- criminel de guerre n’a pas échappé au totalitarisme ambiant.

Le pouvoir dictatorial congolais, depuis qu’il s’est imposé, nous a habitué à son double langage. Derrière une façade qu’il veut vertueuse, en pratique et dans les faits, tout est à son opposée. Aucun domaine n’y échappe, celui des droits de la femme encore moins. Elles sont sujettes à des abus de toutes sortes.

C’est à Sibiti, dans la Lékoumou, que la 104ème journée internationale de la femme a été célébrée ce 8 mars 2014, sous le patronage de Mme Antoinette Sassou Nguesso, accompagnée de Catherine Ebondza-Lipiti, ministre de la promotion et de l’intégration de la femme au développement. Son thème en était «l’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous». Une mascarade de plus pour donner l’illusion que la dictature congolaise se soucie des droits de cette essentielle composante de sa population.

Plusieurs manifestations ont été organisées à Brazzaville, à Pointe-Noire et ailleurs dans le pays, pour marquer cette journée.

Au Palais des Congrès de Brazzaville, cette journée internationale a donné lieu à un débat, organisé par le Ministère de la promotion et de l’intégration de la femme au développement et patronné par Florent Ntsiba. Des femmes de différents départements ministériels, d’associations et  d’ O.N.G, ont participé à ce débat pour communiquer sur «la femme et l’éducation au Congo», «les droits fondamentaux de la femme congolaise», «la femme congolaise et la politique ». Le Docteur Fatoumata Binta Diallo, représentant de l’O.M.S au Congo, a lu le message du Secrétaire Général des Nations Unies, à l’occasion de la journée du 8 mars. «Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. De même, les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes adoptent davantage de lois portant sur des questions sociales fondamentales, comme la santé, l’éducation, la non-discrimination et les allocations familiales». Rien dont la dictature congolaise puisse se vanter après 35 années de pouvoir de Sassou NGuesso !

Dommage que le Secrétaire Général des Nations et ses représentants à Brazzaville ne puissent s’immiscer davantage sur les mauvaises conditions de vie de la femme congolaise; tant au niveau de sa maltraitance que des simples droits essentiels des individus en général !

Alors quoi d’étonnant qu’à Sibiti, qu’à Brazzaville, aucun des participants et personnalités présentes n’aient songé à s’émouvoir du sort indigne et inhumain qui était réservé à Madame Ntousrou et à Mademoiselle Ruth Nguina, sa nièce, détenues à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis le 16 décembre 2013. Que d’hypocrisie et de lâcheté de leur part que de ne pas s’élever contre le cruel destin réservé à ces dernières !

Trois mois de prison et de tortures pour au moins l’une d’elle, Madame Ntsourou. Trois mois de prison, et longtemps au secret pour l’autre, une adolescente de moins de 16 ans qui était jusque-là normalement scolarisée.

Leur bourreau s’appelle Jean-François Ndenguet. C’est lui qui a été en charge de leur arrestation aux ordres de l’autre bourreau-en-chef, Denis Sassou NGuesso. Les crimes contre l’humanité ne manquent pas à leur palmarès. A chacun des jours durant lesquels ils peuvent exercer leur pouvoir, les crimes ordinaires se multiplient sans que l’on en puisse voir la fin. Alors, lorsque le Directeur Général de la Police de la dictature congolaise rentre chez lui, il a beaucoup de mal à rompre avec ses pratiques professionnelles ; la violence et la maltraitance !

Selon certaines informations, Madame Jean-François Ndenguet aurait rejoint, au début de cette semaine, la liste très longue des victimes de mauvais traitements de son époux, le tortionnaire en chef de la Police congolaise.

Le 11 mars dernier, Madame Ndenguet n’était plus la femme du second personnage de l’Etat, par sa capacité de nuisance, mais une simple femme congolaise sur laquelle son général d’époux pouvait exercer sans retenue toute son autorité. Madame Ndenguet aurait été sévèrement battue jusqu’à en perdre conscience. Elle a volontairement posé pour une photo avec son visage tuméfié et très certainement organisé sa fuite pour que les réseaux sociaux et internet la diffusent. Que pareil personnage traite aussi sauvagement sa propre épouse laisse imaginer dans quels sales draps (dans tous les sens du terme) se trouvent malheureusement toutes nos sœurs et en particulier Madame Ntsourou et sa nièce.

Pour ces dernières, leurs tortures se déroulent dans l’indifférence de tous. Pas un ambassadeur ou ambassadrice n’a émis la moindre protestation, ce 8 mars comme tous les autres jours. Pas un n’ose s’affranchir du chantage permanent auquel se livre le pompier-pyromane de la Centrafrique, le général-instituteur Denis Sassou NGuesso.

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Quant au passage à tabac conjugal de Madame Ndenguet, ce qui semble bien être le cas, il s’inscrit dans une logique de violence et d’un manque de respect total pour la personne humaine. L’épouse et mère des enfants du général- criminel de guerre n’a pas échappé au totalitarisme ambiant. Cependant, il nous faut saluer son courage pour avoir intentionnellement diffusé une photo prise aussitôt après sa cruelle épreuve. Cette initiative dérange le sommet de l’Etat et ajoute encore plus au discrédit à son image déjà peu ragoûtante.
 

Rigobert OSSEBI

Diffusé le 13 mars 2014, par www.congo-liberty.com

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