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La grande Muette

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Cette prétendue mise en garde des Forces Armées Congolaises, qui n’est au fond qu’un groupuscule d’incompétents à connotation régionale bourré d’incultes et d’arrivistes convertis à l’affairisme, me fait plutôt  sourire, car plus que jamais, je reste convaincu que le salut dans la situation actuelle ne viendra  que du peuple.

La grande Muette

Un vrai militaire, ça agit dans l’ombre, ça ne blablate pas comme un vuvuzela. Mais qu’est-ce qu’ils sont nullissimes ces hommes en treillis nourris au lait et au miel de la République. Où ont-ils donc été formés, ces prétendus militaires et leurs chefs étoilés ? Dans des écoles militaires dignes de ce nom ? J’en doute fort, comme des millions de Congolais. On est vraiment tombés bien bas.  On a connu meilleur dans le passé, vous savez ! Dans les années 70,  notamment,  où  la situation était un million de fois bien meilleure qu’elle ne l’est, depuis l’arrivée aux affaires par effraction du vieux tyran et son clan. A cette époque-là, pas de pillage en bande organisée, pas de tribalisme exacerbé et surtout, pas de velléités monarchiques ni de crimes de sang organisés à grande échelle comme en 1997 (nom de code Mouebara) ou dans le Pool aujourd’hui. Le treillis faisait l’homme et forçait le respect.

 

Pour moins que ça, en leur temps, tels des visionnaires, Kiganga, Diawara, Ikoko et leurs compères ne s’étaient pas résolus à faire des piètres mises en garde pour se lever contre le virage dangereux de l’idéologie marxiste-léniniste amorcé par le pouvoir d’alors et laquelle, 50 ans après, allait nous conduire droit dans le mur. On ose à peine imaginer ce qu’ils auraient fait aujourd’hui où, pour des raisons purement égoïstes, un vieux dictateur et son clan se sont arrogés le droit de vie ou de mort sur leurs concitoyens, s’accaparant des richesses du pays et dont les frasques font des choux gras des journaux internationaux. Pas plus tard que le 2 de ce mois, Gilbert Ondongo, ministre au Sassouland,  a fait la UNE du journal Lemonde, sans que cela n’interpelle le vieux dictateur. 

 

Toutefois, s’il y a bien un aujourd’hui qui sort du lot, c’est bien lui. Jean Marie Mokoko. Des grincheux, jamais contents, pourraient comme toujours avoir des choses à lui reprocher, mais lui au moins,  ne s’est pas étalé dans des médias pour prendre ses responsabilités face à la tyrannie d’un homme qui ne recule devant rien, contrairement à toute cette ribambelle de bons à rien,  natifs du même coin que moi, bombardés généraux ou colonels et chichement payés à ne rien foutre. Aujourd’hui, voici Mokoko en taule comme caution pour la libération des Congolais contre la tyrannie et la soumission à un clan.

 

Cette prétendue mise en garde des Forces Armées Congolaises, qui n’est au fond qu’un groupuscule d’incompétents à connotation régionale bourré d’incultes et d’arrivistes convertis à l’affairisme, me fait plutôt  sourire, car plus que jamais, je reste convaincu que le salut dans la situation actuelle ne viendra  que du peuple, certainement pas de cette bande de trouillards cachés sous la bannière des Forces Armées Congolaises.

 

Un dictateur et son clan ont  pris en otage tout un pays depuis des décennies, violé la constitution en 2015 dans le sang, organisé un hold-up électoral dans la foulée qui, aujourd’hui a débouché avec l’appui des mercenaires,  sur un génocide en cours dans le Pool et sur une crise économique sans pareil. Et vous en êtes encore aux mises en garde ? Ridicule.

 

Jean jacques Morabissi

Le Pariote.

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