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Mer, Jui
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Des « consommateurs » de merde à Talangaï !

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Dans un article sur le péril fécal (Lire Chronique de la vie quotidienne à Brazza : le péril fécal) écrit par Musi Kanda en 2007 mais resté célèbre, ce dernier observait :

« Une fois la fosse (septique) vidangée, on n'est pas sorti de la merde pour autant. Que faire de ces mètres cubes de purée nauséabonde tirée du vieux trou ? Inutile de chercher midi à quatorze heures. Personne ici n'a jamais entendu parler, ni vu à quoi ressemble une station d'épuration. Personne non plus n'a l’habitude se faire chier avec la réglementation. L'espace public, qui par définition, appartient à tout le monde, donc à personne, offre à nos habitants emmerdés - c'est le cas de le dire - une porte de sortie inespérée. Tous ces effluents sont tout simplement balancés dans les rivières ou dans la rue d'où ils sont emportés par les eaux de pluie. »

Des effluents emportés par les eaux de pluies ? Pas du tout. Notre confrère La Semaine africaine nous apprend qu'il y en a d’autres qui se retrouvent dans les robinets de la société nationale de distribution d'eau et qui sont bus par les « consommateurs » congolais.

A lire

La Semaine africaine

Des consommateurs disent avoir trouvé des matières fécales dans les robinets à Talangaï

Les habitants de Talangaï, zone arrêt de bus jardin, ont constaté, le mercredi 10 septembre 2014, que l’eau coulant de leurs robinets était teintée de matière fécale. Et pour cause, une famille, habitant dans la rue Mfoati, a vidangé, artisanalement, ses toilettes, le dimanche 7 septembre, polluant tout le secteur d’odeurs nauséabondes. N’ayant pas pu vider à fond ses toilettes, cette famille a encore creusé un deuxième trou, le mardi 9 septembre, pour y déverser les matières fécales. Malheureusement, en creusant ce trou, l’un des tuyaux de la S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau) a été perforé. Du coup, les matières fécales déversées dans ce trou ont emprunté le conduit d’eau de la S.n.d.e, polluant ainsi les robinets des abonnés desservis par ce tuyau. Alerté de cette situation, le chef de quartier s’est rendu sur les lieux, pour constater les dégâts causés par ce curage moyenâgeux de fosses septiques, qui est devenu presque monnaie courante dans les quartiers.

© La Semaine africaine.

Notre commentaire

En voilà des " consommateurs " dans le caca. C'est proprement emmerdant. C'est même chiant, car l'histoire ne dit pas comment ces pauvres gens de Talangaï se sont, au final, démerdés, toute merde bue !