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Après l’affaire du terroriste islamiste, après le pseudo putsch, Sassou invente les accords de cessez-le-feu avec Ntumi

Congo B
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Aujourd’hui, voici  Sassou brandissant un pseudo accord  de cessation des hostilités signé par le gouvernement congolais, représenté par un obscur conseiller de ministère inconnu au bataillon et M. Gustave Ntondo, représentant de N’tumi, mais tout juste sorti de prison...

Décidemment pour Sassou, faire de la politique c’est afficher les apparences et les faux-semblant. Le dictateur, en difficulté à cause de la crise financière qui sévit dans le pays en est plus que jamais aux abois. Face aux ukases du FMI, lequel exige un audit de sa gouvernance et des mesures fortes sur le front de la corruption, endémique dans le pays, le dictateur infatigable fait feu de tout bois. Incapable d’entreprendre des réformes, pour toutes mesures, il s’en tient aux apparences.

On se le rappelle : Il y a quelque semaines, il a provoqué la fermeture des ambassades française et américaine au Congo en expliquant avoir déjoué un attentat terroriste qu’un islamiste congolais s’apprêtait à perpétrer. Poudre aux yeux pour bien se faire voir de la communauté internationale sensible à cette question. Quoi de mieux que d’apparaître comme un rempart contre le terrorisme !

Il y a quelques jours, la presse du pouvoir a révélé la découverte d'un coup d’Etat qu’auraient préparé des officiers supérieurs de l’armée parmi lesquels le général Dabira. Les hauts gradés auraient prétendument voulu abattre l’avion présidentiel. De la poudre de Perlimpinpin !

Aujourd’hui, voici  Sassou brandissant un pseudo accord  de cessation des hostilités signé par le gouvernement congolais, représenté par un obscur conseiller de ministère,  inconnu au bataillon et M. Gustave Ntondo, un proche de N’tumi, mais tout juste sorti de prison...

Oublié le fait que le même Sassou a toujours expliqué tantôt qu’il n’y avait pas de guerre dans le Pool mais une simple opération de police, tantôt qu’il s’agissait de combattre des terroristes. Alors, doit-on comprendre qu'il est possible de signer la paix avec des terroristes ? Nous explique-t-on maintenant qu'on peut signer la cessation des hostilités s’agissant d’une opération de police ?

Sur le fond, si l’on écoute les propos de Ntumi  à ce sujet (écoutez ci-dessus), il est clair que ces pseudo accords relèvent encore de la manoeuvre et de l'entourloupe pour complaire au FMI.

Cornaqué à présent par le FMI et se trouvant entre le marteau et l'enclume, visiblement Sassou veut gagner du temps et, dans l’intervalle, il amuse la galerie.

Sur sa lancée, le FMI et nos partenaires l'ayant sommé d'apaiser le climat politique, Sassou s'apprêterait à annoncer, à l'occasion de son message de fin d'année, la libération des prisonniers politiques dont le général Jean Marie Mokoko. Amnistier (1) des détenus en détention provisoire et donc pas encore pas jugés et encore moins condamnés, cela porte un nom : avaler des couleuvres ; boire le calice jusqu'à la lie, à moins qu'il ne s'agisse de se tirer une balle dans le pied, car gageons qu'un Mokoko ou un Okombi Salissa libre, ne restera pas, sur le plan politique, les bras croisés.

(1) Sans doute après des réquisitions d'Oko Ngakala et une ordonnance de non lieu boutiquées la veille... Mais, signe annonciateur de l'amnistie, la peine d'un an d'emprisonnement prononcée (sans procès, sans comparution du mis en cause) contre notre confrère Ghis Fortuné Dombe Bemba. Un dénommé Valérien Embenga, magistrat de son état, aurait grandi la justice congolaise en participant à cette avancée de la procédure pénale congolaise.

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Brève

Sassou a entendu le message du FMI cinq sur cinq

Le FMI a a relevé des faiblesses dans la gouvernance des finances publiques et une corruption qui ne cesse de gagner du terrain au Congo ?

Qu'à cela ne tienne. Message reçu. Après des années de profond sommeil confinant au coma, la Commission nationale de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion dirigée par Lamyr Nguélé vient de pondre opportunément un rapport dans lequel on peut lire ce qui suit, par exemple s'agissant de la gestion du CHU : « La Commission a constaté que la subvention de l’Etat n’est pas dépensée d’une manière équitable : sur une subvention de 4,8 milliards par an, la part réservée à l’achat de médicaments représente à peine 0,4 %, soit la somme de 19 millions 44 000. Les gestionnaires du CHU n’observent pas les règles de l’orthodoxie financière. À titre d’exemple, la majorité des paiements au bénéfice des différents fournisseurs a été faite sans pièces comptables, c’est-à-dire sans pièces justificatives. »

Le reste est à l'avenant concernant par exemple la gestion des bourses des étudiants ou les pensions de retraite.

Fort bien. Mais la faute à qui et, surtout, on fait quoi ?