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André Milongo : mort d’un Muntu
Mercredi 25 juillet 2007
André Ntsatouabantou Milongo a tiré sa révérence ce 23 juillet à 5 heures du matin. Il aurait eu 72 ans le 20 octobre prochain. Il avait été hospitalisé depuis peu dans un grand hôpital parisien.
Que dire après cette perte qu'éprouve une grande majorité de Congolais ?
La déplorer bien entendu. Le mot est faible. Mais utiliser les grands mots ressemble peu au personnage. Kimuntu - Bomoto - (humanité, humanisme), humilité, capacité d’écoute, simplicité, intégrité, ouverture d’esprit, sens de l’État voilà ce qui caractérisait Ya Milos en tant qu’homme. L’auteur de ces lignes a été le témoin d’une scène qui en dit long sur ce qu’était ce personnage qui détonnait dans la classe politique congolaise.
Nous sommes en 1991. Milongo vient d’être élu Premier ministre de la Transition. Il est dans sa résidence de Mafouta, entouré de quelques collaborateurs, civils et militaires. Un coup de fil d’un des chefs de sa garde retentit. Il appelle des soldats à se rendre d’urgence à un entraînement. Dans la cour de la villa, deux véhicules. Un flambant neuf, non encore immatriculé et un autre plus ancien mais en très bon état. Bien entendu les soldats en tenue de sport sautent dans le véhicule neuf. Ils veulent le rôder, annoncent-ils. Remarque immédiate d’André Milongo : « Mais ce véhicule n’est pas immatriculé ! Vous allez vous faire arrêter par la police au barrage du pont du Djoué ! ». Un sous-officier s’esclaffe : « mais PM, qui va nous arrêter ? Un véhicule qui vient de la résidence du chef suprême des forces armées ! Vous êtes le chef suprême des forces armées, la loi existe pour les autres mais pas pour nous ! La loi c’est nous ! ».
Joignant le geste à parole, il prit un carton, griffonna une immatriculation et le fixa à l’avant et à l’arrière du véhicule. « Voilà, le véhicule est immatriculé chef », s’amusa-t-il. Une plaisanterie qui ne fut pas du goût du fameux chef suprême des forces armées qui décréta que ceux qui étaient membres de sa garde se devaient de montrer l’exemple et qu’il n’hésiterait pas à sévir en cas d’abus...
Certains trouveront l’anecdote futile mais elle traduit bien, de notre point de vue l'état d'esprit et la philosophie qui animaient l’homme. Respect des institutions et de l’Etat de droit, sens de l’État, sens de l’effort...
Ici entre Lekoundzou et Kignoumbi
Les lecteurs de « MwindaPress » n’ont pas oublié qu’André Milongo avait, il y a quelques années répondu directement à leurs questions. Plutôt que de rappeler, comme il est convenu en pareille circonstance, que ce dernier était un ancien élève de l’école nationale d’administration de Paris (Ena), premier Trésorier payeur général congolais du pays, administrateur à la BAD et à la Banque mondiale, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale… nous vous proposons plutôt de lire l’échange qu’il avait eu avec ses compatriotes
lecteurs de ce site.
Rappelons de même la grande fierté d’André Milongo : avoir mis sur orbite la démocratie congolaise dans des conditions difficiles. Il a accepté de s’abaisser, de s’humilier car il était tendu vers un unique but : réussir les élections démocratiques. Il était véritablement habité par cette responsabilité qui relevait pour lui du sacerdoce. Qui étudie ou juge le régime de la Transition sans tenir compte de ce paramètre ferait fatalement fausse route.
De même l’enfant de Mankondi (village du Pool situé à une dizaine de kilomètres de Kinkala mais situé dans le district de Boko), fils de Massengo et de Batambikissa était l’un des rares hommes politiques congolais à avoir une véritable conscience, une véritable vision du développement économique du pays, un sujet qu’il maîtrisait avec brio. Virtuose de la finance il nourrissait une profonde connaissance des dossiers économiques. Des compétences saluées dès après l’indépendance par des inspecteurs français venus auditer la gestion du trésor public congolais.
