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Rapport explosif de l'OCDH sur la barbarie de Chacona

politique
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 Rapport de l'OCDH

Extraits

(...) Après les récentes atrocités de la guerre du Pool demeurées impunies, la force publique, en particulier la police, a encore fait des victimes collectives dans ce que l’OCDH appelle le « Massacre de Chacona » (...)

(...) Bien que toutes les causes de ces décès n’aient pas été élucidées pour la simple raison qu’aucune autopsie n’a été pratiquée, les corps inspectés portent visiblement des marques de torture d’une extrême atrocité (corps couverts de sang, crânes fracassés, peau entaillée, doigts sectionné, corps transpercés, membres inférieurs et supérieurs brisés, brulures grave sur les corps, décoloration de la peau).En dehors de la torture administrée, l’OCDH suspecte l’usage d’autres substances nuisibles (...)

Pas d’enquête médicale (autopsie), une information judiciaire bâclée (les enquêteurs n’ont fait aucune recherche dans les milieux proches des familles des victimes), diligemment le parquet du tribunal de grande instance (TGI) de Brazzaville a ouvert une information contre 06 agents en poste au commissariat de Chacona au moment des faits ; à savoir l’adjudant-chef Oyissa Blaise et autres pour « homicide involontaire et non-assistance à personne en danger » et a programmé l’affaire à l’audience correctionnelle du 20 août 2018.  Le parquet du TGI de Brazzaville a ainsi transformé une affaire d’ampleur criminelle en délit, minimisant ainsi la portée des faits (...).

Il est difficile de punir des agents de la police pour la simple raison que la haute hiérarchie de la direction générale de la police tient, sans la moindre ambiguïté, un discours qui soutient des exactions contre des civils, au motif de la lutte contre le phénomène des « bébés noirs » (...).

Le massacre de Chacona, qui a eu lieu il y a tout juste un mois, donne un aperçu d’une pratique répandue et tolérée depuis des années. Il ne s’agit pas d’un fait isolé. Les nombreux rapports9 disponibles sur la situation des droits humains au Congo Brazzaville dénoncent cette pratique. Nous ne rapporterons ici que trois faits très récents.

Lire le rapport en totalité

Ecouter également à ce sujet un respensable de la FIDH

Notre commentaire

Nous sommes sans voix. La puissance du massacre, qui contraste avec le cynisme du gens du pouvoir nous laisse sans voix. Avons-nous vraiment quelque chose en commun avec ces gens-là ? Si oui, quoi ? On voudrait bien le savoir.

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