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Sam, Aoû
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 Attention, le Sida est toujours là ! Bien là ! Et il fait des ravages !

Le sida tue, le silence aussi. Le palu tue, le silence aussi. Sassou tue, le silence aussi. Mais sous ce silence, se tasse beaucoup de bruits.

Le délabrement du tissu sanitaire congolais marqué par l’abandon par l’Etat de son devoir en matière de santé publique vis-à-vis des populations, laisse présager l’amorce de l’hécatombe. Les chiffres sont alarmants. Aujourd’hui, le taux de prévalence national a atteint celui que l’on enregistrait chez les professionnels du sexe en 2016, soit 5 %. Beaucoup de pétrole coule dans ce pays, mais l’on manque de tout et l’on meurt comme des mouches.

En 2006, Sibiti fut la localité la plus touchée par le virus du SIDA avec un taux de prévalence de l’ordre de dix pour cent. La désinvolture et l’incapacité des dirigeants à contenir un fléau à défaut de le juguler précipite le pays vers son extinction tant le sida se propage allègrement.

Aujourd'hui à Pointe-Noire, le nombre de personnes touchées par l'infection est compris entre 90 000 et 150 000, avec une tendance à la féminisation.

Selon les études menées par le Conseil National de lutte contre le Sida au Congo (CNLS), l'infection VIH est actuellement dans une « phase d'implosion ». Le taux de prévalence national est estimé à 5 % (Env. 250.000 personnes) avec des disparités d'une ville à l'autre :

Brazzaville : 03,3% ; Pointe-Noire : 09,9 % ; Ouesso : 05,0 % ; Dolisie : 11,3 %

Les effets de manche des dirigeants congolais auxquels se sont ajoutés les discours creux sur la problématique de cette pathologie, ont fini par dévoiler l’étroitesse de la pensée gouvernante. Celle-ci explique l’absence d’une action concrète et efficace. Par avoir déshumanisé ses concitoyens, le régime Sassou, préoccupé par la dilapidation des deniers publics, a entamé le capital humain. C’est la déchéance d’un peuple.

 

Devenu tristement célèbre dans le feuilleton des « biens mal acquis », le régime de Brazzaville ne constitue-t-il pas un étalon de régimes corrompus et négriers de notre époque ?

Si les mbochis prenaient le courage de dénoncer les dérives de leurs propres parents, la question ethnique serait moins dramatique dans les discussions politiques. Ne prenez pas à la légère l'interrogation de Nianga-Mbouala sur l'avenir des mbochis.

Je comprends légitimement le contexte actuel, celui de l'exil d'une partie de l'élite. Il nous appartiendra demain de négocier avec la famille de MBIKI DE NANITELAMIO pour rapatrier ses restes dans un Congo démocratique et solidaire.

Sur la tragédie de Chacona, Moungalla avait adopté la même posture avant de faire un rétropédalage. Pour se draper devant l’horreur et l’émoi suscités dans l’opinion par un nouveau crime de masse, Oko Ngakala et Thierry Moungalla n’avaient pas hésité à présenter ces victimes du pouvoir qu’ils défendent bec et ongle comme étant des bébés noirs.

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