Un Muntu, Milongo le fut incontestablement.
Quant à nous, « MwindaPress » nous prenons l’engagement de continuer à faire vivre ces valeurs nées de la Conférence nationale souveraine qui étaient au cœur de la philosophie et de l'action politique d’André Milongo. Patriotes, nous resterons attachés aux valeurs d'amour du pays, de respect dû à autrui, de liberté, de paix bref aux valeurs de kimuntu véhiculées par la conférence nationale au Congo et qui étaient également celles de Milongo.
Nika Mabiala
Milongo et son épouse Marie-Thérèse Laurentine
Ndlr - Nous devons la vérité à nos lecteurs. Beaucoup se sont interrogés sur le silence observé par le site après l’annonce du décès d’André Milongo. La réponse : nous avons été simplement frappés de stupeur qu’aucun d’entre eux n’a songé à faire son travail. Mais peut-être que le silence se voulait également sorte de respect que nous avons voulu témoigner à l’homme. D’ailleurs, pendant quelques jours, votre site pourrait à nouveau plonger dans cet état.
Infos pratiques - Une messe devrait être dite en l’honneur d’André Milongo, en l’église St Yves à la Courneuve (93), près de Paris, carrefour des Quatre routes (18 mai 45), terminus du métro 7, jeudi 26 juillet, à partir de 19h30.
Le corps d’André Milongo devrait être rapatrié vers la terre natale sans doute au milieu de la semaine prochaine. Une veillée est prévue dans la région parisienne pour la fin de cette semaine. La date et le lieu seront indiqués ultérieurement.
Bien entendu vous avons reçu de nombreux témoignages de sympathie de la part de nos lecteurs. Nous les en remercions profondément. Et quelques hommages.
Voici quelques uns des plus représentatifs
Hommage d'un Congolais à Tata André Milongo, Ya Milos
Par Dieudonné Antoine-Ganga
Au moment où le peuple congolais orphelin vous pleure, je voudrais vous dire, Monsieur le Premier Ministre, que votre rappel par Dieu m’a jeté dans une grande consternation. Je vous savais malade, mais je n’envisageais pas la fatale issue.
Lorsqu’ il y’a 15 ans, vous m’aviez nommé Ministre dans votre gouvernement, il me souvient m’être engagé solennellement de ne ménager aucun effort pour d’une part faire du Congo, une Oasis de paix, d’amour, de paix, de tolérance et de fraternité fraternelle entre tous les Congolais, et d’autre part faire aboutir la Transition. Je puis aujourd’hui affirmer en toute honnêteté que c’est grâce à votre sagesse et à votre amour pour le Congo, et ipso facto, pour le peuple congolais que ces objectifs ont été atteints malgré les incartades de certains compatriotes atteints du cancer de la violence.
Le chemin que nous avons parcouru ensemble, m’a fait découvrir que vous étiez attaché à la République, c’est-à-dire, à un ensemble de principes et de valeurs qui fondent une morale, au premier rang desquels UNITÉ, TRAVAIL, PROGRÈS et tout autant la tolérance. En croyant à ces principes et valeurs, vous avez combattu du même coup, ce qui en est la négation même : les vieilles idées de division, de haine, de mensonge , de manoeuvres politiciennes, du tribalisme qui ont conduit malheureusement à assister en 1959, en 1993, en 1997 et en 1998, à des atteintes répétées aux droits fondamentaux des citoyens, au massacre d’innocents, au viol des femmes, au pillage et à la destruction de nombreuses habitations, transformant des milliers de Congolais en personnes déplacées et sinistrées sans domicile dans leur propre pays.
