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Un énorme gâchis à plusieurs milliards

Congo B
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C’est du vrai travail d’orfèvre, bien conçu, vite fait et bien fait dans les règles de l’art, un travail qu’on ne voit nulle part ailleurs sauf au Congo du vieux dictateur Sassou. Ici, on a construit les rares routes sur du sable mouvant, sans aucune étude préalable, ni les précautions d’usage en la matière, et quand la nature s’en mêle, elle révèle les dessous cachés d’un des nombreux scandales des années Sassou. Ça pourrait prêter à rire si ce n’était l’argent des Congolais déjà endettés jusqu’au coup, qui partait ainsi en fumée.

Malgré ce désastre, il n’en fallait pas plus pour voir quelques imbéciles venir défendre l’indéfendable, comme le sieur Valentin Oko sur twitter qui a manqué une belle occasion de la boucler. Fraîchement promu directeur de la presse présidentielle de son maître, ce griot ne s’est pas gêné d’étaler au grand jour toutes ses tares. D’après lui, ceci serait la conséquence de l’incivilité des populations du coin lesquelles auraient, en plus, volé des pierres.  Mais où Sassou va-t-il trouver ses fidèles collaborateurs ? On finirait presque par croire qu’il existe dans ce pays une unité de fabrique des cas désespérés. Qui s’assemble, se ressemble, dit-on, en voici la preuve. Pas étonnant qu’ils aient conduit un pays riche à la faillite. Si nous en sommes là, c’est à cause de ce genre de spécimens. Lamentable !

Surfacturés, voici les ouvrages à plusieurs milliards tant vantés de Sassou et son clan, et objet de toute la propagande dans les médias d’Etat Sassou. Les Congolais peuvent en apprécier la qualité et l’étendue de ce gâchis gigantesque sans nom. A peine construites, aussitôt en ruine après à peine 2 ans. C’est l’obsolescence programmée des routes dont la paternité revient à Jean Jacques Bouya.  Ce dernier fera-t-il jouer la garantie ou réclamer le dédommagement auprès du constructeur, lui (Bouya ) dont on dit être,  par le biais des montages sophistiqués, propriétaire de certaines de ces entreprises domiciliées en Chine qui raflent ces marchés ? 

Ils ont du vague à l’âme et la gueule de bois, les Congolais des quartiers Nord de Brazzaville. Chaque jour qui passe, la plus petite des gouttes de chaque pluie exhume les secrets bien enfouis de cette dictature vieillissante que nombreux d’entre eux portent à bout de bras depuis des décennies au nom de la tribu Etat.

Morale de cette histoire : ça n’arrive pas qu’aux autres ! Voilà les conséquences du fanatisme aveugle, quand on chante les louanges d’un tyran et son clan en contre partie d’un petit tee-shirt, une bière, un pagne ou un petit billet de 1000 ou 5000 FCFA.

Connus pour être des inconditionnels soutiens au vieux dictateur, les voilà en plus en train de crier au diable et au complot, implorant les militaires et policiers de Sassou à la rescousse pour boucher ces trous béants qui progressent inlassablement et  menacent certaines habitations, sous prétexte qu’ils sont payés à ne rien foutre. Non seulement ils ne sont pas outillés pour et d’ailleurs ce n’est pas leur spécialité, mais dire qu’ils sont payés à ne rien foutre, c’est complètement faux et leur manquer de respect. Mais quelle ingratitude ? Leur salaire, ils le doivent à ce pourquoi ils ont été recrutés, c’est-à-dire : fliquer les Congolais et mater toute contestation afin de garder le pouvoir. C’est trop demander aux barbouzes de Sassou dont la seule spécialité, comme chacun le sait, est de tirer à balles réelles sur de paisibles populations du Pool ou celles qui dénoncent les travers d’une dictature clanique aux conséquences désastreuses dont ici en images la deuxième sortie Nord de ngamakosso n’est que l’une des nombreuses facettes visibles d’une bande de crapules qui a tout volé, tout pillé.

twiter

Il fallait laisser Sassou finir le travail commencé, nous disait-on, il ya à peine 2 ans, pour justifier la énième candidature de ce dernier à l’élection présidentielle en 2016, une supercherie connue des seuls Congolais avant d’être révélée depuis peu au monde.  Mais ce mec est là, depuis près de 40 ans, qu’a-t-il branlé tout ce temps là, à part faire les choux gras de la presse à scandales ? Absolument rien, le Congo manque de tout. Pour justifier son dernier hold-up électoral d’une longue liste, Sassou  et ses partisans  rétorquent que le travail ne peut pas s’arrêter.  C’était sans compter avec la nature, venue mettre son grain de sable pour révéler au monde les dessous d’une gabegie, d’une impréparation, d’une incompétence et d’un amateurisme généralisés, longtemps dénoncés par ceux que ce pouvoir n’hésite pas à taxer de pauvres emmerdeurs assoiffés de pouvoir. Tous ceux qui entendent y mettre un terme sont soit en exil forcé, soit accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat, comme tous ces nombreux prisonniers politiques.

Réputé, à tort ou à raison, pour être un des fiefs de ce pouvoir finissant, fallait-il vraiment en arriver là,  pour qu’enfin ces populations découvrent avec amertume le vrai visage de cette dictature ?  Si c’est un mal pour un bien, alors là,  c’est trop cher payé ! Mais quel gâchis, on aurait bien pu faire l’économie de tous ces milliards jetés par la fenêtre.

Jean Jacques MORAWA.

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