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A combien s'élève la dette de la République du Congo ? C'est la question qui empoisonne la vie politique congolaise et agite la communauté financière internationale depuis des mois. Aucun baromètre public fiable ne permet à ce jour à un investisseur de se faire une idée précise de la solvabilité du pays.

En réalité le ballon d’oxygène qu’apportera le FMI ne servira qu’à la survie d’un clan. Comme par le passé, une fois la tempête passée et le rebond toujours possible du prix du baril de pétrole, les mauvaises habitudes reprendront leurs droits.

M. Sassou-Nguesso dessert la cause libyenne, qui n’est nullement sa préoccupation. Derrière le statut de « médiateur » pour la Libye, M. Sassou-Nguesso ne voit que la possibilité de regagner à l’international la légitimité populaire qu’il a été incapable d’obtenir dans les urnes lors de l’élection manipulée du 20 mars 2016. 

Pour ces observateurs free lance, plus il y a d’élections à observer sur le continent, plus il y a de business à réaliser. A cet égard, l’année 2016, qui fut exceptionnelle en nombre de scrutins présidentiels et législatifs organisés sur le continent, a généré un chiffre d’affaires impressionnant pour ces mercenaires d’un genre particulier.

Aux dernières nouvelles, la réunion avec le FMI aurait été reportée sine die. La raison ? Il semble que le clan au pouvoir ait encore des cadavres à cacher dans les placards, avant l’arrivée des experts de Washington. De fait, certaines sources proches  de la Caisse congolaise d’amortissement (organisme chargé de gérer la dette congolaise)  craindraient que la dette du Congo  soit plus proche des 200 % du PIB que des 120 % récemment avoués.

Depuis la chute des prix du baril, amorcée à l’été 2014, le Congo, dirigé par un clan de milliardaires, s’enfonce dans la crise économique. Les caisses de l’Etat sont vides et le régime attend désespérément une hausse des cours du brut ou un programme d’ajustement budgétaire du Fonds monétaire international (FMI), à qui le pays a caché une partie de sa dette qui a atteint 120 % du PIB.

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