J’ai découvert aussi que vous étiez exigeant de la qualité dans tout ce que nous devions entreprendre et qu’en conséquence vous rejetiez sans complaisance, la médiocrité, qu’elle fût morale, intellectuelle ou professionnelle. A ce propos, vous ne cessiez de faire les éloges, de grands Commis d’Etat qu’étaient Alphonse Massamba-Débat, Antoine Kaine, Auxence Ickonga, Lazare Matsocota, Roch Auguste Ganzadi, Joseph Pouabou, Hilaire Bounsana, Edouard Ndebeka qui ont travaillé avec abnégation,sans se préoccuper des « per diem ». Je me souviens aussi qu’un jour, en Conseil des Ministres, mes collègues et moi, vous avions demandé, au moment où les fonctionnaires connaissaient deux mois de retard des salaires, de nous payer exceptionnellement nos indemnités de fonction, vous nous aviez répondu d’un air impassible « Tant que les fonctionnaires qui sont aussi pères de famille comme vous n’auront pas perçu leurs salaire, vous n’auriez rien. Vous êtes à mes côtés pour servir le peuple et non pour vous servir et jouir de vos privilèges. Etre ministre ne signifie en aucun cas être supérieur aux autres. Les ministres ne constituent ni une caste ni une classe. Je dois nous protéger. » Nous restons cois de cette réponse.
Milongo a réhabilité nombre de routes dans sa circonscription
Votre action politique n’a pas de l’avis des observateurs objectifs, eu la reconnaissance que l’importance des actes posés méritait. Dans un environnement où votre action incomprise était interprétée par vos détracteurs comme une trahison ou était l’objet pour vous calomnier et pour vous salir, vous répondiez stoïquement : « J’ai toujours placé l’intérêt supérieur de la nation avant toute autre considération ; voila pourquoi, malgré les provocations et les humiliations de toutes sortes, j’ai cherché à éviter à notre peuple les épreuves douloureuses où l’égoïsme et les ambitions des politiciens véreux ont voulu m’entraîner, j’ai sacrifié à l’idéal de paix et d’unité nationale qui m’a toujours animé. » . En effet, vous ne changeâtes pas d’attitude ; vous négligeâtes ces dérisions, ces sarcasmes et ces injures qui ne sont que barbaries.
De son côté,votre ami le Ministre Guy Menga, l’un des ceux qui ont reconnu l’importance des actes que vous aviez posés, écrivait : « Troisième copilote de la Transition, le Premier Ministre, André Milongo, a lui aussi donné son appréciation sur cette épouvante période. Il reconnaît qu’en dépit des erreurs qui n’ont pas manqué d’émailler son parcours, la Transition a été une réussite car elle a fait aboutir la mission définie par la Conférence Nationale : organiser les échéances électorales et mettre en place les institutions définitives de la République ; amorcer le redressement économique et financier du pays par l’assainissement des finances publiques et la restructuration de la fonction publique et des entreprises d’Etat. Sur cette mission, André Milongo affirme : « Aujourd’hui, le bilan du travail accompli est clair et sans ambiguïté. Il estime donc que la mission confiée au Gouvernement de Transition a été accomplie et s’offre le luxe d’ironiser en prenant le peuple congolais à témoin : « Parfois, j’entends des élus issus des Institutions de la Transition parler d’échec de celle-ci. Ils me font penser à ces cosmonautes à bord d’un satellite lancé par une fusée et qui diraient que le lancement a été un échec. Comment se trouveraient-ils là haut, gravissant autour de la terre, si la fusée avait explosé au sol ? La fusée de la transition n’a pas explosé ! Elle est arrivée à bon port et a lancé le satellite grâce à l’habileté des techniciens qui en étaient chargés.»
Tata André Milongo Ya Milos, nous formions un tandem au gouvernement. J’ai partagé avec vous beaucoup de choses. Nos relations avaient dépassé le cadre politique et gouvernemental pour devenir familiales. Vous et votre épouse Laurentine m’avez présenté à vos enfants Stéphane, Corinne, Valérie, Nadine, Didier, Frank et Félicia (notre filleule) qui m’ont adopté et qui m’appellent par Tata ou Tonton. D’autre part, chaque fois que vous veniez à Washington, nous nous voyions. J’étais devenu votre alter ego.
