Grève ? Où est la grève ?

 Depuis un mois, les établissements scolaires au Congo et à Brazzaville en particulier ont été désertés par les enseignants. Ces derniers observent un mouvement de grève très dur. C’est l’opération porte close dans les salles classes et les bureaux, de l’école primaire jusqu’au lycée.

Les enseignants demandent, et on les comprend, à avoir leur part au fleuve de pétrodollars dans lequel baignent aujourd'hui  les nantis proches du clan familial au pouvoir. Plus de 50 % d’augmentation de salaire qu’ils réclameraient, ni plus ni moins, dans un pays où c’est vrai, un officier subalterne de l’armée ou un maire nommé d’un petit arrondissement de Brazzaville gagne quatre fois plus qu’un enseignant de lycée.

Mais, curieusement, ce mouvement de grève ne semble pas déranger grand-monde dans la sphère du pouvoir, une preuve supplémentaire du statut auquel l’enseignement et l’école ont été réduits à l’ère du PCT triomphant. D’ailleurs Hellot Mampouya, ministre de l’Enseignement primaire et secondaire semble tellement préoccupé par cette question qu’il trouve du temps à consacrer également à la Dynamique du MCDDI, le « courant » politique qu'il a créé suite à son exclusion du MCDDI par le fils de Bernard Kolelas (1).

Il nous étonnerait que le PCT et le gouvernement négocient avec les syndicats enseignants.

Les enseignants ne veulent pas travailler ? Fort bien. Le « ciel ne tombera pas » disent-ils.

(1) Il a néanmoins signé un texte en février avec les syndicats qui semble aujourd’hui lettre morte

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Brèves

Rions un peu

Le gouvernement congolais organise ce week-end à Dolisie, dans le département du Niari, une « concertation politique » en vue des prochaines élections locales. Entendez par là une rencontre où il est question d’un « dialogue » entre le PCT, le parti au pouvoir et l’opposition, à l’image de la mascarade qui s’était tenue en 2011 à Ewo, dans le département de la Cuvette Ouest.

Problème. L’opposition congolaise un tant soit peu représentative boycotte cette rencontre où pourtant le pouvoir met les petits plats dans les grands, et où parait-il le plus intéressant est qu’on y mange bien. Même Guy Romain Kinfoussia, un des participants à la concertation d’Ewo, a déclaré qu’on ne l’y reprendrait plus. « On nous avait trompés à Ewo. Nous n’accepterons plus d’être trompés encore », a-t-il déclaré lors du « méga-meeting » de l’opposition au boulevard Alfred Raoul il y a quelques semaines.

Au total, il ne reste plus, comme interlocuteurs du pouvoir à Dolisie, que quelques individus qualifiés de membres de l’opposition « modérée ». Comme invités à ces agapes de Dolisie on trouve donc quelques habitués comme (ne riez pas !) Nicéphore Fylla Saint-Eudes, Claudine Munari, Hondjuila Miokono, Jean-Michel Ebaka, Mboussi-Ngouari, Abel Boucka, Emile Ngassaï, Clotaire Dikamona… Bref que du très lourd connu du peuple congolais.

« Les chiens aboient la caravane passe ». Le slogan du PCT est toujours d’actualité.

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Où est passé Imboulou ?


Avec la mise en service du barrage hydroélectrique d’Imboulou, les Congolais pensaient ne plus vivre les délestages dans la fourniture d’électricité. Erreur ! Rien n’a véritablement changé. Pire même, certains jours la capitale toute entière est plongée dans le noir. Du propre ! D’explications, personne n’en donne et surtout pas à la SNE, la compagnie nationale d’électricité !

Chacun y va donc de ses supputations. Au début, on a invoqué la nécessité de rénover le réseau urbain car personne dans le pays n’avait soongé qu’il aurait fallu commencer par là.

Cet argument ne tient plus aujourd’hui. On suspecte plutôt l'existence de difficultés de fonctionnement du barrage et surtout l’incompétence des cadres de la société nationale nommés, comme chacun sait, sur une base exclusivement clanique.

Ebonga ebonga té toujours meilleur ! dit le slogan du PCT. Le pouvoir n’ayant de comptes à rendre à personne, ce n’est pas bien grave. La vie continue !

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Des taxes, encore des taxes

Beaucoup s’étaient félicité de la décision du gouvernement de supprimer certains des prélèvements et autres frais exigés pour le dédouanement des marchandises à Pointe-Noire, lesquels alourdissaient à l’excès les coûts d’importation et donc le prix de vente des produits importés. Ne subsistaient plus que neuf taxes au lieu des vingt-huit dont on devait s’acquitter. Plus de « caution de garantie avant le scanning », de «  frais de passage au scanner », de « frais d’escorte des conteneurs livrés en zone urbaine et extra urbaine » et autres « frais de contrôle par la brigade commerciale dans la zone logistique » ou «  frais de contrôle de la brigade de répression douanière à la sortie du port ».

Or ces derniers jours, à en croire notre confrère La Semaine africaine, « le directeur général du Port autonome de Pointe-Noire et le directeur général de la société Congo Terminal ont, conjointement, publié une nouvelle grille des tarifs des prestations de Congo » rétablissant, semble-t-il, les taxes fantaisistes décriées par le passé.

Bah ! Il faut bien que tout ce monde-là vive !

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