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Opération « Sassou ouste ! ». Quand on perd la boule à Brazza

politique
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Lors d’un entretien accordé à RFI, France 24 et à TV5 Monde le 27 novembre dernier, François Hollande a clairement fait passer un message à Sassou Nguesso, fustigeant ceux qui par intérêt personnel sont tentés de changer la Constitution de leur pays alors qu’ils sont atteints par la limite d’âge et le nombre de mandats.

Les oreilles de Sassou Nguesso, qui aura 73 ans en 2016, année de l’élection présidentielle au Congo et qui a déjà fait au moins deux mandats ont dû siffler, d’autant que le président français a enfoncé le clou au sommet de la Francophonie à Dakar.

La réponse de Sassou, lequel a téléguidé depuis des mois une opération de faux sages réclamant à cor et à cri un changement de constitution ne s’est pas fait attendre. Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa réaction est risible et traduit la panique qui a saisi le clan au pouvoir. Selon les griots du régime, le changement de constitution que propose l’ancien « hommes des masses » n’est pas motivé par son désir de rempiler et donc de mourir au pouvoir. C’est un journal accrédité au palais de la présidence qui s’en est fait l’écho : « la question actuellement en débat au Congo ne porte ni sur la durée, ni sur le nombre de mandats présidentiels, mais sur l’adaptation des institutions de la République aux réalités de ce temps. Elle prouve que l’Elysée est mal informé et, ce qui apparaît beaucoup plus grave, demeure aveugle et sourd aux réalités africaines », écrit-il.

Prière de ne pas rire. En d’autres mots, sur le changement de constitution initié par le PCT, les conseillers de l’Elysée seraient bien inspirés de s’informer à bonne source, par exemple en lisant les « Dépêches de Brazzaville » ou mieux, en suivant la revue de la presse de Télé Congo animé par le brillant Asie Dominique de Marseille et ses acolytes.

Etroubéka