Merci pour la confiance que vous m’avez faite et pour l’encadrement que vous m’avez offert.
Merci pour votre humour légendaire qui nous a donné tant d’occasions de rire et nous a aidés à mieux comprendre l’importance de replacer les différents événements de la vie dans le cadre de leur relative signification.
La population appréciait l'homme
La mort est une réalité biologique inéluctable. Tata André Milongo Ya Milos, mon aîné, vous êtes donc arrivé au bout de votre voyage, mais un peu trop tôt pour nous. Les larmes qui coulent sur nos joues et les sanglots qui secouent nos poitrines depuis ce sinistre Lundi 23 Juillet sont le témoignage on ne peut plus éloquent de la lourde peine que les Congolais et tous ceux qui vous aiment ressentent. Mais vous pouvez partir en paix, parce que vous avez accompli un parcours fait pour notre pays, votre famille et la multitude de vos amis que l’on retrouve dans toutes les régions du Congo.
Comme affirmait Charles Peguy, « la mort n’est rien ; vous êtes seulement dans la pièce à côté et que le fil de la vie n’est pas coupé. »
Vous nous quittez tel que vous avez vécu, dans la dignité, l’honneur, le stoïcisme et la simplicité. Partout, au Gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans votre vie professionnelle, dans la vie sociale, dans votre vie familiale, vous avez été un symbole vivant des valeurs humaines les plus nobles, un représentant particulièrement brillant de cette catégorie d’êtres humains, de plus en plus rares, qui évitent d’être complices ni en pensées, ni en actes, du mensonge, de la rumeur, de la violence et de la guerre dont l’affable et sympathique peuple congolais n’a pas besoin, qui ensuite déshonorent la guerre partout où elle pavoise, de la débusquer partout où elle couve, et qui enfin, comme me le dit souvent mon frère et ami l’Ambassadeur Daniel Abibi, considèrent que quand la dignité et l’honneur sont en cause, il n’ y a pas de compromis possible.
Merci pour votre vie exceptionnellement riche, pour votre motivant exemple d’homme intègre, de bon gestionnaire et de grand commis de l’Etat.
Confucius disait : « L’homme supérieur, c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions ; ou l’homme supérieur est celui qui a une bienveillance égale pour tous et qui est sans égoïsme et sans particularité. Vous avez été cet Homme et vous resterez, dans la mémoire des Congolais, cet Homme. C’est ce que l’histoire retiendra de vous.
Au revoir, au revoir, au revoir Tata André Milongo Ya Milos, « Maboko pembé, Motema pembé. »
Ambassadeur Dieudonné ANTOINE-GANGA,
Ancien Ministre de la République.
Par S.Bienvenu
Nous avons tous appris ce jour 23 Juillet 2007 avec tristesse et effroi la mort d’un frère, d’un oncle, d’un, père, d’un mari, en somme d’un citoyen Congolais qui a su porter et défendre sans calcul l’intérêt de notre pays le Congo.
André Milongo s’en allé sans avoir vu se réaliser le Congo dont il rêvait et dont rêvaient aussi Alphonse Massamba Débat et Fulbert Youlou, un Congo uni, prospère et moderne. Un pays dans lequel toutes les ethnies vivraient ensemble sans pour autant que l’une ne cherche à dominer l’autre, un pays dans lequel tout le monde trouverait sa place selon ses compétences (principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut).
Pour avoir été dans les arcanes des institutions gérant l’économie mondiale, André Milongo connaissait suffisamment ce dont le Congo a vitalement besoin : la bonne gouvernance, chose qu’il n’a cessé de crier durant toute sa carrière politique sans être quelques fois compris par une poignée d’opportunistes.
Comme savaient le crier haut et fort ses électeurs : « ya Milos ! motema pembe, maboko pembe », André Milongo a été le seul homme politique congolais qui n’a été éclaboussé par aucun scandale politico-financier durant tout le temps où il a occupé des hautes fonctions politiques (Premier ministre de la transition et président de l’assemblée nationale) car, il a toujours été guidé par l’intérêt de la nation et donc de tous les fils et toutes filles du Congo.
