Une épée de Damoclès plane sur la tête des opposants politiques pour les empêcher de jouer sereinement leur rôle...
Extraits
(…) Entre le 25 et le 31 janvier 2010, Ange Edouard Mpoungui, Guy Romain Kinfoussia et Clément Mierassa avaient été convoqués au Tribunal de grande instance de Brazzaville dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en rapport avec leurs activités politiques. De même, Paul Marie Mpouele, Clement Mierassa, Marion Ehouangou Mandzimba, Me Hervé Malonga avaient également été entendus pour les mêmes faits.
Les charges retenues à leur encontre sont « Atteinte à la sureté de l’Etat, complicité de port d’arme et de détention illégale d’armes de guerre ». Cependant, les opposants soutiennent que cette procédure n’est mise en œuvre que dans le dessein de les réduire au silence, car, disent-ils, les juges n’ont aucune preuve de leurs affirmations.
A ce jour, le parquet ne leur a pas notifié l’arrêt de cette procédure, qui en principe, suit son cours. Ce qui sous-entend que ces leaders politiques ne sont pas à l’abri d’une éventuelle arrestation.
De toute évidence, il s’agit là d’une épée de Damoclès qui plane sur la tête des opposants politiques pour les empêcher de jouer sereinement leur rôle.
Sur les arrestations des proches et militants de l’opposition
Après la marche pacifique du 15 juillet 2009, Monsieur NGALOUO Ernest, chef de garde de Mr Mathias NDZON, était interpellé puis détenu dans les geôles de la Gendarmerie, avant d’être libéré soixante dix (70) jours, plus tard, en violation flagrante des dispositions du Code de procédure pénale.
Monsieur Mangala Sabin Lucrèce, militant de l’opposition, blessé pendant ladite marche, avait été interpellé par la police.
Après sa libération, il avait déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du TGI de Brazzaville contre le général Jean François Ndengué, Directeur général de la police nationale (DGPN), le colonel Obourabassi, Directeur de cabinet du DGPN, le colonel Ngampika Directeur régional de la police judiciaire et le colonel Obara, Directeur général de la surveillance du territoire, pour séquestration, tentative d’assassinat et tentatives de corruption.
Cette plainte est restée sans suite (…).
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