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Assassinat politique en règle

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Après Martin Mbemba, Isidore Mvouba, pourtant fidèle d’entre les fidèles, ne serait plus en odeur de sainteté auprès d'un clan qu'il a jusque-là servi avec une loyauté de missionnaire.

 

 

 

L’épuration des intrus au pouvoir clanique de M. Sassou bat son plein. Elle se poursuit méthodiquement et sans faiblesse.

 

Pour la reconduction de M. Sassou à la tête de l’Etat via la modification de la Constitution ou dans l’optique de son éventuelle succession (sait-on jamais), il n’est pas question pour le clan de prendre le moindre risque. Ainsi, après avoir divisé les partis du Sud du pays (L'UPADS et le MCDDI notamment se sont scindé en deux, l'aile pro Sassou de ces partis ayant organisé un congrès financé par le pouvoir)et placé à la tête des nouveaux partis ainsi créés des marionnettes à la solde du pouvoir, le pouvoir s’attaque aux personnalités susceptibles de gêner le jour venu.

 

Mvouba : l'heure de la disgrâce ?

 

D'abord le clan s’en est pris aux " mauvais Tékés " coupables d'avoir pris un peu trop de place : ainsi a-t-on chargé le colonel Ntsourou en l’impliquant dans l’affaire des explosions du 4 Mars. Sans doute ce dernier s’en sortira-t-il à titre personnel, peut-être même avec en prime un grade de général, mais au moins il aura été traîné dans la boue.

 

Autre tête qui dépassait chez les Tékés, Okombi Salissa a été maté. Son mouvement de laJeunesse a été fondu dans l’UJSC nouvelle formule par un oukase de Sassou en personne.

 

Ensuite, autre victime du système qu’il a pourtant servi fidèlement, le ministre et avocat Martin Mbemba qu’on a voulu impliquer dans un trafic d’armes et qui est aujourd’hui condamné à une assignation à résidence qui ne dit pas son nom.

 

Enfin, dernier en date (sans doute avant Parfait Kolelas, lui aussi en ligne de mire)  Isidore Mvouba donc, pourtant fidèle d’entre les fidèles, qui n’est plus en odeur de sainteté auprès d'un clan qu'il a jusque-là servi avec une loyauté de missionnaire. On l’avait dans un premier temps éjecté de la direction du PCT au profit de Pierre Ngolo lors du dernier congrès de ce parti.

 

Aujourd’hui on lui porte l'estocade : en effet un certain Jean Jacques Malela, soi-disant ancien chauffeur du ministre, aurait fait un témoignage dans une église à Brazzaville selon lequel Isidore Mvouba s’adonnait... au trafic d'ossements humains.  D'autres rumeurs infamantes ont suivi comme la prétendue grossesse de sa fille chérie, une grossesse qui aurait pour auteur un inconnu domicilié au palais de la présidence...

 

Martin Mbemba

 

Ces accusations sont à mettre en parallèle du reste avec ce qui a été entendu lors du procès des explosions du 4 mars en cours. En effet le caporal-chef Kakom, celui-là même qui aurait allumé le feu à l’origine des explosions a révélé qu’on aurait simulé sur sa personne une exécution sommaire, sur la route du Nord, en l’enterrant à moitié, pour qu’il accepte de dénoncer lecolonel Ntsourou comme étant le commanditaire de la tragédie. «Si tu dis ça, on va te donner cinquante millions », lui aurait-on promis. Le soi-disant chauffeur Malela, aurait-il, comme le caporal-chef Kakom, été poussé à accuser Mvouba contre quelques billets de banque ?

 

Toujours est-il que la déclaration ci-dessous, maladroite surtout en ce qu'elle se place complètement sur la défensive, constitue un misérable démenti aux accusations dont est à présent victime un homme qui a dorénavant la vie devant lui pour méditer sur la méchanceté des hommes…

 

" La révolution dévore ses enfants ", disait-on à l'époque dumonopartismemarxiste-léniniste quand, pour écarter ses adversaires on les accusait de " pratiques fétichistes ". Aujourd'hui tous les marxistes défroqués sont devenus francs-maçons mais les méthodes d'élimination politique demeurent inchangées. Le pays avance !

