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Manoeuvre de diversion : Sassou demande aux Ninjas de sortir de la forêt. « Personne ne sera tué », promet-il

Congo B
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On s'en doutait : face à l'actualité brûlante de la dette et aux dissimulations sur l'ampleur de l'ardoise congolaise, Sassou allait faire diversion : C'est ce qu'il a tenté de faire, comme d'habitude, avec le Pool.

Il a ainsi reçu des « sages et notables du département du Pool » lors d’une « séance de travail » hier 3 octobre à Brazzaville. Voici ce qu'il a déclaré :

« Nous allons tous nous mettre à l’œuvre pour créer des couloirs humanitaires sécurisés. Je vous invite, vous qui connaissez les refuges des ninjas de Ntoumi, à aller les sensibiliser que le chef de l’État leur a dit de sortir des forêts. Personne ne sera tué. C’est la parole du père de la nation. D’ailleurs notre Constitution interdit la peine de mort. Je vous parle avec mon cœur ; parce que je suis sans papier devant moi », a déclaré le vieux dictateur.

Notre commentaire

Il est rassurant que le "père de la nation" autoproclamé promette aux Ninjas qu'à leur sortie de la forêt, "personne ne sera tué".

Comment ? Le vieux dictateur aurait-il renoncé à ses " bonnes " habitudes depuis l'affaire des " Disparus du Beach "  ? A leur place, on se méfierait ! 

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Moungalla, renvoyé à ses chères études

Lu dans " La Semaine africaine "

La photo Sassou Macron à New York a fait l’objet de dispute entre Moungalla et Bowao sur Twitter

Le ministre Thierry Moungala et son ex-collègue devenu opposant Charles Zacharie Bowao se sont livrés à une véritable chamaille sur twitter, jeudi 21 septembre 2017.

À l’origine des échanges que certains qualifient de discourtois, un tweet du ministre Bowao arguant que le président Denis Sassou N’Guesso avait été reçu dans le couloir des Nations unies par Emmanuel Macron. Alors que le ministre Moungala avait tweeté la photo présentant les présidents Sassou et Macron avec pour texte: «Rencontre des Présidents Denis Sassou Nguesso et Macron à New-York.», la réponse du ministre Bowao est arrivée, cinglante: «La course au selfie!! Pathétique rencontre dans un couloir!» Et le ministre Moungala de répondre: «Mon frère @CharlesZBowao vous avez été un homme d’État. Ne versez pas dans la politique de caniveau.» Réponse de Bowao: «La politique de caniveau c’est d’oppresser un Peuple et de piller le pays comme le Dictateur que vous protégez. Le Peuple congolais jugera.»

Notre commentaire

Moungalla, griot et protecteur d'un dictateur qui pille le pays ? Comment est ce possible ?

Quoiqu'il en soit, l'histoire ne dit pas si ce pauvre garçon se relèvera d'une telle torpille. Sûrement qu'il y regardera désormais à deux fois, avant d'aller taquiner son "frère" Bowao, lequel n'est pas Parfait Kolelas, on le voit.

En tout cas, le plus important c'est qu'il reste que le griot et propagandiste sassouiste n'a nullement démenti que le selfie qu'il a publié est celui de la rencontre du vieux dictateur, pour qui il travaille avec zèle, et de Macron dans un couloir...

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Valse d'étiquettes mbochi à la SNPC ?

L'information a été livrée par "AfricaIntelligence".

Pour amadouer le FMI, Kiki Nguesso, aiguillonné par son père, serait sur le point de procéder à des changements à la tête de la compagnie pétrolière mal gérée du Congo.

Dans cette société dont les statuts prévoient tacitement, depuis plus de vingt ans, qu'elle doit obligatoirement être dirigée, sinon par un mbochi du moins par un homme du Nord, notre ami  Rigobert Roger Andeli, alias "Bic rouge", mbochi de Boundji, succéderait à l'actuel directeur, lui-meme mbochi. Raoul Ominga, serait nommé vice-président;

Seule entorse à la gestion clanique de cette société subventionnée par l'Etat et dans laquelle la langue de travail est le mbochi, la probable promotion d'une étrangère, Madame Ayessa, makoua par son père Firmin Ayessa. Une exception qui confirme la règle.

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La CPI dans la tourmente

Si la nouvelle est passée inaperçue dans les rues de Brazzaville, au palais du peuple, Sassou en revanche boit du petit lait et sourit sous cape. De quoi s'agit-il ? 

Des révélations du journal Mediapart sur le business de l'ancien premier procureur de la CPI, abondamment relayées par la presse ouest africaine en particulier. Ainsi on y lit :

Ce dernier « détenait des sociétés offshore implantées au Panama et dans les îles Vierges britanniques » ; « à l’époque de la crise postélectorale (…) en Côte d’Ivoire, le procureur s’est prêté aux manœuvres des dirigeants français visant à écarter Laurent Gbagbo de la scène politique ivoirienne, quitte à monter un dossier sans base légale », écrit Mediapart qui montre comment il a « investi dans les pires paradis fiscaux de la planète, nui à la confidentialité des dossiers, usé de l’institution publique internationale comme d’une propriété privée ; comment, après son départ de La Haye, il a interféré dans les dossiers de celle qui lui a succédé, Fatou Bensouda, et sombré dans des conflits d’intérêts ». 

Le 15 août 2012, soit deux mois après son départ de la CPI, « 50 000 dollars atterrissent sur son compte ouvert à la banque ABN Amro, aux Pays-Bas. L’argent, passé préalablement par un compte suisse, provient d’une société baptisée Tain Bay Corporation, domiciliée (…) au Panama. Dans les mois suivants, l’argent a continué d’abonder. Au moins 120 000 dollars, affirme ce site Internet. Les deux personnes qui se cachent derrière Tain Bay sont le procureur Ocampo lui-même et sa femme, Elvira Bulygin ».

Notre commentaire

Voilà un motif d'espérance pour Sassou ! A part la petite crise qui va être surmontée, la vie n'est-elle pas belle ? Dieu est grand, le ciel se dégage;

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