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Dim, Avr
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On pourrait regarder la situation en RDC sous l’aune de la Russie de Vladimir Poutine, acteur qui revint au pouvoir après avoir fait semblant de le quitter. Mais on regardera la problématique de la transition en RDC sous le modèle politique de sa petite voisine, le Congo-Brazzaville de Sassou, où une mauvaise alliance déboucha sur une terrible guerre civile en 1997. C’était dur.

Au crépuscule de sa vie, le Congo de Sassou n’est plus qu’une coquille vide. Après près d’un demi-siècle de pouvoir, les effets de son règne sont comparables à ceux d’un ouragan ayant dévasté et tout détruit sur son passage.

Ne rêvons pas. Après ses mouvements d'humeur devant les micros, cameras et photographes, la vie continue comme avant. La seule préoccupation de l'Homme des masses est de se cramponner au pouvoir jusqu'à sa mort, quel qu'en soit le prix. Toute cette agitation autour de ses coups de gueule supposés contre la corruption s'inscrit dans un plan de communication savamment concocté par les boîtes de pub parisiennes.

Ne l'oublions jamais, c'est contraint et forcé que Kabila, après avoir tout fait pour garder le pouvoir, à son grand désespoir, a été conduit vers le fait accompli, celui d'organiser les élections.

Que Sassou, du haut de son quasi demi-siècle de gestion moyenâgeuse, s’associe à la demande de recomptage des voix de l’autre côté du fleuve ou la formation d’un gouvernement d’union nationale, cela s’apparente à un gag. Que peut-il apporter à la RDC en matière d’élections, exceptées ses détestables pratiques électorales ?

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