 

Langangui

 

A lire

 

Déclaration du ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé : trop c’est trop ! Quel crime Monsieur le Ministre d’Etat Isidore Mvouba aurait-il commis

 

Au fil du temps, plusieurs interrogations émanent de notre esprit, car certaines publications de la place sembleraient s’éloigner de leur vocation première qui est celle d’informer le public. Dans cette tâche, on sait, pourtant, que les faits sont sacrés. Si la presse est reconnue comme étant le chien de garde de la démocratie, cela ne saurait se justifier par la libre volonté du journaliste à déverser au public un tombereau de vomissures.

 

De ce point de vue, l’information est, pour le public, un droit. Partant, ce public mérite d’être respecté, au lieu d’être, régulièrement, voué aux élucubrations incontrôlables et non-conciliantes. De moins en moins, des articles constructifs et pertinents pour l’opinion ont été pondus par certaines publications. Vue par un étranger, cette espèce d’euphorie libertaire dont font montre certains journaux, amènerait à croire que la presse congolaise sombre dans l’anarchie; ce qui n’est, pourtant, pas le cas pour tous les journaux, fort heureusement! Dieu merci que bon nombre d’entre eux ne cèdent pas à la tentation de l’invective délibérée. Ceux-là ont, certainement, compris cette assertion d’un congénère qui dit que «l’anarchie est l’abus de la démocratie».

 

Depuis quelques mois, une violente campagne médiatique faite de médisance, de diffamation, de calomnies, de ragots et d’atteinte à l’honneur et à la dignité se déchaîne contre un homme et sa famille, Isidore Mvouba, campagne abondamment relayée par quelques plumitifs en quête de sensationnel, en mal de célébrité et prêts à fouler aux pieds le code déontologique contre des espèces trébuchantes et sonnantes. Voici un florilège de ce battage médiatique:

 


- D’aucuns affirment qu’il serait mort et auraient, à l’annonce de cette «nouvelle», sablé le champagne;
- Qu’on l’aurait amputé d’une jambe;
- Qu’il aurait détourné 400 milliards de F CFA remis par Monsieur le Président de la République;
- Qu’il serait en fuite et aurait demandé l’asile politique en Russie, et pourquoi pas en France?;
- Qu’une haute autorité du pays a engrossé sa fille;
- Qu’il serait le «cerveau penseur d’une affaire de trafic d’ossements humains à des fins de pratique de magie noire qui lui procureraient un ascendant mystique sur le Président Denis Sassou Nguesso», etc.

 

Sur cette dernière «révélation», Monsieur Frédéric Tekanima-Mahoungou, le concerné, qui a été longuement entendu par les services de la DGST, s’en expliquera, en guise de droit de réponse.

 

Pour tout dire, ce Monsieur Jacques Malela, escroc notoire, qui n’a jamais rencontré le Ministre d’Etat et que ce dernier ne connaît ni d’Adam, ni d’Eve, n’a, a aucun moment, été son chauffeur.

 

Par ailleurs, tous ceux qui connaissent très bien Monsieur Isidore Mvouba n’ignorent pas qu’il ne croit ni aux fétiches, ni aux charlatans ou autres marabouts.
En réalité, tout ce tissu de mensonges des plus éhontés, des plus abjects, tout ce battage médiatique, ne visent qu’un seul but: liquider politiquement un cadre qui s’est dévoué à servir le Président Denis Sassou Nguesso, pour le triomphe des idéaux mutuellement partagés et dont la fidélité envers ce dernier n’a jamais vacillé.

 

Ces propos mensongers, dont on abreuve le Président, à longueur de journée, ne sauraient nullement faire changer de cap à Monsieur le Ministre d’Etat Isidore Mvouba.
Le Président Denis Sassou Nguesso le lui rend bien, car il lui a toujours témoigné sa confiance.

 

Sa constante fidélité au Président de la République: voilà le crime commis par le Ministre d’Etat Isidore Mvouba et qui lui vaut, de la part de certains hommes politiques, éternels comploteurs et détracteurs funestes, tant de haine et de gémonies, au point même de vouloir et/ou souhaiter sa mort.

 

En tout état de cause, le Ministre d’Etat se réserve le droit de poursuivre en justice les auteurs de ces écrits diffamatoires et qui sont toujours prompts à répondre aux sollicitations des prébendiers désireux de l’enterrer.
A ceux-là, qui ont cru l’enterrer trop vite, nous leur donnons rendez-vous à son retour prochain à Brazzaville.
Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose!

 

Fait à Brazzaville, le 09 Août 2013

 

Le Cabinet du Ministre d’Etat, Ministre
du Développement Industriel et de
la Promotion du Secteur Privé