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En attendant le FMI

politique
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La délégation du FMI tant attendue devrait arriver à Brazzaville le mardi 26 septembre et séjourner dans le pays jusqu’au 4 octobre, sauf report de dernière minute, la partie congolaise ayant souvent des cadavres à cacher dans les placards.

Sassou Nguesso avait promis que l’année 2017 serait celle « de la rigueur et de la vérité ». Les observateurs sauront d’ici à quelques jours si, pour une fois, la parole du dictateur revêt quelque valeur.

La mission des experts du FM au Congo est d’ausculter et de dresser le diagnostic de l’économie congolaise. Une tâche assez aisée puisque chacun sait de longue date que le pays est excessivement dépendant de la manne pétrolière, que l’agriculture, « priorité des priorités » n’a jamais décollé, que les secteurs du tourisme, du commerce ou des affaires sont quasi inexistants.

Le remède de cheval que proposera sans doute le FMI, disposé à renflouer les caisses de l’Etat, serait de relancer ces secteurs en plus de réduire le train de vie de l’Etat, bref d’en assainir les finances et la gestion.

Un tâche impossible pour le clan des Nguesso au pouvoir pour qui gérer l’économie d’un pays est synonyme de vivre de « chasse et de cueillette », en clair, vivre du pétrole en le gageant. C’est pour cette raison que la société civile avait écrit à Christine Lagarde, patronne du FMI (et dit-on « potesse » de Sassou à qui elle ne saurait rien refuser) pour lui demander des gages pour la bonne gouvernance et la lutte contre la gabegie et la corruption.

En réalité, les Congolais savent que le ballon d’oxygène qu’apportera le FMI ne servira qu’à la survie d’un clan. Comme par le passé, une fois la tempête passée et le rebond toujours possible du prix du baril de pétrole, les mauvaises habitudes reprendront leurs droits.

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