Martin Mbéri invente la 3e voie

." Nous nous adressons à vous pour que notre pays ne s'enfonce pas dans l'impasse qui se profile à l'horizon, impasse qui résultera à coup sûr d'un affrontement non souhaitable mais prévisible entre les forces qui dominent notre scène politique nationale, et qui s'inscrivent tout naturellement dans cette logique. C'est en ce sens qu'une 3e voie s’impose ".

 Ainsi parlait Martin Mbéri, dont les talents de théoricien politique étaient jusque-là moins connus que ceux d'activiste impénitent.

Quoiqu'il en soit l'ancien ministre de Lissouba et de Sassou a pondu il y a quelques jours un long texte paru dans un journal de la place (Nouvelles perspectives). Le sujet  ? La volonté que nourrit Sassou de s'autoproclamer pour la énième fois président de la République, à la faveur d'une modification de la Constitution.

" Pour le besoin de la cause, on peut donc écarter et délégitimer toute démarche politique tendant à réviser l'article 57, révision dont l’issue est incertaine. Ne pas le comprendre, c’est faire courir au pays un risque qui peut malheureusement devenir un risque de trop ", met-il en garde le clan au pouvoir.

La sortie de Mbéri appellera sans doute de nombreux commentaires dans la classe politique congolaise. " Le chien aboie, la caravane passe ", railleront sans doute les gens du pouvoir, sur les bords de l'Alima. Beaucoup de bruit pour rien, dirons-nous.

De fait, ce genre de littérature ne fait qu'apporter de l'eau au moulin de Sassou, lequel s'appuiera sur ce genre de texte pour donner l'illusion d'un large débat sur son projet, alors que grand putschiste devant l'Eternel, il a depuis longtemps décidé de s'enraciner au pouvoir par tous les moyens, coûte que coûte. Car demeurer ad vitaernam au pouvoir n'est pour lui  pas une simple thèse, comme semble le croire Mbéri. Le pouvoir pour lui c'est la condition de la survie de sa famille et de son clan. C'est pourquoi " Le pouvoir est au bout de fusil ". Est-ce un hasard si c'est là la devise historique de " la Révolution " ?

Lire le texte de Mberi (PDF)

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Henri Djombo, tel qu'en lui-même

Les mauvaises langues diront que l'homme se situe bien dans la norme, en terme de qualité, de ce qu'on sait des ministres de Sassou.

Mais sans doute n'était-il pas dans son assiette, ce jour-là. Cela peut arriver à tout le monde, dirons-nous, et pas seulement par charité chrétienne.

En tout cas lors de sa dernière interview sur la chaîne de télévision TéléSud, on y a vu le ministre Henri Djombo complètement sur la défensive, véhément, et loin d'honorer sa fonction au regard de ses arguments assez simplistes. Bref " un Africain ", selon le stéréotype qu'en ont les racistes européens.

Par exemple, interrogé sur les nombreuses critiques sur sa personne lues sur les réseaux sociaux, à la question " si l'on vous diffame, êtes-vous prêt à attaquer en justice ? " il a livré le fond de sa pensée. " Non, pourquoi, ça me dit rien, je ne suis pas une femme "... (!), a répondu l'apprenti poète, dont on ne sait s'il voulait jouer sur la rime "diffame" et " femme". C'est grave Docteur ?

Après cette historique révélation, remonté comme un coucou, " le roi de la forêt congolaise " a confirmé avoir été victime d'un attentat le 31 décembre 2012. Les " assassins, les criminels "  il les connaît : ceux qui écrivent contre lui sur Facebook, ceux qui sont " jour et nuit " sur Internet et qui veulent sa peau, a-t-il suggéré.

A ce sujet le ministre n'a pas, on l'imagine, porté plainte pour tentative de meurtre, puisqu'il n'est pas une femme, ainsi qu'il l'a claironné.

Transmis aux Congolaises et aux féministes.

Notre commentaire - Visiblement Henri Djombo, qui s'est vanté à cette occasion être entré dans un gouvernement à l'âge de 29 ans, a encore de beaux jours de ministre devant lui, en tout cas tant que Sassou sera au pouvoir puisqu'il semble correspondre au profil d'homme que ce dernier affectionne, et dont on a vu un aperçu du grand talent sur TéléSud...

Pour le besoin de la cause, on peut donc écarter et délégitimer toute démarche politique tendant à réviser l'article 57, révision dont l’issue est incertaine. Ne pas le comprendre, c’est faire courir au pays un risque qui peut malheureusement devenir un risque de trop.

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