Point n’est besoin de faire de long discours comme s’y attèleront bientôt tous ces politicards mais, je veux tout simplement dire que la République toute entière est malheureuse car elle vient de perdre un fils qui souhaitait et a œuvré pour la sortir de sa misère et son désarroi.
Mais pour honorer sa mémoire, le combat qu’il a mené doit et devra se poursuivre par tous ces concitoyens qui se reconnaîtront en André Milongo afin que son rêve et ceux des autres se concrétisent pour le bonheur et la fierté de tout un peuple.
Ya milos ! Va donc rejoindre la terre de nos ancêtres et que celle-ci te soit légère mais sache aussi que du lieu où tu te trouveras que le combat devra continuer afin que le Congo sorte de sa misère et de sa violence.
Toutes mes pensées envers son épouse ses enfants.
S.Bienvenu
France
Par Guy Mexent Loulendo
Je viens de prendre connaissance du décès de André Ntsatouabantou Milongo ; Nous savons qu'inéluctablement qu’un jour, l'existence se termine pour chacun d’entre nous.
J'ai beau chercher et chercher encore, je ne croise que ma propre impuissance devant cette perte.
Ces quelques mots ne modifieront pas ce triste état de fait.
André Milongo ! Sache que ta présence était nécessaire à tous les Congolais (dont moi) qui, avions encore besoin de ta générosité, de ton expérience, de ta présence et de ta détermination pour le développement de notre cher beau pays.
J'aimerais être près des Congolais pour tenter de partager leur peine et leur donner tout le courage dont ils ont besoin en ces temps des grandes difficultés démocratiques.
Je tiens à témoigner ma compassion à tous les acteurs de paix au Congo, qui, je suis persuadé, sont triste devant ce deuil.
Je partage votre douleur mais les mots me manquent pour l’exprimer pleinement.
Toute mon amitié.
Guy Mexent LOULENDO
Pays-Bas
Par Par Abraham Avellan Wassiama
Aujourd'hui le soleil ne brillera pas et la nuit persistera. Si l'homme, Ya Milos, s'est éteint, sa lampe nous éclairera tout le temps comme le fait déjà ce site Mwinda un de ses précieux héritages.
Je voudrai tout simplement partager avec vous ma tristesse à la suite du décès de Ya Milos à l'aube ce matin.
Il nous revient de méditer sur ce que furent l'homme et sa modestie combien respectable, exigeant sans relâche l'orthodoxie financière et l'assainissement de l'action publique.
Oui, Ya Milos incarnait les valeurs tant bafouées aujourd'hui. Il incarnait la compétence.
Pour l'avoir invité dans ma ville de Nancy à une Conférence où il avait pris part avec toute l'humilité qui le caractérisait et la toute puissance intellectuelle de ses réflexions, je sais qu’il aimait les gens. Un vrai Homme d’Etat qui inspirait le respect, prônant sans cesse la paix.
Il voulait que " le Congolais soit riche ", m'avait-il confié dans les locaux du journal Est Républicain.
Encore un jour de deuil pour les démocrates. Le Congo perd un des ces grands fils, un Premier ministre comme il n'en existe plus. Tu auras été un exemple, le bon.
Le soir venu, par beau temps, parmi les étoiles, je saurai que tu es là.
En me recevant en privé, tu me chuchotant à l'oreille des conseils. Désormais pour cela, je tenterai de capter radio-ciel. Mais surtout, je me servirai de ta lampe.
Bon vent YAYA.
Abraham Avellan WASSIAMA
Ne pouvant en aucune façon m'engager pour les autres membres de congopage.com, c'est en mon nom personnel que je tiens à présenter mes très sincères condoléances à mwinda.org pour la douloureuse perte qui l'affecte en ce début de semaine.
André Milongo avait encore un long chemin à parcourir pour faire triompher ses idéaux. Je souhaite que vous continuiez à porter haut et fier le flambeau qu'il avait allumé.
Respects.
Ya Sanza